Un mois pour une Europe de tous les jours

Mois des beaux jours, Mai est aussi le mois dédié à l’Europe.

Il commence avec la journée de l’Europe,le 9 mai. Cette journée est un moment particulier où je participe à un évènement organisé avec les camarades des Jeunes Européens Auvergne, dont je suis membre. Cette année, nous avons tenu un stand Place de Jaude pour aller à la rencontre des Clermontois. L’idée était de leur faire découvrir et de leur expliquer l’Union européenne et son action dans la vie quotidienne des citoyens.

Journée de l'Europe avec les Jeunes Européens - crédits Jeunes Européens Auvergne

C’est aussi le mois de l’Europe à travers la nuit européenne des musées. En effet, le sentiment d’être européen passe aussi par la culture. Cet événement permet d’avoir accès gratuitement aux musées à la nuit tombée, abordant le lieu d’un autre œil plus convivial. C’est ce que, j’ai pu constater en visitant le musée d’art Roger Quilliot.

Musée Roger Quilliot de nuit - crédits A.C.

Le moi de mai voit aussi se dérouler la semaine européenne du développement durable, hautement symbolique en cette année de COP21, qui aura lieu à Paris et où l’Europe doit être à l’initiative.

Cette année, l’Europe a aussi été mise à l’honneur durant des évènements militants. J’ai notamment participé au weekend de congrès du PS à Poitiers où . A aussi eu lieu le congrès du Parti Socialiste Européen à Budapest, auquel je n’ai pu malheureusement me rendre; j’étais pris par un weekend organisé par La Fabrique du Changement, où j’y ai animé un atelier sur l’avenir de l’Europe: Fédéralisme ou statut quo? quelles compétences intégrées (armée, mobilité, social, etc.).

Atelier Quel Avenir pour l'Europe ? - crédits T.B.

En attendant l’année prochaine, je vous donne rendez-vous pour la 32ème éditions des journées européennes du patrimoine les 19 et 20 septembre, qui aura pour thème « Patrimoine du XXIème siècle, une histoire d’avenir ».

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Couteaux de Thiers: « Vous n’allez pas y couper! »

J’ai visité vendredi après-midi l’exposition « Vous n’allez pas y couper ! », installée dans le Hall de l’Hôtel du Département et organisée par le Conseil Général du Puy-de-Dôme, le musée de la Coutellerie et la coutellerie Dozorme.

Exposition "Vous n'allez pas y couper!" dans le hall du Conseil Général du Puy-de-Dôme - Crédits A.C.

Exposition « Vous n’allez pas y couper! » dans le hall du Conseil Général du Puy-de-Dôme – Crédits A.C.

Cette exposition fait partie de la campagne « Cinq drôle de dames » que le Département a lancé cet été en mettant en avant l’une d’elles, Claudine Dozorme, à la tête de la coutellerie Dozorme à Thiers.

L’exposition a pour objectif de faire découvrir au plus grand nombre, outre l’entreprise Dozorme, le savoir-faire thiernois réputé mais aussi son histoire et le couteau « Esprit de Thiers ».

L’exposition est divisée en quatre parties :
• l’histoire de la coutellerie thiernoise ;
• la fabrication des couteaux ;
• la coutellerie Dozorme, entreprise centenaire au logo à tête de loup ;
• les couteaux Esprit de Thiers®.

Cette exposition est pédagogique, instructive et pleine d’actualité.

On nous détaille notamment la décision de la Cour de Justice de l’Union Européenne (CJUE) qui annule la marque « Laguiole ». Celle-ci avait été déposée par un particulier qui était loin des couteaux Laguiole que ce soit en termes de produits ou de savoir-faire.

En effet, Thiers est la capitale française du couteau et c’est dans le bassin thiernois que plus de 80% des couteaux Laguiole sont fabriqués.
Pour la petite histoire, ce couteau connu mondialement a failli disparaitre au XXe siècle si des manufactures de coutellerie thiernoises, comme la manufacture Arbalète G. David, ne l’avaient pas sauvé et n’avait relancé la production des laguioles artisanaux.

Par ailleurs, les manufactures de couteaux et le gouvernement réfléchissent à mettre en place une indication géographique protégée (IGP) pour reconnaitre le savoir-faire de nos territoires et en particulier une IGP pour le couteau Laguiole.

L’exposition met également en avant le savoir-faire des couteliers thiernois qui s’est élargi depuis 1994 avec la création du couteau « Le Thiers ». Contrairement au couteau Laguiole, c’est une marque déposée, surement une leçon retenue par rapport à la longue guerre juridique de ce dernier pour éviter les copies.

Exposition "Vous n'allez pas y couper!" - Focus sur la marque "L'esprit de Thiers"-  - Crédits A.C.

