Merci Monsieur le Maire !

BRAJON Bernard - Ancien Maire de Romagnat - Crédits photos Ville de Romagnat

BRAJON Bernard – Ancien Maire de Romagnat – Crédits photos Ville de Romagnat

C’est avec une grande tristesse que j’ai appris la mort de Bernard Brajon, maire de Romagnat de 1985 à 2006, puis maire honoraire.

Bernard Brajon était un élu local aux réalisations reconnues. Il a fait beaucoup pour notre ville. Je pense notamment à la médiathèque, à la salle André Raynoird, au Centre social, au stade Michel Brun et sa tribune pour accueillir notamment les supporters de l’Ovalie Romagnatoise ou encore à l’école Louise Michel. Il a permis à la ville de rentrer dans le XXIème siècle avec les enjeux d’une ville de plus en plus peuplée et dynamique.

Il était un grand humaniste et républicain qui a consacré une grande partie de sa vie à son territoire et à ses concitoyens. Camarade socialiste pendant 36 ans, son engagement envers la collectivité est resté désintéressé et remarquable, au service de Romagnat et des Romagnatois-es, loin des clivages partisans.

Profondément gentil et sincère, je me souviens de lui comme d’un maire proche de ses agents et de leur famille (je pense aux arbres de Noël de la mairie) et aussi de la population pour qui il avait toujours un mot gentil notamment lors des défilés et manifestations publiques.

Il était pour moi un exemple à suivre.

Ces quelques mots postés ainsi pour simplement dire merci Monsieur le Maire.

Mes premières pensées amicales et affectueuses vont vers sa famille, ses proches, ceux qui l’aimaient.

Ses obsèques civils, auxquels je serai présent, se déroulent ce vendredi 10 avril 2015 à 9h au crématorium Amable Tuisat (Crouël). Un cortège au départ du parvis de la Mairie jusqu’au cimetière du Bourg lui rendra un dernier hommage à 15h.

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8 mars : trois ans d’avancées pour l’égalité femme-homme

Comme chaque année, j’ai participé, aujourd’hui 8 mars, au rassemblement place de Jaude consacré à la journée internationale des droits des femmes.

Cette année, il y avait moins de monde que l’année dernière malgré le beau temps et les élections départementales arrivant. Habituellement, en périodes d’élections, les soutiens de l’égalité femme-homme fleurissent autant que les supporters des clubs sportifs et des associations culturelles.

Rassemblement pour la journée internationale des droits des femmes - Crédits photos A.C.

Rassemblement pour la journée internationale des droits des femmes – Crédits photos A.C.

Le nouveau mode d’élection pour les départementales, voulu par la gauche en 2012, imposant la parité intégrale dans l’assemblée avec un vote pour un binôme homme-femme aurait du d’autant plus mobiliser que ce soit pour se féliciter de ce nouveau mode d’élection que pour continuer la lutte pour l’égalité de traitement femme-homme.

En ce 8 mars, nous pouvons faire un bilan de presque 3 ans, depuis l’arrivée de la gauche au pouvoir, de l’action gouvernementale en faveur de l’égalité femme-homme.

La gauche au pouvoir, c’est la mise en place de la gratuité de la contraception pour les mineures, du remboursement intégral de l’IVG et de la mise en place d’outils d’informations en particulier le site ivg.gouv.fr.

La gauche au pouvoir, c’est aussi la lutte contre les violences faites aux femmes : renforcement du numéro d’écoute et d’information pour les victimes (3919), création de 1600 places d’hébergement d’urgence et le lancement d’un plan national de formation de tous les professionnels concernés (médecins, forces de l’ordre, avocats…) pour qu’aucune violence déclarée ne soit prise à la légère et ne reste sans réponse.

La gauche au pouvoir, c’est aussi favoriser l’accès des femmes aux responsabilités avec comme première mesure la mise en place d’un gouvernement paritaire. Mais aussi en réformant le conseil général avec la création d’un binôme de candidats paritaire pour permettre que, dès fin mars, les femmes représentent la moitié des conseillers départementaux, contre 13,9% avant la loi.

La gauche au pouvoir, c’est aussi la lutte contre les inégalités professionnelles et l’accès à l’emploi. Cela passe maintenant par la mise en place d’un plan d’action ou d’un accord négocié pour faire progresser l’égalité femme-homme dans 79% des entreprises de plus de 1000 salariés aujourd’hui. Mais la lutte se traduit aussi par un contrôle des entreprises et par la sanction de celles ne respectant pas leurs obligations en matière d’égalité femme-homme. Enfin, un véritable soutien à l’entreprenariat féminin s’est développé par l’accompagnement de celles qui souhaitaient créer ou reprendre une entreprise. On pourra notamment évoquer le fond de garantie qui a permis de financer 50 millions d’euros d’investissement.

