Fin de vie : plus qu’un engagement de campagne, une loi de la République

Lors de sa campagne électorale, le candidat François Hollande avait pris un engagement sur la fin de vie, l’engagement 21 qui s’intitulait : « Je proposerai que toute personne majeure en phase avancée ou terminale d’une maladie incurable, provoquant une souffrance physique ou psychique insupportable, et qui ne peut être apaisée, puisse demander, dans des conditions précises et strictes, à bénéficier d’une assistance médicalisée pour terminer sa vie dans la dignité. »

Débat sur l'euthanasie © Fotolia.com

Débat sur l’euthanasie © Fotolia.com

Cet engagement, après plus de trois ans de réflexions, de consultations et de travail, est enfin tenu avec la promulgation le 2 février 2016 de la loi créant de nouveaux droits en faveur des malades et des personnes en fin de vie. Cette adoption par une large majorité de parlementaires n’a été possible que grâce à un véritable travail consensuel que le Président de la République François Hollande a souhaité.

En effet, la proposition de loi portée par les députés Claeys et Leonetti s’est basée sur tout un processus de travail par étapes et participatif auprès de différents acteurs, et cela à l’initiative du Président de la République. Ce dernier a dans un premier temps confié une mission sur la fin de vie confié au professeur Sicard dès juillet 2012. Suite à ses recommandations et toujours dans une volonté d’apaisement, le Comité Consultatif National d’Ethique (CCNE) a été saisi pour réfléchir sur trois points : 1) la réforme des « directives anticipées », 2) les options pour rendre les derniers instants « plus dignes » et 3) l’assistance au suicide. Dans son rapport, le Comité avait recommandé dans un de ses avis, un débat public national sur ces questions liées à la fin de vie. Une « conférence de citoyens », constituée d’un groupe d’une vingtaine de personnes représentatives de la population française, a donc vu le jour. Après discussion et confrontation de personnalités d’horizons différents, choisies par le CCNE, cette conférence s’est prononcée favorablement au suicide assisté ainsi qu’à l’euthanasie dans certains cas.

Enfin, la Ministre de la Santé, Marisol Touraine a lancé une consultation de « l’ensemble des acteurs concernés » afin de préparer la loi sur la fin de vie du mieux possible pour éviter tout blocage.

La proposition de loi portée par le duo Claeys-Leonetti ne parle plus simplement du « laisser mourir » mais « d’aide à mourir ». Les droits des malades sont renforcés avec notamment les directives anticipées des patients, qui deviennent contraignantes pour les médecins, ou avec le droit de mourir paisiblement, sans souffrance. Ce droit à une mort paisible est rendu possible dans certaines conditions. Cela passe par une sédation profonde et continue jusqu’à la mort, à la demande de tout patient atteint d’une maladie incurable.

Enfin, dans cette volonté de développement des soins palliatifs, la proposition de loi a été complétée par le Gouvernement d’un nouveau plan triennal de développement des soins palliatifs, à hauteur de 190 millions d’euros.

Je me réjouis et salue donc l’adoption à une large majorité de cette loi en 2015. Cela a été une étape de plus pour faire évoluer les mentalités et à termes la possibilité d’autoriser l’euthanasie pour des cas bien particulier et de manière très encadrée. En effet, pour un sujet de société aussi sensible, tant pour le malade et la famille que pour les équipes médicales, la fin de vie mérite de laisser du temps au temps et de mener des réflexions dépassionnées pour permettre au malade d’être maitre de son destin.

Décidez de votre fin de vie - Crédits Nawak

Décidez de votre fin de vie – Crédits Nawak

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Trois questions à Jean-Paul BACQUET, député de la 4ème circonscription du Puy-de-Dôme

Chaque mois, je vais mettre en avant un acteur de la société (hommes ou femmes politiques, responsables d’association, entrepreneur-es) par le biais d’un article dénommé « Trois questions à ». Pour commencer cette série, j’ai proposé à Jean-Paul BACQUET, Député du Puy-de-Dôme, de répondre à mes trois questions à l’occasion des commémorations du 14 Juillet, auxquelles je l’ai accompagné. Bonne lecture !