Exposition « Vous n’allez pas y couper! » – Focus sur la marque « L’esprit de Thiers »- – Crédits A.C.

Les manufactures du bassin thiernois sont même allées plus loin en créant en 2007 la marque « Esprit de Thiers » qui les réunit autour de l’excellence et de l’art de la table.

Cette marque a été imaginée pour garantir la qualité et le respect d’un cahier des charges, garant du savoir-faire thiernois pour les différents produits labellisés.

Suite à cette exposition, qui permet d’avoir un aperçu sur le savoir-faire d’un des territoires du Département, cela ne peux que donner envie d’en savoir plus en se rendant au musée de la Coutellerie mais aussi à la 25ème édition du salon international du couteau d’art et de tradition à Thiers, les 16 et 17 mai 2015.

Sommet de l’élevage 2014 : un atout pour les éleveurs du Massif Central

Photo du livret du Sommet de l'Elevage édition 2014 publié par La Montagne - crédits A.C.

Photo du livret du Sommet de l’Elevage édition 2014 publié par La Montagne – crédits A.C.

Le cru 2014 du Sommet de l’élevage, la 23ème édition, a encore été cette année une réussite ; il a dépassé les attentes avec un nouveau record de participation (84000 visiteurs et 1302 exposants).

Certains voudraient ne mettre en avant que le bal des politiques venus soit pour lancer leur campagne des futures échéances régionales soit pour jouer sur la peur et le refrain maintenant trop connu de l’Europe destructrice de l’agriculture française et du french-bashing.

Pour ma part, je pense que nous devons élever le débat au vue des enjeux.

Le Sommet de l’élevage est la preuve que les Français sont bons quand ils sont motivés, que l’excellence française n’a pas à pâlir par rapport à d’autres pays.

En effet, l’idée de départ de ce rassemblement était de savoir quel serait l’avenir de l’agriculture du Massif Central suite à l’instauration des quotas laitiers dans les années 80. Vingt-trois ans plus tard, cette idée concrétisée est le troisième sommet mondial consacré à l’élevage, grâce à des hommes et des femmes investis pour surmonter les enjeux mondiaux et modernes tout en gardant une agriculture de qualité.

Cette image-là, du volontarisme et de la qualité du « made in France », s’est illustrée aussi avec le concours national de la race bovine Aubrac. Cette race, qui dans les années soixante-dix, était en voie de disparition ne serait pas devenue ces dernières années une race très recherchée sans des agriculteurs passionnés.

Je me félicite que Stéphane Le Foll, Ministre de l’Agriculture, se soit déplacé à nouveau pour faire honneur à l’agriculture notamment auvergnate lors du Sommet. Le ministre est venu aussi pour rappeler les différentes avancées sur lesquelles le Gouvernement a agit en matière d’agriculture ces derniers mois.

On pourra notamment évoquer, la réorientation de la PAC, parmi les engagements pris par le Président de la République François Hollande l’année dernière lors de sa venue au Sommet. Cette réorientation était très attendue par les éleveurs, notamment sur deux points :

  • la revalorisation de l’indemnité compensatoire de handicap naturel (ICHN), qui atteindra un montant total annuel de 1 056 M€, soit près de 300 M€ de plus qu’en 2013. Elle est déjà effective depuis le 15 septembre : les montants versés sont revalorisés de 15% pour chaque agriculteur. Enfin il est bon de souligner que cette indemnité sera versée à plein dès 2016.
  • la reconnaissance des actifs rendue possible grâce à la transparence des Groupements Agricoles d’Exploitation en Commun (GAEC), qui s’appliquera bientôt pour ceux existant comme pour les autres formes sociétaires qui souhaiteront se transformer en GAEC, ou redevenir des GAEC.

Mais l’action du Gouvernement ne s’est pas contentée de cela. En effet, Stéphane Le Foll s’est personnellement impliqué pour mettre en avant « l’origine France » mais aussi pour améliorer les relations fournisseurs-grande distribution.

Il a par ailleurs annoncé que les situations difficiles dans l’élevage seraient évaluées au cas par cas : par rapport aux soucis de trésorerie rencontrés ou par rapport aux difficultés de marché et notamment l’embargo russe. Cela pourra s’illustrer notamment par des reports de cotisations sociales à la Mutuelle Sociale Agricole (MSA) et, dans les cas les plus fragiles, des exonérations de cotisations ou de Taxe Foncière sur les propriétés Non Bâties (TFNB).

Enfin, le ministre a annoncé que l’arrêté mettant fin aux tests ESB (pour détecter la maladie de la vache folle) pour les animaux nés après le 1er janvier 2002. Il a été pris après l’avis de l’ANSES (Agence Nationale de Sécurité Sanitaire) qui paraîtrait dans les jours qui viennent. Cette mesure répond à une forte demande des éleveurs depuis plusieurs années.

