Contre la mort du sport pour tous !

En entraineur de l'US Val de Couze Chambon

En entraineur de l’US Val de Couze Chambon – Crédits photos Thierry. R

J’ai signé la Pétition « Sport pour tous, tous pour le sport du Conseil National Olympiques et Sportifs Français (CNOSF) », qui s’oppose à une politique menée par le Gouvernement, en matière sportive. Je vous invite à en faire de même et à prendre du temps pour lire l’étude « les effets du mouvement sportif sur la société française et son économie ». Elle estime que le mouvement sportif français pèse 11,69 milliards d’euros, hors valorisation de la ressource humaine bénévole, appréciée dans une fourchette située entre 5 et 10 milliards d’euros.

 

Au-delà de cette signature, je tenais à rappeler certains éléments.

Le Gouvernement a annoncé fortement baisser le budget dédié au sport lors du débat budgétaire (loi de Finances 2019), quelques jours après le congrès du CNOSF qui a réuni 82 fédérations dont 34 olympiques (sur 36) et 65 comités régionaux et départementaux Olympique et Sportif (CROS et CDOS). Cela est tout bonnement inadmissible.

Du « formidable » concernant l’obtention des Jeux olympiques et paralympiques en 2024, nous passons au « désastre ».

Paris 2024 correspond au grand objectif du sport français d’atteindre 80 médailles olympiques. Comment atteindre cet objectif dans 6 ans quand, dans le même temps, il y a une baisse du budget des Sports pour 2018 de 7% et une annonce de baisse de plus de 6% pour 2019 ? Sans parler de la suppression de 1 600 postes d’éducateurs sportifs. C’est tout simplement impossible.

Bénévole associatif et notamment sportif à différents niveau, joueur, entraineur puis responsable depuis très jeune, je sais ce que le milieu sportif peut apporter. J’invite nos responsables politiques à venir y faire plus qu’un tour pour qu’ils se rendent compte de l’investissement de milliers de français pour nos jeunes.

Match de l'ASR Handball 2ème tour de la coupe de France

Match de l’ASRomagnat Handball 2ème tour de la coupe de France – Crédits A.C.

Sans ces milliers de clubs, grands ou petits, nous ne pouvons pas avoir de champions. Faut-il rappeler que tous, avant d’être des professionnels et de grands champions, sont passés par ces petites structures ? Des clubs qui structurent des villages ruraux, des villes et des quartiers populaires en permettant de tisser du lien social. Je tiens à rappeler au Gouvernement que les clubs sportifs amateurs ne sont pas utiles seulement pour faire un coup de communication à l’Elysée. Ils sont utiles pour former, porter, supporter et enfin sortir de nombreux jeunes prodiges comme N’Golo Kanté, qui jusqu’à 20 ans jouait en amateur.

En allant sur le terrain, ils verraient que c’est bien plus que du sport, c’est une école de la vie où l’on nous transmet des valeurs et où l’on forme des citoyens. Je n’arrive pas à comprendre le but de baisser les moyens alors qu’on vient d’obtenir l’organisation des JO.

Le sport est une véritable politique publique très bénéfique pour notre pays. Malheureusement, certains veulent assécher le mouvement sportif, le privatiser, dans ce culte de l’argent, empêchant ainsi que chacun et chacune, d’où qu’il ou elle vienne, ait accès au sport, qu’il soit de loisir ou de haut niveau.

La gauche au Gouvernement a toujours intégré le sport comme une véritable politique publique : De la célèbre taxe dite « Buffet » sur les droits de retransmissions sportives allant aux milieux amateurs, à l’accueil de nombreux évènements sportifs européens et international, la hausse de 20% des crédits pour le développement de la pratique sportive adaptée, la reconnaissance du sport comme un « facteur de prévention santé »  et la lutte contre le dopage.

Face à la montée en puissance de l’obésité, de la sédentarité et de l’individualisme, si la solution qu’apporte le gouvernement est de mettre à mal l’activité sportive et de laisser les gens dans leur canapé, je ne sais pas à quoi va ressembler notre société dans quelques années.

