COP21 de Paris : Un accord pour sauver l’avenir de notre planète !

Il y a tout juste un an – jour pour jour -, je me félicitais sur mon blog de l’accord de Lima, base de travail pour préparer la COP 21. A l’époque, nous étions beaucoup à espérer un véritable accord à Paris en décembre 2015 mais très peu à y croire.

Aujourd’hui, une semaine après l’adoption de l’accord de Paris par les 195 pays présents, je ne peux que me féliciter de cette grande réussite.

Grande réussite que nous avions avec des camarades appelée  de nos vœux à travers notre dernière tribune publiée dans le Cercle les Echos, 7 jours avant le début de la COP 21.

Accord de Paris COP 21 - Crédits photos COP 21 (Arnaud Bouissou)

Accord de Paris COP 21 – Crédits photos COP 21 (Arnaud Bouissou)

En effet, le samedi 12 décembre 2015, a vu émerger après une année de négociation un accord universel et juridiquement contraignant composé de 29 articles et constituant une véritable avancée dans la lutte contre le réchauffement climatique.

Son objectif est de contenir la hausse des températures bien en dessous de 2°C et prévoit que les contributions de chaque pays soient réévaluées à la hausse tous les 5 ans.

Par ailleurs, des bilans collectifs seront organisés tous les 5 ans avec une première rencontre en 2018 pour évaluer les progrès entrepris.

Enfin, l’accord prévoit aussi le financement, par les pays développés, d’un fond à hauteur de 100 milliards par an pour aider les pays en développement à faire leur transition énergétique.

Mais cet accord, c’est aussi une réussite française, pour sa diplomatie et sa qualité d’organisation de l’évènement qui a permis de mettre en avant les nombreuses initiatives citoyennes. En effet, près de 90 000 visiteurs se sont rendus dans les Espaces Génération climat du 1er au 11 décembre et 70% des visiteurs de la COP 21 ont utilisé les transports en communs.

La France qui a été fortement impliquée pour cet accord sera très présente pour montrer l’exemple à l’instar du Président de la République François HOLLANDE qui a annoncé que « la France réviserait, au plus tard en 2020, ses engagements de réduction d’émissions de gaz à effet de serre ainsi que sa contribution financière, notamment pour les pays les plus vulnérables, pour l’adaptation. » Il souhaite également réussir à former une coalition de pays volontaires pour aboutir à un prix du carbone.

Les attentes et les espérances des citoyens du monde pour sauver la planète ont été entendues par les responsables politiques des 195 pays signataires de l’accord.

Espérons que l’application de cet accord soit rapide et le plus ambitieux possible pour lutter contre la disparition annoncée de territoires entiers avec leurs richesses, leurs diversités, et leurs paysages !

image COP 21 jeunes pousses PS

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Sport, éducation, laïcité: les clés du bien vivre-ensemble

Tribune du 6 février 2015 co-écrite et publiée dans Le Huffington Post avec plusieurs jeunes responsables fédéraux du Parti Socialiste, militants et sympathisants socialistes.

La France du vivre ensemble a subi une véritable attaque, le 7 janvier. Attaque contre ses valeurs, attaque contre ses idéaux.

La réponse à ces événements tragiques ne s’est pas fait attendre et les rassemblements citoyens et spontanés se sont multipliés dans toutes les villes et villages de France. Les images du 11 janvier resteront pour longtemps dans les mémoires.

Mais ces événements ont été l’occasion de reprendre conscience que le vivre ensemble n’est plus acquis, qu’il est fragile, qu’il ne repose pas que sur la religion ou les choix politiques.

Nous nous devons de tout faire pour recréer un idéal commun qui rassemble les Français au-delà des clivages politiques pour construire ensemble un avenir commun.

Face aux Français et aux Françaises, nous devons faire preuve d’écoute, d’empathie et surtout garder l’esprit ouvert et ne pas fuir nos responsabilités. Il y a des colères saines, il faut juste savoir les entendre et surtout les écouter.

Cela passe par plusieurs éléments : le respect du principe de la laïcité, la priorité à l’éducation, recréer du vivre ensemble notamment à travers le sport et repenser notre citoyenneté.

