Le Président a fait de la jeunesse sa priorité, que le PS en fasse autant !

Tribune du 29 mai 2015 co-écrite et publiée dans Le Huffington Post avec plusieurs jeunes responsables du Parti Socialiste, militants et sympathisants socialistes.

La fracture entre jeunesse et politique n’a peut-être jamais été aussi forte. Et ce sont les partis, y compris le nôtre, qui en portent la première responsabilité. Les jeunes ne sont ni idiots, ni égoïstes. Au contraire! Ils ont soif d’engagement: le succès du service civique et le nombre toujours en hausse d’adhérents à des associations en témoignent. La jeunesse s’engage, mais seulement là où elle a l’impression de servir une cause.

Pour cela, il faut avoir le courage de regarder la réalité en face. Notre parti vieillit, et ses méthodes avec lui. Pour lutter contre l’abstention et le sentiment d’abandon d’une part croissante de nos concitoyens, il nous faudra changer. Aujourd’hui réduit à n’être qu’une machine électorale, notre parti doit dès demain s’ouvrir largement et redevenir un lieu de débats et d’échanges, un lieu qui appartienne à tous, sympathisants, citoyens, et non pas à quelques-uns.

Nous n’oublions pas les luttes menées par ceux qui nous précédent: les militants qui ont des années d’expérience derrière eux sont une richesse inestimable. Les combats qu’ils ont menés, souvent avec succès, doivent être poursuivis. Mais avec un chômage de masse, les échecs électoraux qui se suivent et se ressemblent, avec la montée du Front National, qui demain reprendra le flambeau?

Ce parti, quelles que soient les orientations issues du congrès, est notre Maison Commune. Malgré ses défauts, nous y restons profondément attachés. Cet héritage que l’on nous lègue, c’est de notre responsabilité de l’entretenir de le rajeunir et de le redynamiser afin qu’il ne s’effondre pas sous le poids des années.

Crédit Elsa P. - Parti Socialiste

Crédit Elsa P. – Parti Socialiste

Nous devons, nous membres du PS, nous sympathisants, regarder la réalité en face: se couper de cette jeunesse, c’est se couper de l’avenir. Nous sommes condamnés à nous renouveler ou mourir. Le gouvernement et François Hollande agissent, mais c’est aujourd’hui à nous (jeunes) militants de prendre notre part pour aller de l’avant!

Organisons des rencontres citoyennes dans des cafés, ouverts à tous, sans distinctions. Allons chercher la jeunesse là où elle est, à la sortie des centres de formation professionnels, des entreprises, des universités et des terrains de sports. Écoutons-la, dans toute sa diversité, dans nos territoires ruraux, dans les banlieues et dans les villes. Donnons-lui les moyens d’agir, accordons lui une place.

Nous ne supportons plus que la jeunesse n’ait, sur les plateaux de télévision, sur les ondes des radios nationales, comme unique porte-parole, Marion-Maréchal Le Pen, députée du Front national. L’image de l’engagement des jeunes dans le débat politique ne doit pas se résumer à l’extrême-droite. Le FN mise sur la jeunesse. L’erreur des autres partis est de ne pas réagir.

La jeunesse doit devenir une priorité pour les socialistes, et ce quelle que soit la majorité issue du congrès! C’est une question de survie, autant pour notre parti que pour nos idées.

Ayons le courage d’abandonner un mode de fonctionnent dépassé qui nous tue chaque jour davantage.

Faisons le pari du renouvellement dans les idées et dans les pratiques!

Et ce ne sera possible qu’avec la jeunesse dans sa diversité, avec sa fougue, son énergie, ses qualités et ses défauts.

« On ne subit pas l’avenir, on le fait » disait Georges Bernanos. Alors faisons-le, ensemble!

