Loi biodiversité : de la parole aux actes

Le 20 juillet 2016, le projet de loi relatif à la reconquête de la biodiversité, de la nature et des paysages, plus connue sous le nom de « Loi biodiversité », a été adopté définitivement et promulgué dans la foulée le 8 août.

Cette loi ambitieuse qui intervient après la loi sur la transition énergétique a pour objectif de pourvoir les territoires d’outils afin de lutter contre la destruction de la faune et de la flore et trouver un bon équilibre entre la biodiversité et l’activité humaine.

L’objectif est le même que celui de la loi sur la transition énergétique, c’est-à-dire ne pas opposer protection de la biodiversité et activités humaines, l’Homme ayant besoin d’une planète en bonne santé pour bien vivre et cela passe par cette recherche d’harmonie avec la nature.

Trop peu mise en avant, la dégradation de la biodiversité a atteint un stade critique. L’exemple de la faune est parlant : en seulement 40 ans, c’est un peu plus de la moitié des animaux sauvages qui ont disparu, principalement du fait des activités humaines.

Vue sur Romagnat et ses vignes - crédits A.C.

Vue sur Romagnat et ses vignes – crédits A.C.

Pourtant, la biodiversité nous rend des services aussi importants que méconnus, car ils nous sont indispensables. Ainsi, la biodiversité est une source dans laquelle nous puisons pour tirer notre nourriture, notre eau, et la plupart de nos médicaments en sont issus. Elle permet de stocker le carbone, de produire notre oxygène, de filtrer l’eau, ou encore de limiter les risques d’inondation.

Petit rappel des grandes lignes de cette loi :

  • Instauration d’un régime de réparation du préjudice écologique pour renforcer le principe jurisprudentiel de « pollueur payeur » dans la loi.
  • Inscription dans le droit que la protection de l’environnement ne peut faire l’objet que d’une amélioration constante.
  • Création d’un nouvel opérateur : l’Agence Française pour la Biodiversité qui sera le résultat de la fusion des quatre organismes engagés dans les politiques de la biodiversité : l’Office national de l’eau et des milieux aquatiques, l’Agence des aires marines protégées, l’établissement des Parcs nationaux de France et l’Atelier technique des espaces naturels. Elle sera opérationnelle au 1er janvier 2017 et sera un partenaire des collectivités, entreprises et associations pour la préservation, la gestion et la restauration de la biodiversité.
  • Intégrer la dimension environnementale dans l’urbanisation commerciale (végétalisation de toitures, installation de production d’énergies renouvelables et lutte contre l’artificialisation des sols avec les aires de parkings…).
  • Protection de la biodiversité marine est renforcée (création de la 5ème plus grande réserve marine du monde dans les eaux des Terres Australes Françaises ;  mise en place de « zones de conservation halieutique » ; plan d’actions pour la protection des mangroves et récifs coralliens de nos Outre-mers…).
  • Donner une valeur législative au principe de solidarité écologique et appliquer à la biodiversité le principe d’action préventive.
  • Réaffirmation que la nature appartient à tous à travers l’interdiction du brevetage des produits issus du bio mais aussi la préservation de la possibilité d’échange gratuits entre agriculteurs, de semence végétales non inscrites au catalogue officiel des semences végétales (allant à l’encontre de ce que souhaitent les industriels).
  • Réduction du plastique : après les sacs plastiques, c’est au tour des produits contenants des microbilles et les cotons tiges en plastiques qui seront interdits pour réduire les déchets plastiques en mer.
  • Durcissement dans la lutte contre les pesticides nocifs pour les pollinisateurs, la nature et les humaines avec l’interdiction des très controversés pesticides néo-nicotinoïdes dès le 1er janvier 2018.
  • Renforcement de l’arsenal pour lutter contre la biopiraterie, l’accaparement des ressources génétiques naturelles et le trafic d’espèces.