Notre devise républicaine « Liberté, Egalité, fraternité » est souvent mise à mal, Notre modèle de société ne produit plus d’équité, il reproduit des inégalités : la France est aujourd’hui parmi les pays européens où l’injustice se fait le plus sentir dès la naissance et ne s’atténue pas lors de l’entrée à l’école.

Nous devons accompagner les citoyens dans un parcours éducatif, professionnel avec les choix, les complexités, les possibilités de chacun.

L’école est un formidable outil : servons nous-en ! L’Éducation Nationale est un relais évident dans l’apprentissage et la défense des valeurs qui rendent possible le vivre ensemble.

Le droit à l’éducation, libre, gratuite, universelle et laïque est un des piliers fondateurs de notre République. Cette idée que tous les enfants, sans distinction nationalité, de couleur, ou de niveau de revenus de leur famille ont le droit à la même éducation, et qu’a travers elle, ils puissent s’émanciper. Trouver leur voie.

Mais aujourd’hui nous avons encore malgré les réformes fortes entreprises ses trois dernières années, un système à deux vitesses.

Ce n’est pas notre vision d’une éducation qui se doit d’être universelle.

C’est pourquoi, pour lutter contre l’échec scolaire et permettre à tous de concrétiser la promesse d’Égalité inscrite sur les frontons des bâtiments de la République, nous proposons de permettre aux enfants qui en ont le plus besoin de prendre des cours de soutien scolaire à l’école pour lutter contre le développement d’une inégalité due aux cours particuliers privés réservés aux familles les plus aisées.

Nous ne devons pas oublier les difficultés là où elles sont les plus visibles, dans les salles de classes. Parce que nos professeurs ne peuvent pas être partout, il nous faut plus d’auxiliaires d’éducation dans les classes. Pour les élèves en difficulté, mais aussi pour ceux dont le handicap nécessite une prise en charge car il est inacceptable que nous laissions sur le bord du chemin une grande partie de ces élèves.

L’École de la République n’est pas, n’a jamais été qu’un simple lieu de transmission de connaissances, c’est aussi le lieu de l’apprentissage de la citoyenneté et du vivre ensemble.

Nos écoles doivent donc garantir aux enfants leur sécurité. Il est inacceptable que la parole raciste, homophobe, antisémite voir pro-djihadiste puisse se développer sans être sanctionnée.

Il faut être ferme et ne tolérer aucune libéralisation de la parole haineuse, xénophobe, discriminante au sein des établissements scolaires.

Il est donc nécessaire que, dès le primaire, les instituteurs expliquent aux enfants ce qu’est la morale républicaine, expliquer les valeurs fondamentales de notre République qui sont la tolérance, la liberté d’expression, la laïcité, la fraternité et l’égalité entre les sexes et les individus.

La laïcité, au même titre que l’égalité et la liberté, est un pilier du bien-vivre ensemble et doit donc à ce titre être défendu.

Le devoir de la France c’est aussi de permettre à tous les citoyens d’exercer leur foi dans des lieux de cultes spécifiques et respectueux de leurs croyances.

Par ailleurs, nous proposons qu’un enseignement laïc du fait religieux s’effectue à l’école, de même que nous défendons l’idée de la création d’une journée nationale de la Laïcité…

Le sport fait partie intégrante de notre vie et est un des vecteurs indispensables pour le vivre-ensemble. En effet, il véhicule des valeurs allant du dépassement de soi à l’esprit d’équipe, en passant par l’entre-aide, et le respect.

Ainsi, quoi de plus fédérateur que le sport pour unifier nos forces, nos différences qui les années passées ont apportées tant de joies et d’espoir à nos concitoyens. La génération dorée en football « black, blanc, beur », vainqueur de la coupe du monde en 1998, et du championnat d’Europe en 2000. Que dire de cette équipe de handball, qui, depuis plus de 20 ans trust tous les podiums, avec son formidable patchwork culturel.

Nous devons donc développer au maximum les sports mixtes et ce dès le plus jeune âge. Cela, permettra aux jeunes d’appréhender le travail en équipe, la solidarité homme-femme, le vivre ensemble.