Signataires:

Baptiste Ménard , secrétaire de la section PS de Templeuve

Anthony Courtalhac, secrétaire de section PS Romagnat

Louise Billard , Secrétaire Générale du MJS deux Sevres

Robin Gastaldi , Militant socialiste à Paris

Carla Bucero Lanzi , Animatrice Fédérale du MJS deux Sevres

Edwin Robert , militant socialiste à Paris

Tatiana Blanc, militante socialiste à Clermont Ferrand

Thomas Jacquelin , secrétaire de section de Ussel

Liés Messatfa , militant socialiste à Levallois Perret

Grégoire Potton, militant socialiste du Puy en Velay

Benjamin Santucci , militant socialiste à Paris

Benjamin Igranaissi , coordinateur du MJS 13eme arrondissement de Paris

Abir Adam , militant socialiste à Paris

Clément Laforge , conseiller municipal de Guichainville

Etienne Bard , militant socialiste à Paris

Xavier Labadens , militant socialiste à Paris

http://www.huffingtonpost.fr/baptiste-menard/francois-hollande-jeunesse_b_7460008.html

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Cérémonies du 8 mai : pour que l’Histoire ne se répète pas

Vendredi dernier, nous avons commémoré les 70 ans de la victoire des forces alliés sur le nazisme. Cette victoire fut celle de la liberté sur la dictature, celle de la tolérance sur le racisme et l’antisémitisme et celle des forces progressives sur les forces obscurantistes.

Force est de constater que la fête est un peu gâchée avec l’antisémitisme et le racisme, notamment accentué vers les musulman-es, qui refont surface.

En effet, l’extrême-droite nous a plus que jamais montrer son vrai visage lors de son triste défilé du 1er mai. Marine Le Pen a déversé un message de haine pire qu’à son habitude. Un discours qui a incité ses militants à se lâcher en violentant des journalistes ou en se transformant en milice en s’attaquant aux Femens. Ce jour là, c’est la liberté de la presse, la liberté d’expression et de manifester qui a été attaqué, ces libertés acquises grâce aux sacrifices de nombreux hommes et femmes français ou non, de toutes les confessions et de toutes les origines, que nous avons remercié en commémorant le 8 mai 1945.

Après le 11 janvier – événement manqué du soulèvement d’un peuple qui est fort quand il est uni dans sa diversité -, allons nous continuer à laisser monter cette intolérance dans notre société ? Le FN et ses partis frères européens disséminent petit à petit un virus. N’oublions pas que ces partis ne sont ni plus ni moins que les ancêtres des forces obscurantistes des années 30, celles qui ont entraîné la 2nde Guerre Mondiale. Ce virus va-t-il continuer à prospérer sans réactions?

Mémorial de la Déportation à Paris - crédits A.C.

Mémorial de la Déportation à Paris – crédits A.C.

Le 8 mai doit nous rappeler à nos mauvais souvenirs et ne pas oublier que l’Histoire peut toujours se reproduire si on ne chasse pas les indices d’une possible répétition. C’est dans ce sens que plus de 1.000 anciens combattants de la Résistance ont été décorés de la Légion d’honneur. Comme l’a rappelé notre Président de la République lors de son discours, “aujourd’hui, ce sont eux qui nous parlent de l’espérance de la Résistance, car la victoire du 8 mai n’a pas été la suprématie, la domination d’une nation sur une autre, elle a été la victoire d’un idéal sur une idéologie totalitaire.”

À quelques jours de la panthéonisation de 4 résistants qui étaient de vrais patriotes et qui se sont battus pour une France Libre, tolérante et ouverte sur le monde, nous nous devons de réagir. Cette panthéonisation sera le dernier événement de l’année pour rendre hommage à ces hommes et femmes morts pour la France, morts pour une Europe de la paix et un monde où l’on peut vivre tous ensemble.

Enfin, je me félicite  que François Hollande ait rendu hommage aux nombreux jeunes qui s’investissent dans le Concours National de la Résistance et de la Déportation. Il est important que le Président veuille démocratiser ce concours, comme je l’expliquais dans mon article de l’été dernier. Ce concours, auquel j’ai participé au lycée, permet aux enseignants mais aussi à des anciens résistants ou déportés de transmettre la mémoire de la Seconde Guerre mondiale aux nouvelles générations. A travers ces témoignages, c’est le sens de ce que doit être l’engagement pour l’intérêt général qui est illustré. Et comme l’a dit F. Hollande : “on passe beaucoup de concours dans sa vie, mais peut-être que le plus beau, c’est le Concours de la Résistance”.

Sport, éducation, laïcité: les clés du bien vivre-ensemble

Tribune du 6 février 2015 co-écrite et publiée dans Le Huffington Post avec plusieurs jeunes responsables fédéraux du Parti Socialiste, militants et sympathisants socialistes.

