5 ans après, la réussite du service civique doit préparer le service civique universel

Au moment où l’on critique les jeunes sur leur manque d’idéal, d’investissement dans la vie de la cité, nous fêtons aujourd’hui les cinq ans du service civique.

Le service civique, qui est un dispositif créé pour encourager et accompagner l’engagement citoyen des jeunes, n’a fait que se développer depuis des années et est à saturation laissant 1 demande sur 4 sur le côté.

Depuis 2010, 85 000 jeunes ont pu effectuer un service civique et depuis 2012 le nombre de jeunes ne fait que progresser. On attend même 150 000 services civiques par an d’ici 2017.

Infographie du Site Gouvernement.fr sur le bilan du service civique

Infographie du Site Gouvernement.fr sur le bilan du service civique

En effet, le Président de la République défend depuis plusieurs mois le développement du service civique pour qu’il devienne universel et que plus aucun jeune ne se voit refuser une mission par manque de places.

Il faut mettre en avant et accompagner tous ces jeunes prêts à donner de leurs temps pour être utiles.

En devenant universel, nous lutterons contre la situation actuelle qui rend le service civique un privilège et non plus un droit. C’est pourquoi à partir de juin, l’État s’engage pour que l’Agence du Service Civique puisse proposer une mission d’ici fin 2015 à tous jeunes en faisant la demande.

Pour aller plus loi, je suis persuadé que le service civique devra en plus d’être universel devenir obligatoire, non pas pour les jeunes qui le font par volonté et non pas par corvée mais pour l’État qui se devra de répondre à toutes les demandes.

Cette obligation a certes un coût mais elle n’a pas de prix. Je m’explique : l’engagement d’un jeune pour son pays, pour aider son prochain, est une valeur, un trésor que nous devons accompagner et encourager.

Entre les attentats de janvier, qui ont illustré le retour de l’obscurantisme dans le monde et la montée du FN – jouant sur les peurs et la haine de l’autre -, la République est en danger et les français sont en perte de repères républicains. Le service civique est une réponse, une solution à cela car il transmet les valeurs de la République et permet d’avoir une vision de la société plus positive; il motivera les jeunes citoyens à s’engager.

C’est une des solutions mais pas la seule : elle doit être épaulée par l’école et par la prise de conscience et de responsabilité des familles et de la classe politique républicaine dans son ensemble.

Par ailleurs, hier, le Président de la République, François Hollande, a annoncé que ce droit universel au service civique doit être accompagné d’une symbolique, qui montre que l’État est reconnaissant à tous ces jeunes. C’est pourquoi, chaque année, le 10 mars, des cérémonies seront organisées dans les préfectures pour remercier ces jeunes. Une délégation de jeunes en service civique sera également présente chaque année au défilé du 14 Juillet, jour de fête nationale.

Des propositions intéressantes se font entendre depuis plusieurs mois, au sein du PS et du MJS, sur un service civique universel. En effet, la Fabrique du Changement, courant du MJS, mène une campagne en faveur du service civique universel en proposant notamment une revalorisation de la rémunération ou l’ouverture des services civiques aux administrations publiques. Par contre je suis plutôt septique sur le caractère obligatoire du service civique pour les jeunes, même si au vue de l’actualité cela peut avoir tout son sens. C’est une proposition qui peut être à double tranchant sur la réussite du dispositif, notamment vis-à-vis de la motivation des jeunes concernés.

Enfin, la Journée d’appel de Préparation à la Défense (JAPD) doit être réformée. Elle ne doit plus être sur une seule journée mais pourquoi pas sur toute une semaine au sein d’une base militaire pour approcher deux éléments : le service à la nation (avec engagement militaire et le service civique) et la sécurité civile (avec formation des premiers secours approfondis sur 2 jours et contact avec des Sapeurs Pompiers, des policiers, etc.).

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Rentrée 2014 : L’éducation des jeunes une priorité toujours aussi forte

Article publié sur facebook le 4 septembre 2014

Comme à chaque rentrée scolaire nous avons le droit à une liste de mauvaises nouvelles mais nous n’avons jamais les bonnes nouvelles, et pourtant, depuis deux ans, elles sont nombreuses.

Parc de Romagnat – crédit A.C.