La gauche au pouvoir n’a pas oublié le soutien aux familles monoparentales en difficulté, qui sont bien souvent des femmes, en expérimentant une garantie d’impayés de pensions alimentaires pour soutenir  financièrement le parent qui ne parvient pas à obtenir le paiement d’une pension alimentaire après une séparation. On pourra évoquer aussi la mise en place une hausse de 25% sur 5 ans de l’allocation de soutien familial versée aux parents isolés (737 000 familles monoparentales en sont bénéficiaires).

Enfin la gauche au pouvoir agit pour le développement et la mise en valeur du sport féminin avec notamment la mise en place de plans de féminisation par 74 fédérations sportives  et le doublement de la part du sport féminin dans l’ensemble des retransmissions sportives depuis 2012 grâce aux efforts conjoints des acteurs du sport et des médias.

Nous avons donc de nombreuses raisons de nous féliciter des avancées dans l’égalité femme-homme depuis que la gauche est revenue au pouvoir. Nous ne devons pas pour autant arrêter la lutte. C’est ce que font tous les jours des associations féministes, des citoyens mais aussi de nombreuses collectivités territoriales comme par exemple la ville de Clermont-Ferrand avec l’organisation d’une semaine dédiée aux droits de la femme.

Et pour finir cette journée, rien de mieux que d’avoir assisté, en supporter régulier, à la victoire des filles de l’Ovalie Romagnatoise Clermont Auvergne qui sont en tête de leur championnat de rugby et qui, depuis des dizaines d’années, développent le rugby féminin dans la région (aussi nationalement, avec les nombreuses internationales qui sont passées par Romagnat). J’avais pu d’ailleurs, il y a quelques mois, évoquer leur labellisation « Femmes et Sport » à l’occasion de leurs 40 ans d’existence et 20 ans après son premier titre de championne de France.

Match ORCA - Sassenage (stade M.Brun) - Crédits photos A.C.

Match ORCA – Sassenage (stade M.Brun) – Crédits photos A.C.

Commémoration de Jean ZAY: Résistant et homme d’Etat

Photo de Jean Zay - Crédits photo Huffington Post

Photo de Jean Zay – Crédit photo Huffington Post

Hier avait lieu, à Clermont-Ferrand et Riom, la commémoration de l’assassinat de Jean Zay en 1940.

On doit à Jean Zay, grand ministre de l’Education et des Beaux-Arts de grandes avancées pendant cette belle période du Front Populaire.  Il est à l’initiative du prolongement de 13 à 14 ans de l’obligation de scolarisation et cela dès la rentrée scolaire 1936. Il est aussi à l’initiative de l’introduction de l’éducation physique en primaire, de la création des Centres régionaux des œuvres universitaires et scolaires (CROUS), de l’organisation de la recherche scientifique pour créer en 1939 le Centre national de la recherche scientifique (CNRS). Comme ministre des Beaux-Arts c’est lui qui avait proposé l’idée de création du festival de Cannes ou qui souhaité encourager la création de bibliothèques mobiles.

En tant que ministre, il prônait l’esprit d’initiative et la favoriser en mettant en place des expérimentations comme cela a été fait pour l’éducation sportive à le primaire.

En tant qu’homme politique au sens large, c’était un grand républicain, un démocrate, un combattant de la première heure des inégalités. Il s’est notamment engagé à la Ligue française pour la défense des droits de l’homme et du citoyen, et a été responsable de la Ligue de l’enseignement.

Mais Jean Zay était surtout une personne qui croyait en l’intelligence des citoyens et leur civisme pour protéger la République. Dans cette période trouble où notre République est en grand danger, cela devrait pouvoir inspirer certains. Je pense notamment aux élus de droite de la ville de Riom qui ont refusé de participer à la commémoration de ce grand ministre et grand résistant mort pour la France.

Cet esprit patriote, loin de celui de l’extrême-droite, il l’a montré en septembre 1939 en démissionnant de son poste de ministre pour rejoindre l’armée française et protéger son pays. Il a démontré son amour pour la France lui qui pourtant à l’époque étant la cible de l’extrême-droite car juif et franc-maçon, lui qui a subi une violente campagne de presse du ministre de l’information du gouvernement de Vichy réclamant la mort du « juif Jean Zay ».

Il est important de ce rappeler cela car l’extrême-droite aujourd’hui essaie de cacher cette idéologie qui la caractérise et en développe une autre : la haine du musulman. Elle a beau vouloir se dédiaboliser, l’extrême-droite est mue par la haine de l’autre et joue sur les peurs des gens.