La France du vivre ensemble a subi une véritable attaque, le 7 janvier. Attaque contre ses valeurs, attaque contre ses idéaux.

La réponse à ces événements tragiques ne s’est pas fait attendre et les rassemblements citoyens et spontanés se sont multipliés dans toutes les villes et villages de France. Les images du 11 janvier resteront pour longtemps dans les mémoires.

Mais ces événements ont été l’occasion de reprendre conscience que le vivre ensemble n’est plus acquis, qu’il est fragile, qu’il ne repose pas que sur la religion ou les choix politiques.

Nous nous devons de tout faire pour recréer un idéal commun qui rassemble les Français au-delà des clivages politiques pour construire ensemble un avenir commun.

Face aux Français et aux Françaises, nous devons faire preuve d’écoute, d’empathie et surtout garder l’esprit ouvert et ne pas fuir nos responsabilités. Il y a des colères saines, il faut juste savoir les entendre et surtout les écouter.

Cela passe par plusieurs éléments : le respect du principe de la laïcité, la priorité à l’éducation, recréer du vivre ensemble notamment à travers le sport et repenser notre citoyenneté.

Notre devise républicaine « Liberté, Egalité, fraternité » est souvent mise à mal, Notre modèle de société ne produit plus d’équité, il reproduit des inégalités : la France est aujourd’hui parmi les pays européens où l’injustice se fait le plus sentir dès la naissance et ne s’atténue pas lors de l’entrée à l’école.

Nous devons accompagner les citoyens dans un parcours éducatif, professionnel avec les choix, les complexités, les possibilités de chacun.

L’école est un formidable outil : servons nous-en ! L’Éducation Nationale est un relais évident dans l’apprentissage et la défense des valeurs qui rendent possible le vivre ensemble.

Le droit à l’éducation, libre, gratuite, universelle et laïque est un des piliers fondateurs de notre République. Cette idée que tous les enfants, sans distinction nationalité, de couleur, ou de niveau de revenus de leur famille ont le droit à la même éducation, et qu’a travers elle, ils puissent s’émanciper. Trouver leur voie.

Mais aujourd’hui nous avons encore malgré les réformes fortes entreprises ses trois dernières années, un système à deux vitesses.

Ce n’est pas notre vision d’une éducation qui se doit d’être universelle.

C’est pourquoi, pour lutter contre l’échec scolaire et permettre à tous de concrétiser la promesse d’Égalité inscrite sur les frontons des bâtiments de la République, nous proposons de permettre aux enfants qui en ont le plus besoin de prendre des cours de soutien scolaire à l’école pour lutter contre le développement d’une inégalité due aux cours particuliers privés réservés aux familles les plus aisées.

Nous ne devons pas oublier les difficultés là où elles sont les plus visibles, dans les salles de classes. Parce que nos professeurs ne peuvent pas être partout, il nous faut plus d’auxiliaires d’éducation dans les classes. Pour les élèves en difficulté, mais aussi pour ceux dont le handicap nécessite une prise en charge car il est inacceptable que nous laissions sur le bord du chemin une grande partie de ces élèves.

L’École de la République n’est pas, n’a jamais été qu’un simple lieu de transmission de connaissances, c’est aussi le lieu de l’apprentissage de la citoyenneté et du vivre ensemble.

Nos écoles doivent donc garantir aux enfants leur sécurité. Il est inacceptable que la parole raciste, homophobe, antisémite voir pro-djihadiste puisse se développer sans être sanctionnée.

Il faut être ferme et ne tolérer aucune libéralisation de la parole haineuse, xénophobe, discriminante au sein des établissements scolaires.

Il est donc nécessaire que, dès le primaire, les instituteurs expliquent aux enfants ce qu’est la morale républicaine, expliquer les valeurs fondamentales de notre République qui sont la tolérance, la liberté d’expression, la laïcité, la fraternité et l’égalité entre les sexes et les individus.

La laïcité, au même titre que l’égalité et la liberté, est un pilier du bien-vivre ensemble et doit donc à ce titre être défendu.

Le devoir de la France c’est aussi de permettre à tous les citoyens d’exercer leur foi dans des lieux de cultes spécifiques et respectueux de leurs croyances.

