Don du sang : un don de soi solidaire

L’année 2018 était une année satisfaisante, l’année 2019, elle, ne commence pas sous les meilleures hospices, raison pour laquelle l’établissement français du sang a tiré la sonnette d’alarme.

En effet, avec les épidémies saisonnières, les réserves de sang ont fondu comme neige au soleil alors que le besoin lui ne fond pas.

Pour rappel, la durée de vie des produits sanguins est courte (7 jours pour les plaquettes, 42 jours pour les globules rouges) ce qui nécessite des dons réguliers.

Ces dernières années, les attentats ont bien souvent été mobilisateurs pour collecter du sang mais au-delà de ces périodes exceptionnelles, il est nécessaire que les français et les françaises se responsabilisent afin d’être réguliers dans leurs dons.

En effet, le besoin de sang ne s’arrête jamais, il faut par conséquent développer une culture du don du sang en France.

Augmenter les réserves en produits sanguins pour subvenir aux besoins des malades est primordial. Pour ma part, ma bonne résolution de 2019 est d’essayer de donner 6 fois mon sang, soit le nombre de don maximum en une année.

Alors maintenant à vous de jouer : « Partagez votre pouvoir, donnez votre sang ! »

Urgence don du sang EFS

Urgence don du sang – crédits EFS

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La ruralité : territoires d’avenir

Tribune du 20 novembre 2014 co-écrite et publiée dans Le Huffington Post avec plusieurs jeunes responsables fédéraux du Parti Socialiste, militants et sympathisants socialistes.

La réorganisation territoriale de la République est au cœur de l’actualité politique. Les différents projets portés par le Gouvernement témoignent de cette ambition d’adapter nos territoires aux nouveaux défis propres au XXIe siècle.

La tenue des Assises de la Ruralité cet automne, laisse augurer que tout est réuni pour mener une vraie politique en faveur de la ruralité.

Si nous pouvons parler de la ruralité, avec simplicité et aisance, c’est parce que nous en sommes issus. Nous connaissons ses atouts. Nous regrettons ses faiblesses et souhaitons y apporter des remèdes.
Cette ruralité, trop souvent appréhendée (à tort) comme un frein à toutes réformes dans notre pays, doit être placée sur le devant de la scène avec cette nouvelle réorganisation territoriale. Ce sont bien les territoires ruraux qui sont au cœur de la montée en puissance des structures intercommunales. Ces dernières sont une source d’énergie essentielle pour bon nombre de communes françaises.

L’intercommunalité doit permettre une synergie entre des communes urbaines, semi-urbaines et des communes rurales. Nous l’observons au quotidien dans nos départements. Aujourd’hui, quelle est la marge de manœuvre d’un maire d’une commune de moins de 1000 habitants, dans la mise en place d’une politique publique efficace ? Très faible. Aussi, nous sommes pleinement conscients qu’une harmonisation intercommunale est primordiale afin que nos territoires ruraux continuent à se développer
L’enjeu majeur, à l’heure actuelle, est de lutter contre le sentiment d’abandon de certains citoyens vivant dans les zones rurales ou périurbaines. Le meilleur outil de lutte passe par une remise à plat de nos politiques publiques.

En effet, les territoires ruraux ont des difficultés similaires à celles rencontrées dans les banlieues urbaines par exemple, mais sans toutefois revêtir les mêmes spécificités. Nous devons donc « réfléchir global et agir local ».

Nous sommes profondément attachés à l’esprit et aux valeurs républicaines du Service Public. Nous ne voulons pas connaître un Service Public à deux vitesses : un Service Public de performance dans les zones urbaines et un Service Public minimum dans les territoires ruraux.

Nous érigeons en principe l’égalité d’accès au Service Public de la République. Cette belle idée est la condition sine qua none à toute survie du monde rural. Bien souvent, une école qui ferme, c’est un village qui meurt !

Nous devons aussi observer et nous inspirer de l’ensemble des initiatives locales mises en place par les acteurs des territoires que nous oublions souvent. Grâces à ces actions, certains territoires sont devenus des pôles d’excellence, des laboratoires d’idées pour les citoyens de demain, et deviennent de plus en plus attractifs comme cela peut être le cas avec l’Auvergne présentée comme la nouvelle « Silicon Valley ».

En effet, toutes les campagnes françaises ne peuvent être reconverties dans le tourisme, il faut revitaliser ces lieux, faire confiance, donner les moyens aux citoyens ruraux d’agir pour le redressement du pays.