  •  Jean-Paul BACQUET, tu es Député du Puy-de-Dôme et membre du Parti Socialiste. En quoi consiste ton mandat à l’Assemblée Nationale et sur ta circonscription ? Selon toi, quels sont les traits de caractères nécessaires pour bien remplir cette mission ?

 Le mandat de Député impose un suivi des dossiers à l’Assemblée Nationale et une présence dans l’hémicycle. Le mandat doit aussi s’accompagner d’un suivi des dossiers de la circonscription où l’on a été élu et d’une présence régulière dans les communes. Il s’agit donc d’un problème d’organisation du travail pour pouvoir définir un planning qui réponde aux demandes des maires et élus sur le terrain et aux exigences du groupe parlementaire socialiste pour faire passer les lois.

Il faut donc une bonne organisation de la permanence du député, une grande disponibilité du parlementaire, et un travail de préparation des dossiers en complémentarité entre la permanence locale et l’assistanat parlementaire à Paris.

JP Bacquet à l'inauguration d'une exposition au Vernet La Varenne - Crédit photos A.C.

JP Bacquet à l’inauguration d’une exposition au Vernet La Varenne – Crédit photos A.C.

  •  Je t’ai accompagné lors des cérémonies du 14 juillet 2015 dans trois communes de ta circonscription. Est-ce que tu pourrais me dire ce que représente cette cérémonie dans notre société ?

 Le 14 juillet, c’est la Fête Nationale. Ce devrait donc être une manifestation de commémoration des valeurs de la République – Liberté, Egalité, Fraternité -, de la Laïcité qui nous permet de vivre ensemble, de l’Ecole républicaine – gratuite obligatoire et publique –, de l’Etat de Droit et de la Démocratie.

Je note hélas que, mise à part l’aspect festif, on oublie souvent l’essence même de cette commémoration. Je suis très favorable à ce que la République continue à honorer ceux qui l’ont construite et ceux qui se sont battus, quelles que soient les circonstances, pour défendre la Liberté et l’Etat de Droit contre la barbarie, l’absolutisme et la loi du plus fort.

Défilé des militaires du 28ème Régiment de Transmissions et des sapeurs-pompiers lors de la cérémonie du 14 juillet à Issoire - Crédits photos A.C.

Défilé des militaires du 28ème Régiment de Transmissions et des sapeurs-pompiers lors de la cérémonie du 14 juillet à Issoire – Crédits photos A.C.

  • Toi qui a été un proche de François Mitterrand et un des premiers soutiens de François Hollande, comment vois-tu l’avenir en 2017 ?

 D’ici 2017, il y a encore près de deux ans de mandat présidentiel. Méfions-nous toujours de ceux qui font des pronostics anticipés que l’Histoire remet en cause.

Deux ans avant les élections présidentielles de 1981, Valérie Giscard d’Estaing était élu au premier tour. Deux ans avant les élections présidentielles de 1988, la gauche venait de perdre les législatives et était en situation difficile. Deux ans avant les élections présidentielles de 1995, Balladur était élu. Deux ans avant les élections présidentielles de 2002, Jospin était facilement élu. Deux ans avant les élections présidentielles de 2007, Ségolène Royal n’était pas encore candidate ! Deux ans avant les élections présidentielles de 2012, François Hollande est très mal placé pour être le candidat du Parti Socialiste !!!

Cela doit nous conduire à la sagesse. Au lieu de penser uniquement aux présidentielles, il faut agir pour réussir sur le chômage, le redressement financier de la France, l’école et l’accès aux soins, la lutte contre le terrorisme et le maintien de la France comme une grande nation.

Certes, les résultats tardent à être visibles mais des signes sur le marché de l’emploi, sur la croissance, etc., sont incontestablement favorables.

Il faut par contre que nous sachions sortir de nos égoïsmes et de nos corporatismes pour défendre un objectif commun : une meilleure justice sociale et une meilleure répartition des richesses dans notre Pays. Chacun doit juger sa situation non pas par rapport à lui-même mais par rapport à l’évolution de la France.