Par ailleurs, nous proposons qu’un enseignement laïc du fait religieux s’effectue à l’école, de même que nous défendons l’idée de la création d’une journée nationale de la Laïcité…

Le sport fait partie intégrante de notre vie et est un des vecteurs indispensables pour le vivre-ensemble. En effet, il véhicule des valeurs allant du dépassement de soi à l’esprit d’équipe, en passant par l’entre-aide, et le respect.

Ainsi, quoi de plus fédérateur que le sport pour unifier nos forces, nos différences qui les années passées ont apportées tant de joies et d’espoir à nos concitoyens. La génération dorée en football « black, blanc, beur », vainqueur de la coupe du monde en 1998, et du championnat d’Europe en 2000. Que dire de cette équipe de handball, qui, depuis plus de 20 ans trust tous les podiums, avec son formidable patchwork culturel.

Nous devons donc développer au maximum les sports mixtes et ce dès le plus jeune âge. Cela, permettra aux jeunes d’appréhender le travail en équipe, la solidarité homme-femme, le vivre ensemble.

Ainsi, nous proposons, pour les sportifs qui au-dessus d’un certain salaire (plus d’un million d’euros par exemple), de payer un impôt supplémentaire à leur fédération. Pour les salaires plus modestes, les athlètes à la retraite auront un devoir de transmission du « savoir-faire » en aidant leur fédération en participant aux développement des jeunes pousses, dans le travail mental, et apporter leur expérience du terrain, cela pourrait également se traduire dans les écoles grâce à la réforme des rythmes scolaires. Le but final est créer une cohésion entre les générations, pour la transmission de l’histoire de leur sport, des valeurs véhiculer du maillot français, afin de former des athlètes alertes des enjeux internationaux, et fiers de porter les couleurs bleu-blanc-rouge.

Le bien vivre-ensemble passe aussi par la mise en place d’un réel parcours citoyen basé sur le service civique et la création d’un statut de pré-majeur.

Sur le Service civique, nous nous félicitons de la déclaration du Président de la République, lors de sa conférence de presse du 5 février 2015 et souhaitons que le service civique devienne universel avec une revalorisation de l’indemnité versée aux jeunes.

Par ailleurs, nous militons pour la création d’un statut du pré-majeur qui permettrait un passage plus progressif vers l’âge adulte avec le droit de vote à 16ans pour les élections locales mais aussi la possibilité de faciliter la création d’associations.

Nous jeunes socialistes pensons que le vivre ensemble n’est pas insurmontable. Il sera possible qu’avec la priorité donnée à l’éducation à travers nos écoles, et en se servant du sport et des associations comme facilitateur, comme lieu de rencontres et de brassage des classes sociales permettant de rassembler les citoyens et de faire de leurs multiples différences une richesse, une force.

Non le vivre ensemble n’est pas une vieille lune mais c’est une nécessité pour l’avenir de notre société. Respectons l’autre, respectons nos différences.

Ayons le courage et l’audace et de la volonté politique, nous femmes et hommes de gauche, de faire du bien vivre ensemble une réalité !

 

SIGNATAIRES:

Anthony COURTALHAC, secrétaire de la section PS de Romagnat (Puy-de-Dôme)

Baptiste MENARD, secrétaire de la section PS de Templeuve (Nord)

Carla BUCERO LANZI, animatrice Fédérale du MJS Deux Sèvres

Nicolas SANSSOUCI, militant PS (Meurthe-et-Moselle)

Clément LAFORGE, conseiller Municipal de Guichainville (Eure)

Thomas LUQUET, militant PS (Paris)

Mathieu FRANCO, militant PS (Paris)

http://www.huffingtonpost.fr/baptiste-menard/vivre-ensemble-education-laicite-sport_b_6630326.html

L’Auvergne, terre d’accueil pour les entrepreneurs du Nouveau Monde

Depuis quelques jours, la 3ème édition du « New Deal Auvergne Nouveau Monde » a été lancée. Initiative unique en France, elle a pour objectif de soutenir l’emploi et l’entrepreneuriat sur le territoire, en offrant un logement à toute personne souhaitant s’installer en Auvergne qui réponds à une des offre d’emploi ou de reprise d’entreprise proposée.