La loi, qui s’ajoute à la loi sur la transition énergétique, sans oublier la réussite de la COP 21 en laquelle personne ne croyait, montre qu’au-delà des paroles et des grands débats philosophiques – dont certains sont adeptes pour donner des bons points écologistes -, le Gouvernement et les socialistes sont véritablement passés à la social-écologie et des paroles aux actes.

image COP 21 jeunes pousses PS

Si, à gauche, des personnes trouvent que ça ne va pas assez vite et assez loin, il ne faut pas fermer les yeux sur la ligne de la droite et de l’extrême droite ; celles-ci n’arrivent pas ou ne veulent pas mesurer les enjeux du réchauffement climatique et de la destruction accélérée depuis des dizaines d’années de notre biodiversité. Ces droites préfèrent à l’intérêt général, la défense d’intérêts particuliers et plus particulièrement ceux des pollueurs qui hypothèquent depuis des années l’avenir de notre planète.

Enfin, au-delà de l’adoption de cette nouvelle loi qui aura – j’en suis sûr – un résultat bénéfique sur la protection de la biodiversité, je tiens à féliciter Anne HIDALGO, la maire de Paris qui vient d’être élue Présidente de Cities Climate Leadership Group (C40). Ce réseau de 85 villes (représentant 650 millions d’habitants et 25% du PIB mondial) a pour objectif la lutte contre le réchauffement climatique.

Trois questions à Jeanne ESPINASSE, conseillère départementale de Vic-le-Comte

Ce mois-ci et pile un an après les élections départementales de 2015, j’ai souhaité vous présenter à travers mon « 3 questions à » mensuel Jeanne ESPINASSE, conseillère départementale du canton de Vic-le-Comte et seconde adjointe de la commune de Neschers. Bonne lecture !

Jeanne Espinasse - campagne départementale 2015

Jeanne Espinasse – campagne départementale 2015

  • Jeanne, tu as été élue en mars 2015 conseillère départementale du canton de Vic-le-Comte avec ton binôme Antoine DESFORGES. En quoi consiste ton mandat ? Comment s’est déroulé cette première année ?

Les conseillers départementaux interviennent sur les compétences du Département : le social, les collèges, les routes, le transport, les territoires, la culture et le sport. Nous sommes élus au suffrage universel pour un mandat de 6 ans.

 Notre rôle est triple :

  • Participation à la vie du Conseil départemental : nous siégeons lors des sessions et participons ainsi par nos interventions, propositions et nos votes à la prise de décisions et à l’orientation de la politique du Département. Chacun de nous est également membres d’une commission qui examine les dossiers avant leurs adoptions. Pour ma part, je fais partie de la 3ème commission « Finances et Infrastructures ».
  • Nous sommes les interlocuteurs privilégiés des habitants du canton de Vic-le-Comte. Nous sommes au service des citoyens en écoutant et répondant aux administrés au travers de nos permanences et visites régulières dans les communes. Cela nous permet de prendre en compte les problématiques que rencontrent les citoyens et d’orienter l’action départementale en fonction.
  • Nous participons à la vie locale. Nous avons établi une relation de confiance et de proximité avec les élus locaux. Nous les accompagnons dans la mise en place de leurs projets, notamment en sollicitant l’appui des services et organismes associés au Département. Nous avons instauré une réunion cantonale (regroupant l’ensemble des Maires du Canton, les représentants des services du Département, Le Président du Conseil départemental et le Député de la circonscription) pour faciliter la recherche de solutions communes aux problèmes rencontrés. Nous participons également à la vie des associations locales en étant présents lors des manifestations et en les soutenant financièrement au travers de la DALD (1).

Cette première année a été intense pour moi, cela a nécessité beaucoup de présence sur le terrain et de travail personnel, même en dehors de ce qui est visible. J’ai découvert de nombreux dossiers et de nouveaux domaines qui dépendent du Conseil Départemental. Ce processus m’a d’autant plus intéressée que le cœur de notre action est le lien direct avec les élus et les habitants.

  • Tu es aussi deuxième adjointe de Neschers. Peux-tu nous parler de ton engagement en tant qu’élue sur un territoire rural ?