Enfin, en réponse aussi aux sollicitations des éleveurs de viande bovine, il a réaffirmé son implication forte, avec les services de l’Etat, afin de trouver de nouveaux débouchés à l’exportation, notamment avec la Turquie et l’Algérie.

Cette 23ème édition du Sommet de l’élevage a donc été très riche, beaucoup plus que les quelques coups politiques tentés, notamment avec la réussite en terme de rassemblement ou de discussion entre le Gouvernement et les éleveurs pour faire un point d’étape sur les promesses faites l’année dernière. La véritable politique, c’est d’agir, de faire des points réguliers sur notre action et non de lancer des grandes promesses irréalisables dans le seul but de faire l’actualité.

Intervention en CF : ma réaction suite aux élections européennes du 25 mai 2014

Exprimée au sein du Conseil Fédéral du Parti Socialiste du Puy-de-Dôme du 28 Juin 2014

 Cher-es camarades,

 Je ne boude pas mon plaisir de voir des discussions sur l’Europe… même si, les trois-quarts du temps, elles ont lieu à 1 mois de l’élection, puis quelques jours après l’élection pour pleurer sur une défaite prévue depuis des mois et en faire seulement une défaite nationale, celle du gouvernement.

Il est vrai que l’Europe n’intéresse pas beaucoup les politiques sauf pour lui reprocher tous les maux ou avoir un maroquin en attente de mieux. En effet, selon le bilan du dernier mandat, les députés européens français font de nous la 21ème nation en termes de présence et l’une de celles qui produit le moins de rapport avec en moyenne 2 rapports par an.

Le Parlement Européen - Alina Zienowicz, CC BY-SA 3.0

Le Parlement Européen – Alina Zienowicz, CC BY-SA 3.0

Jamais nous ne parlons d’Europe en-dehors des élections alors qu’elle est présente tous les jours dans notre vie : 70% de nos lois sont issues de directives européennes, aides européennes (FEADER, FEDER, ERASMUS…). En revanche, nous allons reprocher aux médias de ne pas parler d’Europe et aux citoyens de ne pas s’y intéresser.

Le Véritable problème de l’Europe est le parisianisme des cadres français qui ne veulent pas défendre l’Europe et qui distribuent les postes “aux copains” sans respecter les règles. En effet, tant que nos listes ne seront pas composées d’europhiles issues des territoires, ayant pour seuls objectifs la défense des intérêts de tous les citoyens et l’unité du peuple européen permettant aux différentes spécificités locales de vivre ensemble, l’Europe sera rejetée.

Nos députés doivent, au-delà des clivages politiques, s’engager au quotidien au sein du Parlement Européen mais aussi, sur le terrain pour démocratiser et expliquer l’Europe. Et c’est pourquoi, je me félicite qu’un député comme Brice Hortefeux ait été refusé pour être vice-président du Parlement et une députée comme Isabelle Thomas soit devenue vice-présidente du groupe socialiste au Parlement.

Je pourrai être accusé de bonnes intentions si je ne m’engageais pas depuis plusieurs années pour promouvoir l’Europe que soit localement ou nationalement, comme par exemple la tribune que j’ai co-rédigé et parue dix jours avant l’élection dans le “Plus du Nouvel Obs”. Cette tribune, à la différence de la plupart des textes de bonne intention, avait des propositions simples et faciles à appliquer pour promouvoir l’Europe comme :

– la mise en place de réunions annuelles voir semestrielles sur le terrain pour expliquer l’action de L’Europe ;

– la mise en place d’actions de sensibilisation à l’Europe, en particulier sur sa culture riche et diverse ;

– le renforcement des dispositifs européens et leur popularisation auprès des personnes auxquels ils s’adressent ;

– une formation à l’Europe dans les écoles comme peut le faire le Mouvement Européen.

Exposition sur l'Europe organisée par le Mouvement des Jeunes Européens du Puy-de-Dôme - crédits A.C.

Exposition sur l’Europe organisée par le Mouvement des Jeunes Européens du Puy-de-Dôme – crédits A.C.

 Alors maintenant, espérons que le score des eurosceptiques le 25 mai dernier en Europe fera réagir les citoyens comme nos élus et non pas comme notre nouveau député européen, Jean-Paul Denanot : il s’est félicité que chez lui le FN ne faisait pas de très bons scores et qu’il se battra pour les intérêts des limousins. On aurait pu s’attendre à ce qu’il parle de l’ensemble des citoyens de l’Euro-circonscription Massif-Central-Centre et de manière général des intérêts de l’ensemble des européens…