Ainsi, nous proposons, pour les sportifs qui au-dessus d’un certain salaire (plus d’un million d’euros par exemple), de payer un impôt supplémentaire à leur fédération. Pour les salaires plus modestes, les athlètes à la retraite auront un devoir de transmission du « savoir-faire » en aidant leur fédération en participant aux développement des jeunes pousses, dans le travail mental, et apporter leur expérience du terrain, cela pourrait également se traduire dans les écoles grâce à la réforme des rythmes scolaires. Le but final est créer une cohésion entre les générations, pour la transmission de l’histoire de leur sport, des valeurs véhiculer du maillot français, afin de former des athlètes alertes des enjeux internationaux, et fiers de porter les couleurs bleu-blanc-rouge.

Le bien vivre-ensemble passe aussi par la mise en place d’un réel parcours citoyen basé sur le service civique et la création d’un statut de pré-majeur.

Sur le Service civique, nous nous félicitons de la déclaration du Président de la République, lors de sa conférence de presse du 5 février 2015 et souhaitons que le service civique devienne universel avec une revalorisation de l’indemnité versée aux jeunes.

Par ailleurs, nous militons pour la création d’un statut du pré-majeur qui permettrait un passage plus progressif vers l’âge adulte avec le droit de vote à 16ans pour les élections locales mais aussi la possibilité de faciliter la création d’associations.

Nous jeunes socialistes pensons que le vivre ensemble n’est pas insurmontable. Il sera possible qu’avec la priorité donnée à l’éducation à travers nos écoles, et en se servant du sport et des associations comme facilitateur, comme lieu de rencontres et de brassage des classes sociales permettant de rassembler les citoyens et de faire de leurs multiples différences une richesse, une force.

Non le vivre ensemble n’est pas une vieille lune mais c’est une nécessité pour l’avenir de notre société. Respectons l’autre, respectons nos différences.

Ayons le courage et l’audace et de la volonté politique, nous femmes et hommes de gauche, de faire du bien vivre ensemble une réalité !

 

SIGNATAIRES:

Anthony COURTALHAC, secrétaire de la section PS de Romagnat (Puy-de-Dôme)

Baptiste MENARD, secrétaire de la section PS de Templeuve (Nord)

Carla BUCERO LANZI, animatrice Fédérale du MJS Deux Sèvres

Nicolas SANSSOUCI, militant PS (Meurthe-et-Moselle)

Clément LAFORGE, conseiller Municipal de Guichainville (Eure)

Thomas LUQUET, militant PS (Paris)

Mathieu FRANCO, militant PS (Paris)

http://www.huffingtonpost.fr/baptiste-menard/vivre-ensemble-education-laicite-sport_b_6630326.html

La ruralité : territoires d’avenir

Tribune du 20 novembre 2014 co-écrite et publiée dans Le Huffington Post avec plusieurs jeunes responsables fédéraux du Parti Socialiste, militants et sympathisants socialistes.

La réorganisation territoriale de la République est au cœur de l’actualité politique. Les différents projets portés par le Gouvernement témoignent de cette ambition d’adapter nos territoires aux nouveaux défis propres au XXIe siècle.

La tenue des Assises de la Ruralité cet automne, laisse augurer que tout est réuni pour mener une vraie politique en faveur de la ruralité.

Si nous pouvons parler de la ruralité, avec simplicité et aisance, c’est parce que nous en sommes issus. Nous connaissons ses atouts. Nous regrettons ses faiblesses et souhaitons y apporter des remèdes.
Cette ruralité, trop souvent appréhendée (à tort) comme un frein à toutes réformes dans notre pays, doit être placée sur le devant de la scène avec cette nouvelle réorganisation territoriale. Ce sont bien les territoires ruraux qui sont au cœur de la montée en puissance des structures intercommunales. Ces dernières sont une source d’énergie essentielle pour bon nombre de communes françaises.

L’intercommunalité doit permettre une synergie entre des communes urbaines, semi-urbaines et des communes rurales. Nous l’observons au quotidien dans nos départements. Aujourd’hui, quelle est la marge de manœuvre d’un maire d’une commune de moins de 1000 habitants, dans la mise en place d’une politique publique efficace ? Très faible. Aussi, nous sommes pleinement conscients qu’une harmonisation intercommunale est primordiale afin que nos territoires ruraux continuent à se développer
L’enjeu majeur, à l’heure actuelle, est de lutter contre le sentiment d’abandon de certains citoyens vivant dans les zones rurales ou périurbaines. Le meilleur outil de lutte passe par une remise à plat de nos politiques publiques.