 La taille de la commune de Neschers fait que nous sommes en contact direct et permanent avec les habitants. La commune n’emploie qu’une secrétaire et les élus doivent gérer le quotidien sans l’appui de services techniques importants.

Nous sommes très identifiés par les citoyens qui font appel à nous pour toutes les problématiques qu’ils rencontrent. Cette perception de l’élu local est intéressante et passionnante car nous agissons au plus près des habitants et du territoire neschersois. Le travail de l’équipe municipale se fait en direct.

 Ce rôle de l’élue locale, m’aide dans mon mandat de conseillère départementale car cela me permet de porter la réalité du quotidien des petites communes, nombreuses sur le canton, lors des débats au Conseil départemental. Ce rôle de porte-parole des petites communes est important dans un département à la fois urbain et rural où les problématiques ne sont pas les mêmes entre ville urbaine et ville rurale.

Jeanne Espinasse aux voeux 2016 de la commune de Coudes - Crédits J.Espinasse

Jeanne Espinasse aux voeux 2016 de la commune de Coudes – Crédits J.Espinasse

  • Enfin, comment vois-tu l’avenir de notre Département ?

 Le Département a un avenir au travers de ses conseillers départementaux. Tant qu’ils seront des élus ancrés sur les territoires, aux services des Hommes, à l’écoute, proches des élus locaux, ils justifieront la nécessité du Département échelon de proximité. A l’heure de la grande Région Auvergne-Rhône-Alpes, seul le Conseil Départemental a la taille et le poids humains pour mener des politiques de développement sur nos territoires.

 L’écoute, la proximité, le terrain et la solidarité sont pour moi les piliers de mon action de conseillère départementale.

1 : La Dotation d’Animation Locale Décentralisée (DALD) est une enveloppe financière attribuée à chaque binôme de conseillers départementaux. Elle est destinée à aider les associations afin de développer des projets. Les associations doivent contacter leurs conseillers départementaux afin d’obtenir un dossier qui sera examiné par le binôme qui décidera de l’attribution de la dotation.

 

Meilleurs voeux 2016 !

L’année 2015 fut une année très bizarre à vivre évoluant entre désespoir et espoir.

Désespoir quand le monde ouvrit vraiment les yeux sur le fléau qu’est la guerre. Guerre qui s’accompagne de ses nombreuses destructions, crimes de guerre et déplacements de populations qui ont tout perdu et n’ont d’autres solutions que de faire des milliers de kilomètres en abandonnant leur vie quotidienne, au péril de leur vie humaine.

Désespoir quand des fous commettent des attentats contre des personnes qui n’ont que pour seul péché de vivre librement comme ils le souhaitent. Ces fous, qui de tout temps se cachent derrière une religion et des dogmes, frappent aveuglément les peuples et les pays : France, Tunisie, Mali, Kenya, Cameroun, Egypte, Libye ne sont que quelques exemples de pays touchés par ces fanatiques.

En France, nous avons tous été marqués par les attentats de janvier contre Charlie Hebdo et par les attentats de novembre contre les valeurs qui nous rassemblent tous au-delà des religions et appartenances politique : liberté, égalité, fraternité et laïcité.

Désespoir quand l’année des trente ans de la création des Restaurants du Cœur par Coluche, des millions de personnes sous le seuil de pauvreté vivent ou plutôt survivent – et notamment de plus en plus de travailleurs.

Mais 2015 a aussi été une année d’espoir.

Bonne année 2016 ! - crédits TBlanc

Bonne année 2016 ! – crédits TBlanc

Espoir avec l’élan de solidarité suite aux attentats. Rappelons-nous les rassemblements spontanés qui ont eu lieu dans toute la France pour dire au-delà du « Je suis Charlie », nous résisterons face à l’obscurantisme et ne braderons jamais nos valeurs.