Loin du coup médiatique de certains préférant être des oiseaux de mauvais augures pour briller quelques minutes dans les médias, loin de la polémique qu’essayent de créer la droite dure sur notre nouvelle Ministre de l’Éducation, reposons certaines réalités.

Le candidat François Hollande n’avait pas fait l’impasse dans ses 60 propositions sur les difficultés des jeunes et des parents fassent aux coûts des études : propositions n°36 à 40. Deux ans après, où en sommes-nous ?

 Concernant les étudiants, la lutte contre la précarité est effective avec :

  • La revalorisation de l’ensemble des bourses chaque année depuis 2012 ;
  • La création d’un nouvel échelon de bourse (0bis) qui permet à 132 500 étudiants issus de la classe moyenne de bénéficier d’une bourse de 1 000 euros ;
  • La création d’un nouvel « échelon 7 » permettant la revalorisation de 15 % (soit + 800 euros par an) des bourses des 30 000 étudiants issus de familles aux revenus les plus faibles ;
  • La création de 2 000 allocations d’autonomie comprises entre 4 000€ et 5 500 euros pour des jeunes en situation d’autonomie avérée ;
  • La revalorisation des stages qui devient obligatoire à partir de deux mois et qui est revalorisée de plus de 20% ;
  • l’accès facilité aux aides au logement pour la rentrée 2014, sans oublier le plafonnement des frais d’agences.

Concernant les écoliers, collégiens et lycéens, cette année voit encore une revalorisation de l’allocation de rentrée scolaire permettant aux parents de subvenir aux dépenses d’équipements de leurs enfants. Mais à cela, s’ajoute la mise en place de liste de fourniture scolaire responsable. Cette liste doit être élaborée en concertation entre les équipes pédagogiques et les parents. Elle a comme double objectif de préserver le pouvoir d’achat et de réduire le poids des cartables.

 Mais je pourrais aussi vous parler :

  • de la création de 60 000 postes à l’Education Nationale, initiée dès 2012,
  • du grand plan pour le numérique à l’Ecole,
  • de la réforme des rythmes scolaires,
  • ou de la scolarisation des enfants de moins de 3 ans qui ont souvent fait l’actualité.

 

Toutes ces actions n’ayant pour but que d’améliorer la réussite scolaire de tous et l’ouverture sur le monde de nos futurs citoyens.

Toutes ces mesures ont un coût élevé pour notre pays mais c’est un investissement sur notre jeunesse afin d’améliorer leurs conditions d’études. Il est bon de noter par ailleurs qu’aucun autre poste du budget de l’État n’a bénéficié d’une telle augmentation de ses crédits au cours de ces trois dernières années. Cela montre que la Jeunesse est bien la priorité du Gouvernement et cela même dans une période difficile où l’on réduit les dépenses.

 De plus, les collectivités de gauche agissent réellement en faveur des jeunes. Par exemple, le Conseil général du Puy-de-Dôme mets en place cette année une aide pour que la cantine des collégiens coûte moins cher.

Le Conseil régional d’Auvergne n’est pas en reste avec la mise à disposition de manuels scolaires pour les 50 000 lycéens et apprentis auvergnats (coût : 330 000 euros), comme le Conseil général a pu le faire il y a plusieurs années dans les collèges. Ces différentes mesures ont pour but de rendre l’éducation accessible au plus grand nombre malgré la crise qui touche de très nombreuses familles.

 Mais nous devons aller plus loin en mettant en place un service civique obligatoire qui permettra à chaque jeune d’agir pour son pays, d’apprendre la coopération/solidarité et la vie en communauté en s’appuyant sur les différences.

De plus, il serait de bon ton de remettre en place des cours d’éducation civique à l’école primaire, dès le plus jeune âge, afin d’expliquer les droits et devoirs du citoyens franco-européen ainsi que le fonctionnement des différentes instances politiques afin d’avoir de futurs citoyens éclairés. Les jeunes sont très demandeurs de connaissances mais aussi de reconnaissance. Cela passera par leur sensibilisation et leur intégration au fonctionnement de notre République.

La Gauche investit sur la jeunesse,  lui fait confiance et mets en place différents dispositifs permettant une équité face à l’enseignement entre les différentes catégories de jeunes.