En effet, les territoires ruraux ont des difficultés similaires à celles rencontrées dans les banlieues urbaines par exemple, mais sans toutefois revêtir les mêmes spécificités. Nous devons donc « réfléchir global et agir local ».

Nous sommes profondément attachés à l’esprit et aux valeurs républicaines du Service Public. Nous ne voulons pas connaître un Service Public à deux vitesses : un Service Public de performance dans les zones urbaines et un Service Public minimum dans les territoires ruraux.

Nous érigeons en principe l’égalité d’accès au Service Public de la République. Cette belle idée est la condition sine qua none à toute survie du monde rural. Bien souvent, une école qui ferme, c’est un village qui meurt !

Nous devons aussi observer et nous inspirer de l’ensemble des initiatives locales mises en place par les acteurs des territoires que nous oublions souvent. Grâces à ces actions, certains territoires sont devenus des pôles d’excellence, des laboratoires d’idées pour les citoyens de demain, et deviennent de plus en plus attractifs comme cela peut être le cas avec l’Auvergne présentée comme la nouvelle « Silicon Valley ».

En effet, toutes les campagnes françaises ne peuvent être reconverties dans le tourisme, il faut revitaliser ces lieux, faire confiance, donner les moyens aux citoyens ruraux d’agir pour le redressement du pays.

C’est pourquoi, jeunes responsables socialistes, nous formulons des propositions qui pourraient contribuer à une ruralité du 21ème siècle, fer de lance de la France d’avenir grâce à des territoires forts:

  • Soutenir la création des maisons de Service Public. Elles ont le double avantage, d’une part, de faciliter l’accès aux Services Publics au plus près des citoyens français, et d’autre part, de proposer une forme de « guichet unique », tant plébiscité par nos concitoyens.
  • Assurer un vrai Service Public de transports en investissant d’avantage dans les liaisons régulières (TER ou bus) mais aussi en soutenant le covoiturage par la création d’aires dédiées ;
  • Mettre en place un véritable maillage territorial en maison de santé, lieu rassemblant différents corps de métiers médicaux (médecins, kinés, infirmiers, pharmaciens…). Ceux-ci sont plébiscité tant par le corps médical que par les citoyens !
  • Obliger les nouveaux médecins à effectuer leur début de carrière dans une zone marquée par la désertification médicale.
  • Développer les centres de télétravail dans les zones rurales permettant aux artisans et professions libérales de pouvoir rester ou de s’implanter dans nos territoires. Cela passe aussi par la mise en place de formateurs dans ces centres.
  • Inciter à faire du vieillissement des zones rurales un atout économique et créateur d’emplois : la « Silver Economy » est, pour nous, l’avenir de ces territoires. Il s’agit d’encourager les innovations qui feront reculer la perte d’autonomie. Amplifier l’accès au Très Haut Débit (THD) partout sur les territoires en incitant les intercommunalités à axer leurs politiques publiques sur un soutien aux nouvelles technologies et à l’économie numérique. La ruralité peut être aussi 2.0.
  • Inciter les communes à mettre en place un commerce municipal au cas où l’initiative privée ferait défaut.
  • Lancer une politique rurale forte en termes d’isolation thermique des bâtiments, à l’échelle nationale. En effet les premières victimes de la précarité énergétique sont les habitants des zones rurales.
  • Inciter et aider les agriculteurs à installer sur leurs exploitations des énergies renouvelables (ex : panneaux photovoltaïques sur les toits de leurs fermes, méthanisation des vaches…).
  • Inciter au rassemblement des agriculteurs en coopératives que ce soit en termes d’installation et de matériels agricoles mais aussi en termes de vente de leurs produits permettant une mutualisation des moyens.
  • Valoriser et développer les circuits-courts à travers les collectivités territoriales. Elles devront aider entre-autres au développement des Associations pour le Maintien d’une Agriculture Paysanne (AMAP). Les collectivités territoriales et l’Etat devront le plus possible se fournir en circuits-courts pour les restaurations qu’elles gèrent.