Espoir en termes de santé publique avec un cas de rémission complète du virus du SIDA qui a été suivi du lancement par une start-up française, d’une phase de test pour un vaccin contre le SIDA. On peut aussi évoquer la mise en place de nouveaux tests prénataux de dépistage de la trisomie 21, jugés efficaces et la fin de l’épidémie d’Ebola en Afrique.

Espoir avec la fin de la guerre froide entre les Etats-Unis et Cuba après plus de cinquante-quatre années de relation coupées.

Et enfin espoir avec l’accord sur le climat signé par 195 pays et l’Union Européenne, accord universel et juridiquement contraignant composé de 29 articles et constituant une véritable avancée dans la lutte contre le réchauffement climatique. L’objectif de cet accord est de contenir la hausse des températures bien en dessous de 2°C et prévoit la réévaluation à la hausse des contributions de chaque pays tous les 5 ans.

Mes souhaits pour l’année 2016 qui débutent

Peut-on continuer longtemps à tolérer le cumul de plusieurs mandats importants, alors que chacun d’eux nécessite de s’y consacrer à temps complet ? De ce point de vue, la volonté de Nicolas Sarkozy de revenir (si la droite revenait au pouvoir) sur la loi de non-cumul devant s’appliquer en 2017 est désolante.

En effet, pour moi 2015 a été éprouvant et a montré que les politiques doivent véritablement réagir et prendre la mesure du nécessaire changement des pratiques. Je renouvelle donc mon vœu de 2015 : que l’innovation démocratique prenne tout son sens à travers le renouvellement, le non cumul, la politique des valeurs et des idées !

Enfin, mon deuxième est un souhait de redressement prolongé de notre économie. La croissance revient, le chômage stagne et le made in France redevient attractif, les cartes sont donc entre nos mains. Espérons que nous allons nous mobiliser pour soutenir ces entreprises qui montrent que la France peut réussir si elle s’en donne les moyens.

Je vous souhaite à vous et à vos proches une année 2016 pleine de bonheur, de santé et de réussite personnelle et collective !

Pour conclure, je reprendrai à mon compte une phrase des vœux du Président de la République de cette année : « 2015 fut une année de souffrance et de résistance, alors faisons de 2016 une année de vaillance et d’espérance ».

Trois questions à : Dominique BRU, tête de liste Cantal pour la liste régionale Auvergne-Rhône-Alpes

A quelques jours du 1er tour des élections régionales et à quelques heures du meeting clermontois, j’ai souhaité mettre en avant la seule tête de liste femme d’Auvergne pour la liste « Nous c’est la Région » : Dominique BRU, vice-présidente de la région Auvergne et tête de liste pour le Cantal. Bonne lecture !

Dominique, tu es Vice-présidente du Conseil Régional. Peux-tu me parler de ton mandat et en quoi il consiste ?
Vice-présidente en charge des lycées et du développement territorial par la formation à la Région Auvergne, ma responsabilité a été tout d’abord de faire vivre avec les autorités académiques les valeurs de l’école de la République et de la République par l’école.
En doublant, depuis 2004, le budget consacré à l’éducation, nous avons ainsi pu rattraper le retard pris sur l’investissement dans les lycées, rénover nos établissements et financer des équipements pédagogiques au service de l’émancipation des lycéens et apprentis auvergnats.
Puis en 2010, avec les nouvelles compétences confiées aux régions en matière de formation initiale et professionnelle, nous avons souhaité être un partenaire reconnu auprès du rectorat et de la DRAAF (Direction Régionale de l’Alimentation, de l’Agriculture et de la Forêt) et avons participé à la co-construction des politiques éducatives avec l’ambition de permettre à chaque jeune, lycéen et apprenti, d’avoir accès à la formation de son choix, d’être acteur de son destin.
Nous avons ainsi élaboré un schéma de formations initiales et professionnels en Auvergne, en identifiant l’offre de formation existante, les évolutions possibles et en affichant tous les pôles de compétences favorisant la mixité sociale et les passerelles en différentes voies de formation, les parcours pour une meilleure insertion
Proposer un environnement éducatif de qualité pour favoriser les conditions de réussite éducative, permettre l’accès au droit à l’éducation pour tous (gratuité des manuels scolaires), impulser des expérimentations (lycées tout numérique, restauration collective de qualité), considérer que c’est avant tout par l’éducation, la formation, la culture que l’on fait progresser notre société.