Pour conclure, je citerai un grand sportif Kévin Mayer, récent recordman du monde du décathlon, car je partage totalement ses interrogations : « J’ai peur pour l’avenir du sport français. J’ai toujours eu l’impression qu’on voulait de grands sportifs, mais qu’on ne s’en donnait pas les moyens ».

Match ORCA - Sassenage (stade M.Brun)

Match ORCA – Sassenage (stade M.Brun) – Crédits photos A.C.

 

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Bernard Cazeneuve : un Homme d’Etat dont la France a besoin

Il y a une semaine, un grand Homme tirait sa révérence à l’Assemblée Nationale. En effet, il ne se représentera pas pour un 4ème mandat de député afin de laisser la place à une nouvelle génération, passant ainsi des paroles aux actes.

Il est la révélation du quinquennat de F. Hollande. En effet, personne ne le voyait devenir ministre et encore moins Premier ministre. L’ex-député-maire de Cherbourg, quinqua avec une image de pince-sans-rire, est  un homme brillant avec un art de la petite phrase et  de la répartie qui n’a rien à envier au Président.

B.Cazeneuve au 121ème congrès des sapeurs pompiers -crédits photos Perrin JC

B.Cazeneuve au 121ème congrès des sapeurs pompiers -crédits photos Perrin JC

Le couteau suisse du Gouvernement,  qui a été ministre délégué aux Affaires européennes puis ministre délégué au Budget, et enfin ministre de l’Intérieur a réussi partout où il est passé forçant parfois l’admiration de ses collègues. Face à toutes les épreuves – tant la crise européenne, que la situation post-Cahuzac ou encore les attentats -, il a su être à la hauteur de la fonction en mettant toujours en avant l’intérêt général.

D’ailleurs sur l’Europe, Bernard Cazeneuve a  une position ancienne et constante prônant une « autre Europe » plus démocratique, moins libérale et plus solidaire entre les Etats-membres sur laquelle je le rejoins totalement. C’est pourquoi, en 2005, il était un fervent opposant au traité constitutionnel européen, puis au traité de Lisbonne en 2008 qui, pour lui, étaient le divorce assurée des peuples avec l’Europe. Avec du recul, on peut voir qu’il avait raison.

Enfin, mitterrandien tant sur le fond que sur la forme, il croit en l’intelligence des citoyens et leur civisme pour protéger la République. En témoigne son dernier discours à l’Assemblée : brillant, comme à son habitude mais aussi émouvant ce qui l’est beaucoup moins, dans lequel il y a rappelé le bilan de notre quinquennat.

Dans cette période trouble où notre République est en grand danger, cela devrait pouvoir inspirer certains.

A titre plus personnel, c’est une fierté d’avoir pu le rencontrer et de faire partie de la même famille politique.

Pour conclure, j’espère que le camarade Bernard Cazeneuve ce grand serviteur de la République restera présent sur la scène nationale dans les années à venir car je crois qu’il a un rôle majeur à jouer.

Bernard Cazeneuve et moi en 2012 pour un meeting à Veyre-Monton

Bernard Cazeneuve et moi en 2012 pour un meeting à Veyre-Monton

8 mars : trois ans d’avancées pour l’égalité femme-homme

Comme chaque année, j’ai participé, aujourd’hui 8 mars, au rassemblement place de Jaude consacré à la journée internationale des droits des femmes.

Cette année, il y avait moins de monde que l’année dernière malgré le beau temps et les élections départementales arrivant. Habituellement, en périodes d’élections, les soutiens de l’égalité femme-homme fleurissent autant que les supporters des clubs sportifs et des associations culturelles.

Rassemblement pour la journée internationale des droits des femmes - Crédits photos A.C.

Rassemblement pour la journée internationale des droits des femmes – Crédits photos A.C.

Le nouveau mode d’élection pour les départementales, voulu par la gauche en 2012, imposant la parité intégrale dans l’assemblée avec un vote pour un binôme homme-femme aurait du d’autant plus mobiliser que ce soit pour se féliciter de ce nouveau mode d’élection que pour continuer la lutte pour l’égalité de traitement femme-homme.