Nous jeunes responsables socialistes, avons le devoir de se faire les porte-paroles des habitants, des citoyens qui se sentent abandonnés par nos gouvernants, par notre République, et qui, parfois, expriment leur désarroi par un vote en faveur des partis extrêmes pour faire entendre leurs inquiétudes, leurs colères, quand ils ne s’abstiennent pas.

Nous avons ici formulé quelques propositions et nous espérons que le Gouvernement profitera des Assises de la Ruralité qui se tiennent actuellement pour amplifier le « pacte pour la Ruralité » du Gouvernement Ayrault et faire des annonces fortes à destination de ces populations et de ces territoires.
Les territoires ruraux contribuent à la richesse de notre pays, ils sont plus que jamais une chance et une force pour l’avenir!

Cette tribune est signée de plusieurs jeunes responsables du Parti Socialiste:
Anthony COURTALHAC, Secrétaire de la section PS de Romagnat (Puy-de-Dôme)
Thomas JACQUELIN, Secrétaire de la section PS de Ussel (Corrèze)
Anthony LEROY, Secrétaire de la section PS de Pontgibaud (Puy-de-Dôme)
Baptiste MENARD, Secrétaire de la section PS de Templeuve (Nord)
Carla BUCERO LANZI, Animatrice Fédérale du MJS Deux Sèvres
Clément LAFORGE, Conseiller Municipal de Guichainville (Eure)
Thomas LUQUET, Militant PS de Paris
Grégoire POTTON, Militant PS du Puy-en-Velay (Haute-Loire)
Tatiana BLANC, Militante PS d’Orléans (Loiret)
http://www.huffingtonpost.fr/baptiste-menard/la-ruralite–territoires-d-avenir_b_6190958.html?utm_hp_ref=tw

Place à l’innovation démocratique: redonner confiance dans la parole et l’action publique

Tribune du 21 septembre 2014 (à 7 jours des élections sénatoriales) co-écrite et publiée dans Le Huffington Post avec plusieurs jeunes responsables fédéraux du Parti Socialiste, militants et sympathisants socialistes.

« Nous avons toujours mille raisons d’attendre et de ne pas entendre ; mais le prix du renoncement est plus cher à payer que le prix du courage » c’est par ces mots que Jean-Pierre Bel officialisa son retrait de la présidence du Sénat, fonction qu’il quittera dans les prochains jours. Ainsi ce qui aurait pu être appréhendé comme un testament « ante-mortem » du premier Président socialiste du Sénat sous la Vème République, se révèle en réalité comme une feuille de route laissée aux générations à venir, qu’il encourage à donner du sens à leur citoyenneté, à servir la République, à s’engager dans la vie politique.
Nous jeunes militant-es et responsables du Parti Socialiste ancrés sur nos territoires ne peuvent que souscrire à cette feuille de route, d’autant plus que nous sommes directement exposés tant aux espoirs, qu’à la souffrance des Français.
En effet, au fil des années et des affaires touchant les différents partis – que ce soit la droite ou la gauche – ont fini de lasser et d’exaspérer nos concitoyens. Ils ont perdu confiance dans leurs représentants et parfois même dans leurs institutions. Cela se traduit par une abstention croissante et élevée ainsi que par la montée des extrémismes en tout genre.
A défaut d’agir, des jours encore plus sombres semblent se dessiner à l’horizon, nous nous devons donc de réagir !
Rappeler les faits qui peuvent minimiser les affaires et accusations du « tous pourris », qui font trop souvent le « buzz » dans les médias, ne doit pas servir à nous dédouaner.
Au contraire, cela doit nous motiver à changer les méthodes et pratiques politiques pour mettre en avant les « élus intègres ». Cela doit nous motiver à lutter contre le « tous pourris » et le sentiment « d’impunité des politiques » ressenti par la population.
Certes, face à ces défis le Gouvernement a agit en terme de transparence, que ce soit avec la publication des déclarations de patrimoine de l’ensemble des ministres et parlementaires, la création d’une « Haute autorité de la transparence de la vie publique » ou encore la publicité de la réserve parlementaire.
Bien qu’il en ait couté au Gouvernement, l’affaire Thévenoud est la preuve de l’efficacité des mécanismes de vérifications votées par la majorité et impulsés par l’exécutif actuel.
Nous nous en félicitons mais nous devons aller plus loin car malgré ces avancées, celles-ci n’ont manifestement pas eu pour conséquence de faire infléchir la défiance de certains citoyens envers la classe politique…
Cependant, de nombreuses solutions existent et sont à la portée de nous toutes et tous. Pour cela, il nous suffit d’être à l’écoute des citoyen-nes de nos territoires, de leur redonner la parole à travers des moyens plus collaboratifs. Ainsi, nous pourrons retisser un lien de confiance qui semble avoir été cassé entre les citoyens et leurs représentants.
C’est pourquoi, en ces temps de défiance, il nous semble urgent de faire de la politique autrement.