Dominique BRU sur le terrain dans le Cantal - Crédits photos: P.Dubourg

Dominique BRU sur le terrain dans le Cantal – Crédits photos: P.Dubourg

Tu es tête de liste régionale dans le Cantal et d’ailleurs l’une des seules têtes de liste féminines, comment se déroule ta campagne ?
La campagne se déroule dans la dignité, le respect et la responsabilité.
Nous rencontrons de nombreuses personnes aujourd’hui déstabilisées par le contexte de crise, les attentats tragiques. Mais ces personnes se raccrochent pour autant aux valeurs humanistes de solidarité et de fraternité qui constituent le fil conducteur de notre programme.
Notre triptyque: Rencontres, échanges, débats. En effet, nous sentons que la démocratie de proximité doit être renforcée afin d’être le rempart contre les dérives populistes, démagogiques et racistes affichées par les candidats de droite et d’extrême droite.

Enfin, comment vois-tu l’avenir de notre future grande région Auvergne-Rhône-Alpes ?
Cette grande Région, je la vois surtout comme une Région « apprenante » et riche dans sa diversité car elle fourmille de talents et d’énergies.
Notre défi sera de favoriser demain les échanges, les liens et les réseaux au service d’un modèle de développement plus humain et plus durable. Cela sera possible en croisant des visions stratégiques (transition énergétique, révolution numérique, mieux vivre ensemble) avec des visions territoriales (identités et spécificités de chaque territoire) autour de gouvernances renouvelles s’appuyant sur de l’intelligence collective.
Le dernier projet proposé dans le Cantal est l’illustration de mes propos : il s’agit du campus agroalimentaire. Portés par deux lycées, en lien avec l’enseignement supérieur, l’université, la recherche, l’innovation et les entreprises, il est la démonstration que par l’éducation et la formation, on peut structurer toute une filière porteuse d’emplois de demain.

RAPPEL:

meeting nous c'est la région 30-11-2015

COP21 : les jeunes pousses du PS veulent que l’UE décroche un accord contraignant

Tribune du 23 novembre 2015 co-écrite et publiée dans Le Cercle des Echos (espace tribune des Echos) avec plusieurs jeunes responsables du Parti Socialiste et militants associatifs.

La réussite de la conférence sur le Climat passe par l’obtention d’un accord juridiquement contraignant, estime un collectif de jeunes membres du Parti socialiste. Et c’est à l’Europe de militer en ce sens.

L’avenir n’a jamais été autant incertain : crise économique, sociale, humanitaire, politique mais aussi environnementale. Force est de constater que ces dernières années, et encore plus ces derniers mois, la nature a souvent repris ses droits avec différentes catastrophes naturelles.

Ces événements ne sont que les prémices d’un changement climatique qui aura des effets bien plus important et bien plus grave tant d’un point de vue matériel que humain si nous ne prenons pas conscience de nos actes et ne changeons pas nos comportements qu’on soit en Europe, en Asie, en Amérique en Afrique ou ailleurs. Citoyens du monde, nous devons agir maintenant.

La loi de transition énergétique a montré la voie

Face à ces enjeux pendant longtemps, les politiques, les journalistes, mais surtout les citoyens, ont  fermé les yeux en pensant que ce n’était qu’une chimère. Ces dernières semaines la tendance semble s’inverser et nous nous en réjouissons. La France, pays hôte des négociations de la 21e conférence des Nations Unies sur les changements climatiques (COP21) a montré l’exemple il y a peu avec l’adoption de la loi de « transition énergétique pour la croissance verte ».

