Clermont-Ferrand : capitale européenne de la culture en 2028 ?

Premier article écrit dans le webmagazine Le Taurillon.org le 5 octobre 2017 en tant que président des Jeunes Européens Auvergne.

 

Les Jeunes Européens Auvergne ont organisé vendredi 22 septembre un apéropéen sur le thème de la candidature de Clermont-Ferrand pour devenir Capitale européenne de la culture, en 2028. Olivier Bianchi, maire de Clermont-Ferrand et président de Clermont Auvergne Métropole, s’est joint à eux pour échanger sur cette candidature.

Capitale européenne de la culture : un label courtisé

La thématique choisie est d’actualité, car c’est ce week-end qu’aura enfin lieu l’embarquement dans cette candidature, avec le lancement de l’aventure « Effervescences ». Anthony Courtalhac, président des Jeunes Européens Auvergne, a fait un rapide retour sur l’histoire de ce titre, créé en 1985 par Melina Mercouri, alors Ministre de la culture en Grèce, et Jack Lang, lui aussi ministre de la culture, dans le gouvernement français. C’est un titre qui a pour premier objectif de rapprocher les européens, en mettant en avant les richesses et la diversité des cultures du continent. A ce jour, plus de 50 villes ont été « Capitale européenne de la culture », dont seulement quatre villes françaises : Avignon, Paris, Lille et Marseille.

Effervescences, embarquons ensemble dans cette grande aventure !

Lors de sa présentation de la candidature de Clermont-Ferrand, Olivier Bianchi a insisté sur l’importance de la mobilisation de toutes les forces du territoire, faisant ainsi appel aux acteurs culturels, économiques, sociaux ainsi qu’aux citoyens. La culture, Olivier Bianchi s’y connaît, elle est au cœur de son action. En effet, pendant ses treize années en tant qu’adjoint à la culture, il n’a eu de cesse de faire passer un message en particulier : nous sommes tous des fabricants et des consommateurs de la culture, cette culture est diverse et ne correspond pas à la simple culture dite élitiste. Il insiste sur la nécessité de faire sortir la culture et l’art des lieux traditionnels afin de casser les barrières que les catégories populaires pourraient ressentir. C’est pourquoi cette candidature, cette aventure, a été élaborée pour s’étendre sur plusieurs années, afin de fédérer les clermontois, et créer un récit territorial partagé.

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De véritables chances de devenir capitale européenne de la culture ?

Olivier Bianchi a par ailleurs rappelé que Clermont-Ferrand a malgré la concurrence, des chances certaines d’obtenir ce titre lorsque l’on s’attarde sur les critères recherchés par l’Union européenne dans les candidatures :

1) que la candidature s’appuie sur une forte implication citoyenne

2) que la candidature soit un levier culturel pour le territoire. Sur ce point en particulier, Clermont-Ferrand est avantagée, car les autres villes françaises en lice sont déjà très équipées.

Lors de notre apéropéen, la discussion a ensuite glissé sur les bienfaits d’obtenir ce label au-delà de l’aspect culturel. Il a été rappelé que cette candidature apporterait également des bénéfices en termes de renouvellement urbain et de changement de l’image qu’une ville, un territoire peut avoir. Prenons par exemple les villes de Marseille ou de Lille, qui ont bénéficié d’un véritable changement et qui ont accompagné une réelle transformation de leur territoire, grâce au label.

Ce récit verra son commencement demain, vendredi 6 octobre, avec le lancement d’« Effervescences », dont l’objectif est de faire vivre tout le territoire, en favorisant les rencontres et échanges entre les différents acteurs, et en développant la vitalité culturelle et la richesse patrimoniale locales. Espérons aussi que ce large mouvement engagé pour cette candidature permettra de rendre l’Europe moins abstraite et lointaine pour les clermontois-e-s et puydomois-e-s.

Les Jeunes Européens Auvergne, acteurs pour la candidature de Clermont-Ferrand ?