Nous formulons donc ici quelques propositions pour adapter la vie politique à notre société du 21ème siècle :
• Limiter la possibilité pour un élu de se faire élire trois fois maximum pour un même mandat. Cette mesure venant à la suite de la règle du non cumul des mandats prise par le gouvernement et qui s’appliquera en 2017.
• Réformer l’indemnité de représentation et de frais de mandat (IRFM) pour que cette enveloppe serve seulement aux frais liés aux déplacements et réceptions du parlementaire.
• L’inéligibilité de 10 ans, voire définitive pour tout élu commettant « une infraction portant atteinte à la moralité publique comme la corruption, le trafic d’influence, la fraude électorale ou la fraude fiscale ».
• Mettre en place un véritable statut de l’Elu pour permettre à chacun de pouvoir se présenter sans que cela soit néfaste à sa vie professionnelle et notamment pour la reprise d’activité à la fin du mandat. Cela permettra une meilleure représentativité de la société française à l’Assemblée Nationale.
• Rendre publique chaque année les comptes des partis politiques et des associations politiques.
• Promouvoir la Démocratie Participative et, sur certaines politiques, la Démocratie Délibérative, en effet les citoyens ont soif de s’engager et de s’impliquer sur les politiques publiques à condition qu’on leur donne les moyens de le faire réellement et non pas en étant des simples faire valoir seulement bons à valider des projets déjà ficelés.
Ségolène Royal avait compris très tôt cette nécessité de changer la façon de faire de la Politique et d’y associer plus largement les citoyens. L’héritage de Stéphane Hessel – et d’autres avant lui, nous enseigne que l’on peut, chacun à notre niveau changer les choses.
Alors qu’attendons-nous ?
Ayons le courage d’affronter la réalité de notre système à bout de souffle et d’engager la mutation de celui-ci.
Ayons la volonté et l’audace de changer les choses !
Citoyen-nes, militant-es, élu-es : engageons ensemble l’innovation démocratique !

Signataires:
– Baptiste Ménard, secrétaire de la section PS de Templeuve et délégué fédéral thématique au Tourisme du PS Nord (Nord-Pas-De-Calais)
– Anthony Courtalhac , secrétaire de la section PS de Romagnat et secrétaire fédéral en charge des réseaux sociaux au PS du Puy de Dôme (Auvergne)
– Carla Bucero Lanzi, animatrice fédérale du MJS Deux-Sèvres et militante PS (Poitou-Charentes)
– Thomas Jacquelin, secrétaire de la section PS de Ussel (Limousin)
– Lies Messatfa, militant socialiste à Levallois-Perret (Ile-de-France)
– Tatiana Blanc, militante socialiste à Orléans (Région Centre)
– Nicolas Sanssouci, militant socialiste à Marseille dans les Bouche du Rhône (Région PACA)
– Anais Boutard, secrétaire fédéral du MJS Sarthe et militante PS (Pays de la Loire)
– Antoine de Laporte, militant PS (Pays de la Loire)
– Clément Laforge, militant socialiste et conseiller municipal à Guichainville (Haute Normandie)
– Damien Thibault, secrétaire de la section du Pays Briançonnais (Provence Alpes Côte d’Azur)
– Laurent Bouquet, Secrétaire de la section de Saint Rémy en Bouzemont (Champagne-Ardennes)
– Elodie Bour, militante socialiste de la section de Dieuze (Lorraine)
– Valentin Eynac, secrétaire fédéral du PS Isère (Rhône-Alpes)
– Myriam Gelly-Tuhami, sympathisante socialiste de Martinique (Martinique)
 http://www.huffingtonpost.fr/baptiste-menard/modernisation-de-la-vie-politique_b_5841828.html