Sur le plan environnemental, j’espère que la COP 21 se conclura par des avancées sensibles.

Intervention en CF : ma réaction suite aux élections européennes du 25 mai 2014

Exprimée au sein du Conseil Fédéral du Parti Socialiste du Puy-de-Dôme du 28 Juin 2014

 Cher-es camarades,

 Je ne boude pas mon plaisir de voir des discussions sur l’Europe… même si, les trois-quarts du temps, elles ont lieu à 1 mois de l’élection, puis quelques jours après l’élection pour pleurer sur une défaite prévue depuis des mois et en faire seulement une défaite nationale, celle du gouvernement.

Il est vrai que l’Europe n’intéresse pas beaucoup les politiques sauf pour lui reprocher tous les maux ou avoir un maroquin en attente de mieux. En effet, selon le bilan du dernier mandat, les députés européens français font de nous la 21ème nation en termes de présence et l’une de celles qui produit le moins de rapport avec en moyenne 2 rapports par an.

Le Parlement Européen - Alina Zienowicz, CC BY-SA 3.0

Le Parlement Européen – Alina Zienowicz, CC BY-SA 3.0

Jamais nous ne parlons d’Europe en-dehors des élections alors qu’elle est présente tous les jours dans notre vie : 70% de nos lois sont issues de directives européennes, aides européennes (FEADER, FEDER, ERASMUS…). En revanche, nous allons reprocher aux médias de ne pas parler d’Europe et aux citoyens de ne pas s’y intéresser.

Le Véritable problème de l’Europe est le parisianisme des cadres français qui ne veulent pas défendre l’Europe et qui distribuent les postes “aux copains” sans respecter les règles. En effet, tant que nos listes ne seront pas composées d’europhiles issues des territoires, ayant pour seuls objectifs la défense des intérêts de tous les citoyens et l’unité du peuple européen permettant aux différentes spécificités locales de vivre ensemble, l’Europe sera rejetée.

Nos députés doivent, au-delà des clivages politiques, s’engager au quotidien au sein du Parlement Européen mais aussi, sur le terrain pour démocratiser et expliquer l’Europe. Et c’est pourquoi, je me félicite qu’un député comme Brice Hortefeux ait été refusé pour être vice-président du Parlement et une députée comme Isabelle Thomas soit devenue vice-présidente du groupe socialiste au Parlement.

Je pourrai être accusé de bonnes intentions si je ne m’engageais pas depuis plusieurs années pour promouvoir l’Europe que soit localement ou nationalement, comme par exemple la tribune que j’ai co-rédigé et parue dix jours avant l’élection dans le “Plus du Nouvel Obs”. Cette tribune, à la différence de la plupart des textes de bonne intention, avait des propositions simples et faciles à appliquer pour promouvoir l’Europe comme :

– la mise en place de réunions annuelles voir semestrielles sur le terrain pour expliquer l’action de L’Europe ;

– la mise en place d’actions de sensibilisation à l’Europe, en particulier sur sa culture riche et diverse ;

– le renforcement des dispositifs européens et leur popularisation auprès des personnes auxquels ils s’adressent ;

– une formation à l’Europe dans les écoles comme peut le faire le Mouvement Européen.

Exposition sur l'Europe organisée par le Mouvement des Jeunes Européens du Puy-de-Dôme - crédits A.C.

Exposition sur l’Europe organisée par le Mouvement des Jeunes Européens du Puy-de-Dôme – crédits A.C.