Ces nombreux échanges autour de la candidature de notre ville pour devenir la 5ème ville française, Capitale européenne de la culture, témoignent d’un large soutien et des opportunités pour fédérer le territoire, bien au-delà de Clermont-Ferrand et du secteur de la culture. Enfin, il est à noter qu’au nom des adhérents des Jeunes européens Auvergne, j’ai réaffirmé notre soutien à cet ambitieux projet, et notre souhait d’en être acteur car nous sommes persuadés qu’au-delà de réunir les forces vives du territoire, cette candidature permettra également de parler plus facilement d’Europe et de culture.

 

Le lien : https://www.taurillon.org/clermont-ferrand-capitale-europeenne-de-la-culture-en-2028

La COP 21, le mot d’ordre d’une université d’été des jeunes européens réussie

Il y a deux semaines avait lieu l’université d’été des Jeunes Européens à Marseille. Le lieu était symbolique notamment car, il y a deux ans, Marseille était déjà au centre de l’Europe en étant la capitale européenne de la culture.

Le thème de cette année était la 21e Conférence des parties de la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques (COP 21), évènement de la fin d’année qui verra l’ensemble des pays du monde prendre position pour sauver notre planète. Au vu de l’histoire de Marseille, mais aussi de sa localisation, ville entre terre et mer, point d’arrivée de nombreuses migrations, la cité phocéenne ne peut qu’être concernée par le réchauffement climatique.

Cette université d’été a été très dense alliant ateliers thématiques, conférences et actions militantes de sensibilisation et de mobilisation à l’Europe et à la COP 21. Cela a été possible grâce aux organisateurs mais aussi aux nombreux intervenants (Climates, ENERGIES 2050, Animafac, le Parlement Européen des Jeunes et Erasmus Student Network) et à la « labellisation » COP 21 de l’évènement.
De la présentation des enjeux de la COP 21 à une simulation des réunions qui auront lieu en décembre, en passant par la politique européenne en matière de lutte contre le réchauffement climatique, les enjeux environnementaux ont été au cœur de ce weekend riche en apprentissages.

Atelier Université d'été des JE

Atelier Université d’été des JE – Crédits photos A.C.

J’ai eu par ailleurs la chance avec certains camarades de participer à un atelier sur les relations entre les différents Jeunes Européens en Europe avec la présence de la Présidente des Jeunes Européens Fédéraliste Europe (JEF-Europe), Pauline GESSANT. Lors de nos échanges, nous avons pu notamment évoquer les enjeux du futur congrès des JEF Europe.

Enfin, en tant qu’administrateur national des Jeunes Européens, j’ai participé aux différentes réunions statutaires lors desquelles nous avons notamment renouvelé nos instances. Ce renouvellement a vu la fin du mandat de la plus auvergnate des présidentes des Jeunes Européens, Chloé FABRE, qui n’a pas manqué dans son discours d’adieux de faire référence à sa belle région.

Assemblée Générale des Jeunes Européens

Assemblée Générale des Jeunes Européens – Crédits photos A.C.

Malgré la densité de l’évènement et le fait que cela a été ma première participation, le bilan personnel que je fais de cette université d’été est celui de l’échange et de la camaraderie entre les militants venus de la France entière avec qui on a pu échanger nos expériences!

Par ailleurs, de nombreuses discussions se sont engagées avec les camarades de Rhône-Alpes sur la future Tournée Jeunesse qui aura lieu à Lyon le 10 et 11 octobre et qui réunira les camarades de la nouvelle grande région Auvergne-Rhône-Alpes.

Enfin, j’ai pu rencontrer Hervé MORITZ, la cheville ouvrière du magazine des Jeunes Européens, « Le Taurillon », qui va fêter ses 10 ans, et qui à cette occasion souhaite se refaire une jeunesse avec les fonds récoltés grâce au crowdfunding Ulule (https://fr.ulule.com/letaurillondanslacourdesgrands/). Ce magazine euro-citoyen mérite d’être soutenu : il existe en 5 langues et fait la part belle à l’Europe en la rendant vivante et proche des citoyens. Alors comme moi, participer à financer ce beau magazine !

Campagne Ulule Le Taurillon

Campagne Ulule de financement du magazine « Le Taurillon » – Crédits photos « Le Taurillon »