Elections européennes : nos propositions pour vaincre l’euroscepticisme des Français

Tribune du 15 mai 2014 (à 10 jours des élections européennes) co-écrite et publiée dans Le Plus du Nouvel Observateur avec plusieurs jeunes secrétaires de section du Parti Socialiste

 LE PLUS. L’abstention et le vote eurosceptique gagnent du terrain. Selon un sondage TNS-Sofres, le Front national rassemble le plus d’intentions de vote pour les européennes. Et selon le baromètre Ipsos-Steria, seuls 36 à 40% des électeurs ont l’intention d’aller voter. Comment intéresser davantage les citoyens à l’Europe ? Dix jeunes socialistes* formulent quelques propositions.

Le 25 mai prochain, les citoyens européens seront appelés aux urnes pour élire leurs députés lors d’un unique tour. L’enjeu est de taille, c’est celui de la réorientation et de la relance de l’Europe sociale et progressiste qui manque tant.

Si les politiques d’austérité et le déclin social désespèrent, ils ne sont pas une fatalité. La poursuite du processus de démocratisation des instances politiques de l’Union lui donnera sans conteste la cohérence et la légitimité nécessaires à la mise en œuvre des orientations que les Européens auront choisies.

En effet, pour la première fois, le leader de l’exécutif européen (le président de la Commission européenne) sera issu de la future majorité constituée au Parlement européen.

 L’avenir de la France est lié à l’Europe

 Et pourtant… Pourtant, les Français, à l’instar de leurs voisins, doutent. Comment croire en l’Europe quand la classe politique s’en sert comme bouc émissaire dès qu’un problème est soulevé en France ? Comment croire en l’Europe quand certains de nos élus politiques s’en servent comme parachutes dorées en attendant de récupérer un mandat hexagonal ?

Comment croire en l’Europe quand des hommes et femmes politiques nous demandent de les élire alors même que certains d’entre eux ne sont que très rarement au Parlement ?

Comme a pu le révéler le classement VoteWatchEurope, la France se situe au 21e rang en termes de présence des élus au Parlement. Nos parlementaires produisent tout juste deux rapports par mandat.

Pour autant, n’oublions pas que l’Europe agit dans notre quotidien de Français : 70% de nos lois nationales sont régies par des directives européennes ; des dizaines de milliards d’euros sont investis en France à travers les fonds européens tel que le fonds européen de développement régional (FEDER), le fonds européen agricole pour le développement rural (FEADER) et le fonds social européen (FSE).

Depuis cette année, leur gestion a été transférée de l’État aux régions, permettant à ces fonds d’être en lien direct avec les politiques régionales et les projets de territoires et de se rapprocher au plus près du citoyen. Elle investit aussi sur la jeunesse avec la garantie jeunesse ou les programmes d’éducation-formation (ErasmusLeonardo Da Vinci…).

L’avenir de la France est lié au destin et à la construction de l’Europe. Mais paradoxalement, c’est au moment où l’on a le plus besoin de l’Europe, qu’elle est la plus décriée.

 Rendre plus lisible l’action de l’UE

 Par ailleurs, nous déplorons que son action ne soit pas suffisamment mise en avant. Cela ne peut que contribuer à amplifier l’abstention et le désintérêt des Français et plus largement des Européens pour cette élection (57% d’abstention en 2009, résultat qui risque d’être largement supérieur cette année).

À l’instar de mouvements européens qui ont pour but de démocratiser et d’expliquer l’Europe, nous ne nous satisfaisons pas de cette situation et prônons un véritable changement.

Les eurodéputés élus pour les cinq prochaines années ne doivent avoir comme seul objectif la défense des intérêts de tous les citoyens européens, afin de conserver cette unité qui permet aux différentes spécificités locales de vivre ensemble.