Jean Zay malgré la reconnaissance par ses responsables militaires de son courage et de son dévouement sera condamné par le tribunal militaire à Clermont-Ferrand comme déserteur à la déportation à vie et à la dégradation militaire alors que pour les mêmes faits Pierre Mendès-France sera « seulement » condamné à six ans de prison.

Jean Zay sera finalement incarcéré au quartier spécial de la maison d’arrêt de Riom où il pourra recevoir la visite de sa femme et de ses filles, dont l’une était présente hier soir pour les commémorations à Clermont-Ferrand et que j’avais pu croiser lors de la fête de la Libération d’Orléans cet été.

Il ne cherchera jamais à s’échapper et en grand optimiste et serviteur de l’Etat il travaillera sur de possibles réformes à mettre en place après la Libération.

Malheureusement le 20 juin 1944, trois miliciens le feront sortir de prison pour l’assassiner en plein bois à la carrière des Malavaux à Cusset dans l’Allier et le jetteront dans une faille en espérant qu’il ne soit jamais retrouvé. Il sera réhabilité de manière posthume en juillet 1945 et son corps sera retrouvé et identifié en 1947 permettant à la famille de l’inhumé décemment à Orléans, sa ville natale, où il fut député.

Cette commémoration de l’assassinat du grand homme d’Etat qu’il était, résistant mort pour la France, ne peut qu’être mise en perspective avec les évènements proches et nous montre que la seule issus possible est toujours la République et ses valeurs.

Le 27 mai 2015, sera un moment particulier, à quelques jours des 70 ans de la fin de la seconde guerre mondiale Jean Zay ainsi que trois autres résistants (Pierre Brossolette, Geneviève de Gaulle-Anthonioz et Germaine Tillion) verront leurs cendres transférées au Panthéon en signe d’hommage de la Nation à ces « grandes figures qui évoquent l’esprit de la résistance ».

Weekend militant à Paris : une nouvelle année sous l’égide de la Laïcité

Le weekend dernier, ma nouvelle année politique s’est lancée sur les chapeaux de roues avec trois réunions où le thème de la laïcité assez naturellement était au centre.

Je me suis d’abord rendu à une conférence débat organisée par le collectif « De l’audace et des actes » portant sur la démocratie, la citoyenneté et la laïcité. Un thème choisi au mois de décembre et qui avec la funeste actualité est devenu plus que jamais d’actualité.

Réunion sur la laïcité du collectif de l'Audace et des Actes - Crédit photo A.C.

Réunion sur la laïcité du collectif de l’Audace et des Actes – Crédit photo A.C.

Plus de cinquante personnes avaient fait le déplacement pour cette réunion, et parmi elles Karine Berger, députée et co-responsable du Courant Cohérence Socialiste.

Les intervenants Jean-Louis Bianco, président de l’Observatoire de la Laïcité, Frédéric Dabi, Directeur Général Adjoint de l’IFOP et Alain Bondeelle de la Ligue des droits de l’Homme ont permis de mettre en place un débat de qualité, animé par Louis Keumayou, journaliste et président du Club de l’information Africaine.

Jean-Louis Bianco a d’abord rappelé l’historique de la laïcité et donner des éléments essentiels sur ce qu’elle représente et en particulier sur le fait que c’est une liberté fondamentale. En effet, elle correspond à la liberté de croire ou de ne pas croire, ou même de changer de religion. Il a ainsi rappelé un article de notre Constitution qui pour lui semble primordial :  » la France est une république indivisible, laïque, démocratique et sociale ».

Fédéric Dabi nous a présenté les différents sondages effectués sur ce thème montrant bien que, pour les français, la laïcité permet d’apaiser les tensions dans notre pays et est une des bases du bien vivre ensemble.

Alain Bondeelle a pu nous parler de son expérience au sein d’établissements scolaires. Il a évoqué la nécessité d’un enseignement laïc du fait religieux et le renforcement de l’éducation civique à l’école.

Nous avons aussi pu échanger, sur les conclusions du rapport de l’Observatoire de la Laïcité. Cela a permis d’ouvrir les discussions entre les différents intervenants et les personnes présentes.

On peut tirer de ces différents échanges que la laïcité française est la liberté de culte ou de non culte mais c’est aussi l’affirmation d’un Etat neutre vis-à-vis de toutes les religions de son territoire. Elle est aussi vue comme une des valeurs les plus importantes de notre pays et de notre République permettant au bien-vivre ensemble de s’exprimer.

