Voter c’est décider pour votre avenir !

Il ne vous reste plus que quelques jours pour vous décider à aller voter et pour qui à l’élection présidentielle.

Ce vote vous offre le choix de désigner, au suffrage universel direct, le Président de la République, qui  agira en notre nom pendant 5 ans à la tête de notre pays, la France.
Même si voter n’est pas obligatoire, c’est un devoir civique individuel et collectif.
En effet, de nombreux français sont morts pour pouvoir voter : en 1789 pour les hommes et seulement depuis soixante-dix ans pour les femmes. N’oublions pas qu’il y a encore certains pays où la population n’a pas ce droit et se bat pour l’obtenir.

Pour les chanceux qui sont en vacances, pour les fans de l’ASM qui seront à Lyon pour la demi-finale de coupe d’Europe ou enfin tout simplement ceux qui ne pourront pas participer au vote dimanche,  il ne vous reste plus que quelques jours pour faire une procuration.

Pour cela, rien de plus simple :

–          Choisir une personne qui vote dans votre commune (mais pas forcément dans le même bureau) ;

–          Télécharger et remplir le document Cerfa pour les procurations (accessible aussi en mairie, gendarmerie, commissariat, ou Tribunal d’instance)

–          Se munir de sa carte d’identité

–          Déposer votre procuration à la gendarmerie (ou commissariat) la plus proche ou au tribunal d’instance le plus vite possible

–          Prévenir la personne à qui vous avez donné procuration en lui indiquant votre bureau de vote

Grâce à ce geste, qui est très rapide, votre voix sera entendue.

Quant au vote, c’est votre choix mais je vous incite à lire les projets et à prendre du recul pour savoir qui protègera notre démocratie, nos emplois, nos services publics et notre environnement.

Affiche officielle de Benoit Hamon pour l’élection présidentielle de 2017 #Hamon2017

Pour ma part, je voterai pour Benoit Hamon pour plusieurs raisons :

Il se met dans la droite ligne des 5 ans du quinquennat, en matière de lutte pour plus de transparence politique, pour la transition écologique et pour plus d’Europe.

Il a une vision d’avenir en voulant doubler la part de l’Economie sociale et Solidaire, faire évoluer l’agriculture vers un retour à la source du produire sainement, de qualité et en circuit-court.

Il a aussi une vision d’avenir concernant la robotisation de notre société et de nos moyens de production, la reconnaissance de l’épuisement professionnel, la dangerosité des perturbateurs endocriniens et pesticides pour notre santé.

Je pourrais faire une liste plus exhaustive mais je vous invite plutôt à lire ses propositions et vous faire une idée par vous-même.

Votez et ne vous faites pas voler votre vote par les sondages. Votre voix comptera peut-être plus que jamais dans cette élection où certains sondages à l’appui cherche à convaincre les électeurs que l’élection est déjà jouée.

Bureau de vote  – Crédits photo A.C.

 

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La Sociale : un documentaire sur la petite histoire de la Sécu

En période électorale, les paroles d’appel au rassemblement des différentes forces de gauche fleurissent alors que les actes allant dans ce sens deviennent rares. Pour ma part ce n’est pas que des paroles et c’est toute l’année. Je me suis rendu jeudi 30 mars à la diffusion du documentaire « La Sociale », organisé par la cellule communiste Clovis Chirin d’Aubière.

Ce documentaire, réalisé par Gilles Perret, raconte l’étonnante histoire de la création de la Sécurité Sociale, de son évolution dans le temps et des perspectives à venir. C’est un récit qui est rarement fait et pourtant cela nous concerne tous ! Le film est très bien fait, il est certes partisan mais instructif.

En une période où certains veulent faire croire qu’il n’y a plus de gauche et de droite, que les valeurs ne sont qu’illusion et que tout combat n’a pas d’issue, ce documentaire fait du bien.

On attribue la création de la sécurité sociale au Général de Gaulle, car chef de l’Etat Français en reconstruction, issu du Conseil National de la Résistance, mais on oublie trop souvent que nous devons la sécurité sociale à des résistants communistes.

« La Sociale » le rappelle en rendant hommage aux héros oubliés de la Sécu, les pionniers de sa création : Ambroise Croizat, ministre communiste et père fondateur de la Sécu mais aussi  Jolfred Fregonara, fondateur de la 1ère caisse de sécurité sociale de Haute-Savoie.

Diffusion « la Sociale » à Aubière – Crédits photos A.C

Ce documentaire nous explique aussi que, depuis 1945 et sa création (en 1946), la Sécu a toujours été attaquée de toutes parts : par la droite, par des chefs d’entreprises souhaitant revenir à des temps pas si lointain où les ouvriers étaient exploités et, par quelques fonds de pension vautours prêts à sauter sur la fin de la Sécu.

Par contre, j’ai trouvé que la période plus actuelle a été très peu traitée – le film est sorti en 2016 -, que ce soit la CSG, les réformes des retraites ou les différentes réformes sous le quinquennat de François Hollande et, notamment celle sur le compte pénibilité tant décrier par les patrons. En effet, le compte pénibilité est une étape importante, certes à compléter, pour la protection des travailleurs, comme il n’y en a eu peu depuis de nombreuses années.