New Deal d'Auvergne Nouveau Monde

New Deal d’Auvergne Nouveau Monde

Cette bonne initiative, qui est une réussite depuis deux ans, est la plus médiatisée et connue de la « boite à outils » auvergnate permettant ainsi d’être une véritable terre d’accueil pour les entreprises.

En effet, depuis dix ans, la Région Auvergne se donne les moyens d’être attractive que ce soit en terme de tourisme, d’entrepreneuriat, d’accueil des étudiants ou de jeunes actifs en misant sur un cadre de vie idéal pour s’épanouir.

Pour cela, elle a mené de nombreuses réflexions avec le tissu économique, social et industriel pour se doter d’outils pouvant s’adapter aux différents types entrepreneuriat (reprise d’entreprises, création d’entreprise, TPE-PME, TPI-PMI, entreprises innovantes, SCOP…).

Cela s’appuie sur trois piliers :

  • les aides financières telles que la bourse innovation création, le fonds d’investissement Auvergne Durable (FIAD), le fond régional de garantie, le fond de restructuration mais encore le fond régional innovation Cluster.
  • les aides administratives consistant à accompagner, soutenir, organiser, conseiller les entreprises à travers des organismes tels que l’Agence Régionale de Développement des Territoires d’Auvergne (ARDTA), Agence Régionale de Développement Économique (ARDE) mais aussi avec la CCI ou Auvergne Active.
  • et les aides de structures en investissant notamment dans le déploiement du très haut débit dans toute la Région d’ici 2017 et en particulier les zones d’activités, pôles d’excellence et pépinières d’entreprises en fibre optique.

Mais il ne faut pas oublier aussi que la Région Auvergne soutient fortement entrepreneuriat des étudiants auvergnats en particulier à travers le Pôle Entrepreneuriat Étudiant Auvergne et le Prix Etudiant Entrepreneur.

Grâce à tout cela, l’Auvergne devient attractive et est une véritable terre d’accueil pour développer l’esprit d’initiative et d’innovation que notre Pays a besoin et ainsi relever les nombreux défis qui se posent à lui notamment en termes d’emplois.

Pour conclure, j’aimerais prendre l’exemple de mes amis Nicolas Ayrald et Yannick Jouve, jeunes diplômés clermontois, et leur co-entrepreneur José Neves. Grâce aux nombreuses aides et soutiens de la Région mais aussi des différents partenaires économique du Département, ils ont pu créer leur entreprise RABELOS, qui importe aujourd’hui de l’huile d’olive portugaise bio de haute qualité.

Cette entreprise porte une symbolique forte de part sa création sur le territoire d’Auvergne : aujourd’hui en quête de migrants économiques de France et internationaux avec « Auvergne Nouveau Monde », hier une région terre d’accueil pour de nombreux portugais exilés sous la dictature Salazar ou venus travailler à Michelin pour une vie plus prospère.

ZOOM sur RABELOS  « Explorateurs de gouts »

Société créée en 2014 par Nicolas AYRALD,Yannick JOUVE (jeunes diplômés de l’Ecole de Management de Clermont-Ferrand) et José NEVES (chef d’entreprise, Président de l’association de Portauvergnats et Président de l’Institut des métiers), Rabelos cherche à faire découvrir des produits portugais de qualité souvent méconnus.

Les huiles d'olives de Rabelos

Les huiles d’olives de Rabelos

Dans un premier temps spécialisée dans l’huile d’olive bio, l’entreprise ne s’interdit plus d’importer d’autres produits portugais, toujours dans une volonté de goûts nouveaux et de produits de qualités.

En effet, forte du succès de l’huile labellisée bio sur les foires, les marchés et certains restaurants gourmets auvergnats, elle est aussi vendue hors de la Région notamment en Ile-de-France.

Le petit plus de l’entreprise Rabelos ? Une volonté de transparence et de pédagogie sur la provenance des produits face à de nombreux concurrents qui utilisent des mélanges d’huiles d’olives pour que chacun puisse devenir un « explorateur du gout ».

Rentrée 2014 : L’éducation des jeunes une priorité toujours aussi forte

Article publié sur facebook le 4 septembre 2014

Comme à chaque rentrée scolaire nous avons le droit à une liste de mauvaises nouvelles mais nous n’avons jamais les bonnes nouvelles, et pourtant, depuis deux ans, elles sont nombreuses.