Logo de la COP 21

Logo de la COP 21

Cette loi montre la voie à suivre pour les négociations de la COP21. En effet, loin des conflits partisans, la Ministre de l’Ecologie, Ségolène Royal, a réussi à appliquer le consensus en trouvant des solutions d’équilibre à chaque étape d’élaboration de cette loi d’avenir.

Les bonnes idées de tout bord allant dans le sens de cette réforme durable ont été respectées, à la fois technique et opérationnelle, et touchant l’ensemble de nos concitoyens sur la base de 5 piliers : rendre les bâtiments et les logements économes en énergie ; donner la priorité aux transports propres ; viser l’objectif « zéro gaspillage » ; faire monter en puissance les énergies renouvelables ; lutter contre la précarité énergétique.

L’UE doit parler d’une seule voix

L’accord de Paris doit envoyer un signal clair et fort aux citoyens du monde entier en étant ambitieux, mais également juridiquement contraignant. Il doit aussi s’appuyer et porter les initiatives innovantes des territoires et d’entreprises mobilisant les nombreux acteurs afin de créer un nouveau modèle énergétique et économique plus vertueux et circulaire.

Pour que cet accord puisse être une réussite, nous pensons que la France ne pourra pas imposer seule des mesures contraignantes . L’Union Européenne (UE) doit parler d’une seule voix et redevenir un leader crédible et cohérent montrant l’exemple.

Pour cela, les partenaires européens doivent prendre franchement position et prendre des actes forts en termes de développement durable. On ne peut pas se contenter d’annoncer la création d’une Europe de l’Energie; elle doit s’organiser autour de mesures simples, concrètes et financées pouvant être mises rapidement en œuvre par le plus grand nombre d’européens.

En matière de transports, nous devons investir massivement dans le ferroviaire en particulier le ferroutage, afin de réduire le nombre de camions sur les grands axes européens. Le soutien aux transports en communs ne doit pas être oublié mais doit être réfléchi pour s’adapter aux territoires et aux populations.

En matière d’efficacité énergétique, nous souhaitons qu’un plan ambitieux européen d’isolation des logements soit mis en place pour mettre fin aux logements qui sont de véritables passoires thermiques.

L’Europe doit se mobiliser pour la mise en place d’une commission qui veillera à l’application des mesures prises lors de la COP21 et pourra évaluer leurs avancées. Cette évaluation permettra donc d’empêcher que les engagements pris ne soient que peu suivi d’effets et permettra une possible révision de ces derniers.

L’avenir de millions de citoyens suspendu à un accord

Nous, jeunes responsables socialistes, avons le devoir de nous faire les porte-paroles des citoyens, de ceux qui agissent tous les jours pour lutter contre le réchauffement climatique et se sentent souvent abandonnés par les gouvernants face aux multinationales pollueuses.

image COP 21 jeunes pousses PSL’échec n’est pas une éventualité tant l’enjeu est important ! Les attentes et les espérances des citoyens du monde sont grandes et ne peuvent être déçues une nouvelle fois.

Les cartes sont entre les mains des responsables politiques, mais ils devront rendre des comptes aux citoyens sensibilisés qui se mobilisent de plus en plus. En effet, si rien n’est fait, ce sont des territoires entiers avec leurs richesses, leurs diversités, leurs paysages qui disparaîtront.

Ce seront des millions de personnes dont l’avenir sera menacé et qui deviendront à terme des réfugiés climatiques. Ayons le courage et l’audace, femmes et hommes du monde entier, de faire de la protection de notre planète une réalité !

Par Baptiste Ménard, Anthony Courtalhac, Carla Bucero-Lanzi, Mathieu Franco, Tatiana Blanc, Alexandre Demandrille, Slimane Tirera, Thomas Luquet, Valentin Narbonnais et Gauthier Perot, jeunes membres du Parti socialiste.  Robin Alves, responsable associatif en Gironde.

http://www.lesechos.fr/idees-debats/cercle/cercle-144432-un-collectif-de-jeunes-socialistes-veut-que-leurope-saffirme-a-cop21-1177752.php