Vous l’aurez compris, je vous conseille vivement de voir ce documentaire et d’échanger dessus par la suite.

La Sociale – vive la Sécu ! de Gilles Perret

 

Bernard Cazeneuve : un Homme d’Etat dont la France a besoin

Il y a une semaine, un grand Homme tirait sa révérence à l’Assemblée Nationale. En effet, il ne se représentera pas pour un 4ème mandat de député afin de laisser la place à une nouvelle génération, passant ainsi des paroles aux actes.

Il est la révélation du quinquennat de F. Hollande. En effet, personne ne le voyait devenir ministre et encore moins Premier ministre. L’ex-député-maire de Cherbourg, quinqua avec une image de pince-sans-rire, est  un homme brillant avec un art de la petite phrase et  de la répartie qui n’a rien à envier au Président.

B.Cazeneuve au 121ème congrès des sapeurs pompiers -crédits photos Perrin JC

B.Cazeneuve au 121ème congrès des sapeurs pompiers -crédits photos Perrin JC

Le couteau suisse du Gouvernement,  qui a été ministre délégué aux Affaires européennes puis ministre délégué au Budget, et enfin ministre de l’Intérieur a réussi partout où il est passé forçant parfois l’admiration de ses collègues. Face à toutes les épreuves – tant la crise européenne, que la situation post-Cahuzac ou encore les attentats -, il a su être à la hauteur de la fonction en mettant toujours en avant l’intérêt général.

D’ailleurs sur l’Europe, Bernard Cazeneuve a  une position ancienne et constante prônant une « autre Europe » plus démocratique, moins libérale et plus solidaire entre les Etats-membres sur laquelle je le rejoins totalement. C’est pourquoi, en 2005, il était un fervent opposant au traité constitutionnel européen, puis au traité de Lisbonne en 2008 qui, pour lui, étaient le divorce assurée des peuples avec l’Europe. Avec du recul, on peut voir qu’il avait raison.

Enfin, mitterrandien tant sur le fond que sur la forme, il croit en l’intelligence des citoyens et leur civisme pour protéger la République. En témoigne son dernier discours à l’Assemblée : brillant, comme à son habitude mais aussi émouvant ce qui l’est beaucoup moins, dans lequel il y a rappelé le bilan de notre quinquennat.

Dans cette période trouble où notre République est en grand danger, cela devrait pouvoir inspirer certains.

A titre plus personnel, c’est une fierté d’avoir pu le rencontrer et de faire partie de la même famille politique.

Pour conclure, j’espère que le camarade Bernard Cazeneuve ce grand serviteur de la République restera présent sur la scène nationale dans les années à venir car je crois qu’il a un rôle majeur à jouer.

Bernard Cazeneuve et moi en 2012 pour un meeting à Veyre-Monton

Bernard Cazeneuve et moi en 2012 pour un meeting à Veyre-Monton

Des primaires réussies

Tout d’abord,  il me semble important de remercier les milliers de militants et sympathisants qui ont permis la réussite de la primaire avec plus de 7000 bureaux de vote repartis sur l’ensemble du territoire accueillant ainsi sur les 2 tours plus de 3 millions et demi de votants.

Ce n’était pas forcément réussi d’avance considérant le peu de temps d’organisation en interne et les commentateurs qui se bousculaient sur les plateaux télé pour nous expliquer que ce serait un fiasco. Mais organiser un vote dans toute la France pour plusieurs millions de personnes sur deux tours, cela n’a rien de simple. 

À l’heure de la communication à outrance, qui s’approche plus de la publicité que de la communication politique, où les journalistes ne cherchent plus que la petite phrases, on a pu apprécier les échanges nombreux, rudes mais toujours respectueux qui ont eu lieu durant cette primaire citoyenne.

Bureau de vote des primaires - Crédits photo A.C.

Bureau de vote des primaires – Crédits photo A.C.

Benoit Hamon est sorti vainqueur de cet exercice démocratique, qu’il faut le rappeler notre parti a initié en 2011. Avec plus de 2 millions de votants, dont 1.2 millions pour lui, il a la légitimité d’un score incontestable, porté par une participation importante. Je le soutiendrai, même si je ne suis pas d’accord avec toutes ses propositions.

Ce soutien est pour moi normal parce que c’est la règle de la primaire, à laquelle tous les candidats ont souscrit. De plus, parce que la victoire le 7 mai 2017 n’est possible que si nous nous rassemblons et je pense qu’il peut être celui qui rassemblera la gauche. Ce rassemblement est plus que nécessaire au moment où les forces réactionnaires en France, en Europe et dans le monde, ne font que progresser  et mettre à mal la cohésion de nos sociétés en liguant les gens les uns contre les autres. Il permettra une victoire qui sera pour la France et les français et non pas pour des lobbies et des castes cachés derrière certains candidats.

Ce rassemblement permettra de parler collectivement, pour dire « nous » et non pas « je » comme certains s’essaient à travers des quêtes personnelles, surfant sur des sondages et les fans clubs.

Alors jouons collectif pour continuer de défendre les valeurs de notre famille politique, mais aussi la gauche dans son ensemble, que sont : la justice sociale, l’égalité réelle, la sociale-écologie, le vivre ensemble et la laïcité.

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