Nous avons aussi évoqué la proposition de service civique universel, thème défendu dès le mois de novembre par la Fabrique du Changement, un courant des Jeunes socialistes dont je fais partie. Je consacrerai un article très prochainement sur mon blog. D’après moi, cela sera surement l’une des solutions pour lutter contre l’individualisme et incarner les valeurs républicaines en les appliquant dans la vie de tous les jours.

Rassemblement national des secrétaires de section du PS à La Mutualité - Discours de J.C.Cambadélis - Crédit photo A.C.

Rassemblement national des secrétaires de section du PS à La Mutualité – Discours de J.C.Cambadélis – Crédit photos A.C.

Le lendemain, j’ai assisté au rassemblement national des secrétaires de section du Parti Socialiste, qui, chaque année, réunit des responsables fédéraux de l’ensemble du territoire pour préparer l’année à venir.  Dans ce contexte difficile avec les attentats de début janvier, le programme a un peu changé pour porter sur la République et la Laïcité.

En forme de clin d’œil, à ces évènements tragiques, Xavier Gorce, dessinateur des célèbres Indégivrables, avait été invité pour illustrer en direct nos débats.

La journée s’est déroulée autour de trois thèmes :

  1. GROUPE DE TRAVAIL : COHÉSION RÉPUBLICAINE

Si les évènements de Toulouse n’ont pas soulevé une réaction citoyenne face à cette montée du terrorisme et de la menace sur notre République et ses valeurs, ceux de janvier ont provoqué une vive réaction.

Nous devons nous en imprégner car, depuis des années, cette montée du racisme et des discriminations de toute sorte prend forme et divise les Français. Certaines personnes, comme Marine Le Pen, jouant sur cette division, ont jeté de l’huile sur le feu et continue à le faire.

Mais le mal est bien plus profond. Il vient du fait que bien longtemps certains ont joué sur le communautarisme, ont refusé de mettre en place une mixité sociale.

Ce combat pour une cohésion républicaine doit se dérouler sur plusieurs terrains, en particulier celui de l’Ecole. Cela se joue aussi grâce au milieu associatif et leurs initiatives multiples. C’est pourquoi, nous devons mettre en valeur leur combat pour la république et contre l’obscurantisme mais aussi leur donner des moyens. Le service civique a été évoqué, encore une fois comme une des possibles solutions d’intégration et de transmission de nos valeurs républicaines.

  1. GROUPE DE TRAVAIL : SÉCURITÉ ET LUTTE CONTRE LE TERRORISME

Cette table ronde a évoqué la lutte contre la radicalisation qui passe par un travail en amont : protection de la jeunesse mais aussi en milieu carcéral.

Cela passe aussi par une amélioration des relations police – citoyens qui fait l’objet depuis 2012, d’un véritable travail, mais qui doit être accentué.

Par ailleurs, les évènements ont démontré que les services de renseignements – malgré les différents démantèlements de filières terroristes et les attentats déjoués – ont des failles dûes notamment aux manques de moyens. C’est pourquoi, nous devons améliorer notre appareil de renseignement que ce soit avec des moyens humains ou matériels. Des moyens plus importants doivent attribués dans la lutte contre le terrorisme sur internet, fortement utilisés pour recruter ou échanger des informations sur comment mettre en place des attentats.

Enfin, ce travail des services de sécurité et de protection doivent pouvoir travailler en étroite collaboration avec une justice antiterroriste, voyant elle aussi ses moyens renforcées pour que ce travail de lutte contre ce fléau soit le plus efficace possible.

  1. GROUPE DE TRAVAIL : LA COORDINATION EUROPÉENNE

Cette table ronde a travaillé sur la lutte contre le terrorisme au niveau européen, afin d’être le plus efficace possible.

Cela doit passer par un renforcement de la coopération européenne dans la lutte contre le terrorisme passant par une véritable coopération policière, judiciaire et financière entre les Etats membres de l’UE.

La marche du 11 janvier a montré que nous défendions, tous ensemble, des valeurs communes et que nous opposions à toute forme de division et de stigmatisation d’une catégorie de population ou de religions. L’Europe est attaquée par des barbares et non pas par une religion.

Nous devons aussi avancer sur l’Europe de la Défense. En attendant qu’elle soit réellement effective, il faut arrêter de prendre en compte, dans le calcul du déficit des Etats-membres, les crédits affectés par certains États à la sécurité collective de l’Europe, notamment dans la lutte contre le terrorisme.

Enfin, j’ai fini cette journée par une réunion des responsables de Cohérence Socialiste où nous avons pu échanger sur les différentes contributions thématiques réalisées lors des travaux collaboratifs réalisés par les militants de toute la France.

Réunion des responsables du courant Cohérence Socialiste - Crédit photo A.C.

Réunion des responsables du courant Cohérence Socialiste – Crédit photo A.C.