C’est pourquoi, jeunes responsables socialistes, nous formulons des propositions qui pourraient contribuer à une ruralité du 21ème siècle, fer de lance de la France d’avenir grâce à des territoires forts:

  • Soutenir la création des maisons de Service Public. Elles ont le double avantage, d’une part, de faciliter l’accès aux Services Publics au plus près des citoyens français, et d’autre part, de proposer une forme de « guichet unique », tant plébiscité par nos concitoyens.
  • Assurer un vrai Service Public de transports en investissant d’avantage dans les liaisons régulières (TER ou bus) mais aussi en soutenant le covoiturage par la création d’aires dédiées ;
  • Mettre en place un véritable maillage territorial en maison de santé, lieu rassemblant différents corps de métiers médicaux (médecins, kinés, infirmiers, pharmaciens…). Ceux-ci sont plébiscité tant par le corps médical que par les citoyens !
  • Obliger les nouveaux médecins à effectuer leur début de carrière dans une zone marquée par la désertification médicale.
  • Développer les centres de télétravail dans les zones rurales permettant aux artisans et professions libérales de pouvoir rester ou de s’implanter dans nos territoires. Cela passe aussi par la mise en place de formateurs dans ces centres.
  • Inciter à faire du vieillissement des zones rurales un atout économique et créateur d’emplois : la « Silver Economy » est, pour nous, l’avenir de ces territoires. Il s’agit d’encourager les innovations qui feront reculer la perte d’autonomie. Amplifier l’accès au Très Haut Débit (THD) partout sur les territoires en incitant les intercommunalités à axer leurs politiques publiques sur un soutien aux nouvelles technologies et à l’économie numérique. La ruralité peut être aussi 2.0.
  • Inciter les communes à mettre en place un commerce municipal au cas où l’initiative privée ferait défaut.
  • Lancer une politique rurale forte en termes d’isolation thermique des bâtiments, à l’échelle nationale. En effet les premières victimes de la précarité énergétique sont les habitants des zones rurales.
  • Inciter et aider les agriculteurs à installer sur leurs exploitations des énergies renouvelables (ex : panneaux photovoltaïques sur les toits de leurs fermes, méthanisation des vaches…).
  • Inciter au rassemblement des agriculteurs en coopératives que ce soit en termes d’installation et de matériels agricoles mais aussi en termes de vente de leurs produits permettant une mutualisation des moyens.
  • Valoriser et développer les circuits-courts à travers les collectivités territoriales. Elles devront aider entre-autres au développement des Associations pour le Maintien d’une Agriculture Paysanne (AMAP). Les collectivités territoriales et l’Etat devront le plus possible se fournir en circuits-courts pour les restaurations qu’elles gèrent.

Nous jeunes responsables socialistes, avons le devoir de se faire les porte-paroles des habitants, des citoyens qui se sentent abandonnés par nos gouvernants, par notre République, et qui, parfois, expriment leur désarroi par un vote en faveur des partis extrêmes pour faire entendre leurs inquiétudes, leurs colères, quand ils ne s’abstiennent pas.

Nous avons ici formulé quelques propositions et nous espérons que le Gouvernement profitera des Assises de la Ruralité qui se tiennent actuellement pour amplifier le « pacte pour la Ruralité » du Gouvernement Ayrault et faire des annonces fortes à destination de ces populations et de ces territoires.
Les territoires ruraux contribuent à la richesse de notre pays, ils sont plus que jamais une chance et une force pour l’avenir!

Cette tribune est signée de plusieurs jeunes responsables du Parti Socialiste:
Anthony COURTALHAC, Secrétaire de la section PS de Romagnat (Puy-de-Dôme)
Thomas JACQUELIN, Secrétaire de la section PS de Ussel (Corrèze)
Anthony LEROY, Secrétaire de la section PS de Pontgibaud (Puy-de-Dôme)
Baptiste MENARD, Secrétaire de la section PS de Templeuve (Nord)
Carla BUCERO LANZI, Animatrice Fédérale du MJS Deux Sèvres
Clément LAFORGE, Conseiller Municipal de Guichainville (Eure)
Thomas LUQUET, Militant PS de Paris
Grégoire POTTON, Militant PS du Puy-en-Velay (Haute-Loire)
Tatiana BLANC, Militante PS d’Orléans (Loiret)
http://www.huffingtonpost.fr/baptiste-menard/la-ruralite–territoires-d-avenir_b_6190958.html?utm_hp_ref=tw