Parc de Romagnat – crédit A.C.

Loin du coup médiatique de certains préférant être des oiseaux de mauvais augures pour briller quelques minutes dans les médias, loin de la polémique qu’essayent de créer la droite dure sur notre nouvelle Ministre de l’Éducation, reposons certaines réalités.

Le candidat François Hollande n’avait pas fait l’impasse dans ses 60 propositions sur les difficultés des jeunes et des parents fassent aux coûts des études : propositions n°36 à 40. Deux ans après, où en sommes-nous ?

 Concernant les étudiants, la lutte contre la précarité est effective avec :

  • La revalorisation de l’ensemble des bourses chaque année depuis 2012 ;
  • La création d’un nouvel échelon de bourse (0bis) qui permet à 132 500 étudiants issus de la classe moyenne de bénéficier d’une bourse de 1 000 euros ;
  • La création d’un nouvel « échelon 7 » permettant la revalorisation de 15 % (soit + 800 euros par an) des bourses des 30 000 étudiants issus de familles aux revenus les plus faibles ;
  • La création de 2 000 allocations d’autonomie comprises entre 4 000€ et 5 500 euros pour des jeunes en situation d’autonomie avérée ;
  • La revalorisation des stages qui devient obligatoire à partir de deux mois et qui est revalorisée de plus de 20% ;
  • l’accès facilité aux aides au logement pour la rentrée 2014, sans oublier le plafonnement des frais d’agences.

Concernant les écoliers, collégiens et lycéens, cette année voit encore une revalorisation de l’allocation de rentrée scolaire permettant aux parents de subvenir aux dépenses d’équipements de leurs enfants. Mais à cela, s’ajoute la mise en place de liste de fourniture scolaire responsable. Cette liste doit être élaborée en concertation entre les équipes pédagogiques et les parents. Elle a comme double objectif de préserver le pouvoir d’achat et de réduire le poids des cartables.

 Mais je pourrais aussi vous parler :

  • de la création de 60 000 postes à l’Education Nationale, initiée dès 2012,
  • du grand plan pour le numérique à l’Ecole,
  • de la réforme des rythmes scolaires,
  • ou de la scolarisation des enfants de moins de 3 ans qui ont souvent fait l’actualité.

 

Toutes ces actions n’ayant pour but que d’améliorer la réussite scolaire de tous et l’ouverture sur le monde de nos futurs citoyens.

Toutes ces mesures ont un coût élevé pour notre pays mais c’est un investissement sur notre jeunesse afin d’améliorer leurs conditions d’études. Il est bon de noter par ailleurs qu’aucun autre poste du budget de l’État n’a bénéficié d’une telle augmentation de ses crédits au cours de ces trois dernières années. Cela montre que la Jeunesse est bien la priorité du Gouvernement et cela même dans une période difficile où l’on réduit les dépenses.

 De plus, les collectivités de gauche agissent réellement en faveur des jeunes. Par exemple, le Conseil général du Puy-de-Dôme mets en place cette année une aide pour que la cantine des collégiens coûte moins cher.

Le Conseil régional d’Auvergne n’est pas en reste avec la mise à disposition de manuels scolaires pour les 50 000 lycéens et apprentis auvergnats (coût : 330 000 euros), comme le Conseil général a pu le faire il y a plusieurs années dans les collèges. Ces différentes mesures ont pour but de rendre l’éducation accessible au plus grand nombre malgré la crise qui touche de très nombreuses familles.

 Mais nous devons aller plus loin en mettant en place un service civique obligatoire qui permettra à chaque jeune d’agir pour son pays, d’apprendre la coopération/solidarité et la vie en communauté en s’appuyant sur les différences.

De plus, il serait de bon ton de remettre en place des cours d’éducation civique à l’école primaire, dès le plus jeune âge, afin d’expliquer les droits et devoirs du citoyens franco-européen ainsi que le fonctionnement des différentes instances politiques afin d’avoir de futurs citoyens éclairés. Les jeunes sont très demandeurs de connaissances mais aussi de reconnaissance. Cela passera par leur sensibilisation et leur intégration au fonctionnement de notre République.

La Gauche investit sur la jeunesse,  lui fait confiance et mets en place différents dispositifs permettant une équité face à l’enseignement entre les différentes catégories de jeunes.