 Alors maintenant, espérons que le score des eurosceptiques le 25 mai dernier en Europe fera réagir les citoyens comme nos élus et non pas comme notre nouveau député européen, Jean-Paul Denanot : il s’est félicité que chez lui le FN ne faisait pas de très bons scores et qu’il se battra pour les intérêts des limousins. On aurait pu s’attendre à ce qu’il parle de l’ensemble des citoyens de l’Euro-circonscription Massif-Central-Centre et de manière général des intérêts de l’ensemble des européens…

Elections européennes : nos propositions pour vaincre l’euroscepticisme des Français

Tribune du 15 mai 2014 (à 10 jours des élections européennes) co-écrite et publiée dans Le Plus du Nouvel Observateur avec plusieurs jeunes secrétaires de section du Parti Socialiste

 LE PLUS. L’abstention et le vote eurosceptique gagnent du terrain. Selon un sondage TNS-Sofres, le Front national rassemble le plus d’intentions de vote pour les européennes. Et selon le baromètre Ipsos-Steria, seuls 36 à 40% des électeurs ont l’intention d’aller voter. Comment intéresser davantage les citoyens à l’Europe ? Dix jeunes socialistes* formulent quelques propositions.

Le 25 mai prochain, les citoyens européens seront appelés aux urnes pour élire leurs députés lors d’un unique tour. L’enjeu est de taille, c’est celui de la réorientation et de la relance de l’Europe sociale et progressiste qui manque tant.

Si les politiques d’austérité et le déclin social désespèrent, ils ne sont pas une fatalité. La poursuite du processus de démocratisation des instances politiques de l’Union lui donnera sans conteste la cohérence et la légitimité nécessaires à la mise en œuvre des orientations que les Européens auront choisies.

En effet, pour la première fois, le leader de l’exécutif européen (le président de la Commission européenne) sera issu de la future majorité constituée au Parlement européen.

 L’avenir de la France est lié à l’Europe

 Et pourtant… Pourtant, les Français, à l’instar de leurs voisins, doutent. Comment croire en l’Europe quand la classe politique s’en sert comme bouc émissaire dès qu’un problème est soulevé en France ? Comment croire en l’Europe quand certains de nos élus politiques s’en servent comme parachutes dorées en attendant de récupérer un mandat hexagonal ?

Comment croire en l’Europe quand des hommes et femmes politiques nous demandent de les élire alors même que certains d’entre eux ne sont que très rarement au Parlement ?

Comme a pu le révéler le classement VoteWatchEurope, la France se situe au 21e rang en termes de présence des élus au Parlement. Nos parlementaires produisent tout juste deux rapports par mandat.

Pour autant, n’oublions pas que l’Europe agit dans notre quotidien de Français : 70% de nos lois nationales sont régies par des directives européennes ; des dizaines de milliards d’euros sont investis en France à travers les fonds européens tel que le fonds européen de développement régional (FEDER), le fonds européen agricole pour le développement rural (FEADER) et le fonds social européen (FSE).

Depuis cette année, leur gestion a été transférée de l’État aux régions, permettant à ces fonds d’être en lien direct avec les politiques régionales et les projets de territoires et de se rapprocher au plus près du citoyen. Elle investit aussi sur la jeunesse avec la garantie jeunesse ou les programmes d’éducation-formation (ErasmusLeonardo Da Vinci…).

L’avenir de la France est lié au destin et à la construction de l’Europe. Mais paradoxalement, c’est au moment où l’on a le plus besoin de l’Europe, qu’elle est la plus décriée.

 Rendre plus lisible l’action de l’UE

 Par ailleurs, nous déplorons que son action ne soit pas suffisamment mise en avant. Cela ne peut que contribuer à amplifier l’abstention et le désintérêt des Français et plus largement des Européens pour cette élection (57% d’abstention en 2009, résultat qui risque d’être largement supérieur cette année).

À l’instar de mouvements européens qui ont pour but de démocratiser et d’expliquer l’Europe, nous ne nous satisfaisons pas de cette situation et prônons un véritable changement.

Les eurodéputés élus pour les cinq prochaines années ne doivent avoir comme seul objectif la défense des intérêts de tous les citoyens européens, afin de conserver cette unité qui permet aux différentes spécificités locales de vivre ensemble.

Pour cela, nous devons avoir des députés européens qui, au-delà des clivages politiques, s’engagent à être présents au Parlement européen et ce durant la totalité de leur mandat, que ce soit en session plénière ou en commissions, quand ils ne sont pas sur le terrain à prendre le temps d’expliquer les institutions européennes et les décisions prises en leurs seins aux citoyens de leur euro-région.