Pour cela, nous devons avoir des députés européens qui, au-delà des clivages politiques, s’engagent à être présents au Parlement européen et ce durant la totalité de leur mandat, que ce soit en session plénière ou en commissions, quand ils ne sont pas sur le terrain à prendre le temps d’expliquer les institutions européennes et les décisions prises en leurs seins aux citoyens de leur euro-région.

Grâce à des députés europhiles forts, accessibles, travailleurs, nous pourrons sans aucun doute améliorer l’image de l’Union européenne auprès des citoyens qui, en participant à son façonnement, ne peuvent que prendre conscience de son importance.

Nous, jeunes responsables, formulons des propositions qui pourraient contribuer à rendre plus lisible l’action de l’Union européenne :

 – Mise en place des réunions annuelles voire semestrielles sur le terrain pour expliquer l’action de l’Union européenne au quotidien.

– Mise en place d’actions de sensibilisation à l’Europe et à sa culture riche en diversité notamment auprès des jeunes.

– Renforcer les dispositifs européens et les faire davantage connaître auprès des publics intéressés.

– Faire du 9 mai, journée de la fête de l’Europe, un véritable événement coordonné entre les différents Etats membres.

Nous soutenons Martin Schulz

Nous souhaitons également que les médias organisent des débats plus réguliers sur l’Europe, ses politiques et l’action des députés européens (et pas seulement durant les quelques semaines précédant les élections européennes !).

Nous sommes atterrés face à l’attitude de France 2, chaîne du service public, qui refuse de diffuser les débats européens opposant les cinq candidats à la présidence de la Commission européenne, alors que l’information sur l’Europe et la promotion du débat démocratique font partie de ses missions de service public de l’audiovisuel. Nous souhaitons et espérons que France 2 reviendra sur sa décision et diffusera le débat le 15 mai prochain.

Nous soutenons ainsi la démarche d’Aurélie Filippetti, qui a saisi le CSA de cette question.

Nous, jeunes responsables du PS, comptons prendre toute notre place dans cette campagne européenne. Nous serons pleinement engagés sur nos territoires aux côtés de nos candidats aux élections européennes.

Nous estimons que ce n’est pas l’Europe qu’il faut remettre en cause mais bien celles et ceux qui la dirigent dans leur majorité actuelle, conservatrice et libérale, ou la conspuent, à l’image des formations politiques réactionnaires, d’extrême-droite, n’ayant pour toute arme que le populisme le plus abject.

C’est pourquoi nous espérons que pour ces cinq prochaines années, l’Union européenne changera de majorité et que nous pourrons montrer, à travers l’action que mènera Martin Schulz à la tête de la Commission européenne et la majorité socialiste au Parlement européen, qu’une autre Europe plus juste et plus proche de ses citoyens est possible.

Alors le 25 mai prochain : aux urnes, citoyens ! Choisissons notre Europe !

Signataires :

Baptiste Ménard, secrétaire de la section de Templeuve (Nord), délégué fédéral thématique au tourisme à la Fédération PS du Nord ; Anthony Courtalhac, secrétaire de la section de Romagnat (Puy-de-dôme), secrétaire fédéral aux réseaux sociaux à la Fédération PS du Puy-de-Dôme ; Mathieu Lemal, secrétaire de section adjoint de la section cantonale de Villeneuve-lez-Avignon, conseiller municipal de Rochefort-du-Gard ; Laurent Bouquet, secrétaire de la section de St Rémy en Bouzemont (Marne) ; Grégoire Ruhland, maire-adjoint de Tomblaine (Meurthe et Moselle) ; Anthony Leroy, secrétaire de la section de Pongibaud (Puy-de-Dôme), maire Adjoint de Bromont Lamothe ; Benoit Autereau, secrétaire de la section de Rebais La Ferté Gaucher (Seine et Marne) ; Julien Ranc, secrétaire de la section de Tassin la demi-lune (Rhône), conseiller municipal de Tassin la demi-lune ; Amin Mbarki, section de Montreuil (Seine Saint-Denis) ; Damien Thibault, secrétaire de la section du Pays Briançonnais (Hautes-Alpes)

http://leplus.nouvelobs.com/contribution/1201447-elections-europeennes-nos-propositions-pour-vaincre-l-euroscepticisme-des-francais.html