En ce 8 mars, nous pouvons faire un bilan de presque 3 ans, depuis l’arrivée de la gauche au pouvoir, de l’action gouvernementale en faveur de l’égalité femme-homme.

La gauche au pouvoir, c’est la mise en place de la gratuité de la contraception pour les mineures, du remboursement intégral de l’IVG et de la mise en place d’outils d’informations en particulier le site ivg.gouv.fr.

La gauche au pouvoir, c’est aussi la lutte contre les violences faites aux femmes : renforcement du numéro d’écoute et d’information pour les victimes (3919), création de 1600 places d’hébergement d’urgence et le lancement d’un plan national de formation de tous les professionnels concernés (médecins, forces de l’ordre, avocats…) pour qu’aucune violence déclarée ne soit prise à la légère et ne reste sans réponse.

La gauche au pouvoir, c’est aussi favoriser l’accès des femmes aux responsabilités avec comme première mesure la mise en place d’un gouvernement paritaire. Mais aussi en réformant le conseil général avec la création d’un binôme de candidats paritaire pour permettre que, dès fin mars, les femmes représentent la moitié des conseillers départementaux, contre 13,9% avant la loi.

La gauche au pouvoir, c’est aussi la lutte contre les inégalités professionnelles et l’accès à l’emploi. Cela passe maintenant par la mise en place d’un plan d’action ou d’un accord négocié pour faire progresser l’égalité femme-homme dans 79% des entreprises de plus de 1000 salariés aujourd’hui. Mais la lutte se traduit aussi par un contrôle des entreprises et par la sanction de celles ne respectant pas leurs obligations en matière d’égalité femme-homme. Enfin, un véritable soutien à l’entreprenariat féminin s’est développé par l’accompagnement de celles qui souhaitaient créer ou reprendre une entreprise. On pourra notamment évoquer le fond de garantie qui a permis de financer 50 millions d’euros d’investissement.

La gauche au pouvoir n’a pas oublié le soutien aux familles monoparentales en difficulté, qui sont bien souvent des femmes, en expérimentant une garantie d’impayés de pensions alimentaires pour soutenir  financièrement le parent qui ne parvient pas à obtenir le paiement d’une pension alimentaire après une séparation. On pourra évoquer aussi la mise en place une hausse de 25% sur 5 ans de l’allocation de soutien familial versée aux parents isolés (737 000 familles monoparentales en sont bénéficiaires).

Enfin la gauche au pouvoir agit pour le développement et la mise en valeur du sport féminin avec notamment la mise en place de plans de féminisation par 74 fédérations sportives  et le doublement de la part du sport féminin dans l’ensemble des retransmissions sportives depuis 2012 grâce aux efforts conjoints des acteurs du sport et des médias.

Nous avons donc de nombreuses raisons de nous féliciter des avancées dans l’égalité femme-homme depuis que la gauche est revenue au pouvoir. Nous ne devons pas pour autant arrêter la lutte. C’est ce que font tous les jours des associations féministes, des citoyens mais aussi de nombreuses collectivités territoriales comme par exemple la ville de Clermont-Ferrand avec l’organisation d’une semaine dédiée aux droits de la femme.

Et pour finir cette journée, rien de mieux que d’avoir assisté, en supporter régulier, à la victoire des filles de l’Ovalie Romagnatoise Clermont Auvergne qui sont en tête de leur championnat de rugby et qui, depuis des dizaines d’années, développent le rugby féminin dans la région (aussi nationalement, avec les nombreuses internationales qui sont passées par Romagnat). J’avais pu d’ailleurs, il y a quelques mois, évoquer leur labellisation « Femmes et Sport » à l’occasion de leurs 40 ans d’existence et 20 ans après son premier titre de championne de France.

Match ORCA - Sassenage (stade M.Brun) - Crédits photos A.C.

Match ORCA – Sassenage (stade M.Brun) – Crédits photos A.C.