Grâce à des députés europhiles forts, accessibles, travailleurs, nous pourrons sans aucun doute améliorer l’image de l’Union européenne auprès des citoyens qui, en participant à son façonnement, ne peuvent que prendre conscience de son importance.

Nous, jeunes responsables, formulons des propositions qui pourraient contribuer à rendre plus lisible l’action de l’Union européenne :

 – Mise en place des réunions annuelles voire semestrielles sur le terrain pour expliquer l’action de l’Union européenne au quotidien.

– Mise en place d’actions de sensibilisation à l’Europe et à sa culture riche en diversité notamment auprès des jeunes.

– Renforcer les dispositifs européens et les faire davantage connaître auprès des publics intéressés.

– Faire du 9 mai, journée de la fête de l’Europe, un véritable événement coordonné entre les différents Etats membres.

Nous soutenons Martin Schulz

Nous souhaitons également que les médias organisent des débats plus réguliers sur l’Europe, ses politiques et l’action des députés européens (et pas seulement durant les quelques semaines précédant les élections européennes !).

Nous sommes atterrés face à l’attitude de France 2, chaîne du service public, qui refuse de diffuser les débats européens opposant les cinq candidats à la présidence de la Commission européenne, alors que l’information sur l’Europe et la promotion du débat démocratique font partie de ses missions de service public de l’audiovisuel. Nous souhaitons et espérons que France 2 reviendra sur sa décision et diffusera le débat le 15 mai prochain.

Nous soutenons ainsi la démarche d’Aurélie Filippetti, qui a saisi le CSA de cette question.

Nous, jeunes responsables du PS, comptons prendre toute notre place dans cette campagne européenne. Nous serons pleinement engagés sur nos territoires aux côtés de nos candidats aux élections européennes.

Nous estimons que ce n’est pas l’Europe qu’il faut remettre en cause mais bien celles et ceux qui la dirigent dans leur majorité actuelle, conservatrice et libérale, ou la conspuent, à l’image des formations politiques réactionnaires, d’extrême-droite, n’ayant pour toute arme que le populisme le plus abject.

C’est pourquoi nous espérons que pour ces cinq prochaines années, l’Union européenne changera de majorité et que nous pourrons montrer, à travers l’action que mènera Martin Schulz à la tête de la Commission européenne et la majorité socialiste au Parlement européen, qu’une autre Europe plus juste et plus proche de ses citoyens est possible.

Alors le 25 mai prochain : aux urnes, citoyens ! Choisissons notre Europe !

Signataires :

Baptiste Ménard, secrétaire de la section de Templeuve (Nord), délégué fédéral thématique au tourisme à la Fédération PS du Nord ; Anthony Courtalhac, secrétaire de la section de Romagnat (Puy-de-dôme), secrétaire fédéral aux réseaux sociaux à la Fédération PS du Puy-de-Dôme ; Mathieu Lemal, secrétaire de section adjoint de la section cantonale de Villeneuve-lez-Avignon, conseiller municipal de Rochefort-du-Gard ; Laurent Bouquet, secrétaire de la section de St Rémy en Bouzemont (Marne) ; Grégoire Ruhland, maire-adjoint de Tomblaine (Meurthe et Moselle) ; Anthony Leroy, secrétaire de la section de Pongibaud (Puy-de-Dôme), maire Adjoint de Bromont Lamothe ; Benoit Autereau, secrétaire de la section de Rebais La Ferté Gaucher (Seine et Marne) ; Julien Ranc, secrétaire de la section de Tassin la demi-lune (Rhône), conseiller municipal de Tassin la demi-lune ; Amin Mbarki, section de Montreuil (Seine Saint-Denis) ; Damien Thibault, secrétaire de la section du Pays Briançonnais (Hautes-Alpes)

http://leplus.nouvelobs.com/contribution/1201447-elections-europeennes-nos-propositions-pour-vaincre-l-euroscepticisme-des-francais.html