La planète nous donne la vie. Que lui donnons nous en retour?

Le jour du dépassement, c’était hier, jour où l’humanité a
consommé toutes les ressources que la planète peut produire en une année. Notre empreinte écologique a dépassé la capacité de la Terre.

L’empreinte écologique caractérise la surface de la Terre utilisée par l’Homme pour pêcher, élever, cultiver, déboiser, construire et brûler des énergies fossiles. La biocapacité, quant à elle, représente la surface de la planète nécessaire pour faire face à ces pressions.

Depuis, aujourd’hui, nous vivons donc à crédit et cela pour 5 mois. En 20 ans, nous avons perdu deux mois d’autonomie.

image COP 21 jeunes pousses PSMalheureusement, depuis un an le gouvernement détricote cinq ans de mesures (loi biodiversité, loi transition énergétique, COP21…) pour protéger l’environnement et permettre de passer à une société éco-responsable avec une politique incitative et non punitive qui avait donné des outils aux citoyens pour agir.

Fort heureusement, chacun peut à son niveau agir pour protéger la planète. Ce changement de nos habitudes, en plus de protéger la planète, sont bénéfiques pour notre santé, pour les petits commerces et souvent aussi pour notre porte monnaie.

Contrairement à ce qu’on a voulu nous faire croire le développement durable n’est pas néfaste pour l’économie bien au contraire. S’il est besoin d’un exemple, le pays qui a investi le plus dans la transition écologique est la Chine.

En consommant des produits locaux et de saison, en prenant quand c’est possible les transports en communs au lieu de la voiture, en réduisant nos déchets, en achetant des produits en vrac et surtout en ne jetant pas ses déchets en pleine nature.

C’est donc un tout nouveau mode de réflexion et de fonctionnement qui s’ouvre devant nous, et, peut-être  qu’en agissant, le gouvernement se sentira obligé d’agir aussi.

La ferme Bellonte de St Nectaire

La ferme Bellonte de St Nectaire – crédits photos TBlanc

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Trois questions à Bruno VUILLEMIN, gérant de l’entreprise Auvergne Energie Solutions

A un mois du lancement de la COP 21 à Paris, j’ai souhaité mettre en avant une personne très investie dans le développement durable : Bruno Vuillemin, gérant de l’entreprise Auvergne Energie Solutions.
En cette année où le changement climatique s’exprime plus que jamais à travers de nombreuses catastrophes et où l’on parle beaucoup d’écologie et de développement durable, il m’a semblé utile de mettre en avant cette entreprise, qui agit, depuis des années, dans le sens de la lutte contre le réchauffement climatique. Bonne lecture !

Installation photovoltaïque - Crédits photos AES

Installation photovoltaïque – Crédits photos AES

  • Bruno, tu es le gérant et créateur d’Auvergne Énergie Solutions, peux-tu nous expliquer pourquoi cette entreprise et quelles en sont ses objectifs ?

Auvergne Energie Solutions est un bureau d’études thermique et fluides bâtiment.
Dès sa création en octobre 2005 (10 ans déjà !), nous avons privilégié l’efficacité énergétique des bâtiments. Notre ambition est d’être un partenaire reconnu, régionalement, pour la conception et l’exploitation de bâtiments sobres en énergie.
Notre spécificité est de disposer d’une triple expertise dans le domaine des économies d’énergie :
• La réalisation d’audits énergétiques, pour conseiller les propriétaires qui souhaitent réaliser des économies d’énergie ;
• La réalisation de missions de maîtrise d’œuvre, c’est-à-dire la conception et la mise en œuvre d’équipements techniques performants, d’installations d’énergies renouvelables ;
• La réalisation de missions de suivi d’exploitation, pour aider les propriétaires à obtenir le meilleur rendement de leurs installations.

Logo de la COP 21

Logo de la COP 21

  • A quelques jours du rassemblement sur la COP 21, qu’en espères-tu pour
    lutter contre le changement climatique et la protection de l’environnement ?

J’espère, à titre personnel, que des engagements forts et contraignants seront pris car je pense qu’il est déjà presque trop tard pour empêcher un emballement des problèmes environnementaux.
Ma culture scientifique – je suis ingénieur de formation – ne me permet pas de douter des résultats des membres du GIEC (Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat) qui nous annoncent depuis de nombreuses années un changement climatique violent, causé par l’activité humaine, si les rejets de CO2 dans l’atmosphère ne sont pas réduits. Je suis persuadé que la nature ne pourra pas s’adapter à un changement climatique trop rapide, et que les conséquences sur notre santé, notre alimentation, seront terribles, surtout pour les plus pauvres d’entre nous, soit quelques milliards d’humains.
Je voudrais également rappeler l’étude du club de Rome datant de 1972 qui, alors même qu’à cette époque le réchauffement climatique n’était pas encore identifié comme une menace pour l’humanité, prédisait à partir de modèles scientifiques un « effondrement » au cours du 21e siècle dans presque tous les scénarii étudiés. Les autres sujets environnementaux – pollution des sols, des mers, perte de la biodiversité… – sont préoccupants, mais la lutte pour contenir le changement climatique, à cause du risque d’emballement, reste à mes yeux le plus urgent à traiter.
Financer les investissements pour répondre à cet objectif de réduction des rejets de gaz à effet de serre est tout l’enjeu. Des signes positifs existent : par exemple, la recherche et l’investissement dans le photovoltaïque explosent. Et les rapports montrant que l’inaction coutera à termes plus cher que le financement des mesures à prendre pourraient décider le monde de la finance qui dicte sa loi à ne plus faire d’obstructions.
Barack Obama et les dirigeants de la Chine – en proie à des pollutions spectaculaires – affichent une volonté certaine. Le meilleur reste possible.

  • Enfin, que peut-on te souhaiter pour l’avenir de ton entreprise et par
    conséquence du tien ?

L’activité dans la construction en France est aujourd’hui au plus bas, même si nous observons depuis quelques mois une reprise des appels d’offres d’études. J’avais pronostiqué ces dernières années un démarrage en force des travaux liés aux économies d’énergie dans les bâtiments existants, en plein cœur de notre métier et de notre savoir-faire. Faute de financement, l’objectif annoncé depuis plusieurs années de rénover thermiquement 500 000 logements par an est très loin d’être atteint. Pour donner une bouffée d’oxygène à notre secteur économique, et pour lutter contre le changement climatique, je souhaite que l’on passe enfin de la parole aux actes.

Logo Auvergne Energie Solutions - Crédits photos AES

Logo Auvergne Energie Solutions – Crédits photos AES

Une révolution pacifique est en marche avec la loi sur la transition énergétique pour la croissance verte

Ce mercredi, le projet de loi relatif à la transition énergétique pour la croissance verte a été adopté définitivement.

Cette loi ambitieuse a pour objectif de permettre à la France de rentrer pleinement dans la révolution écologique en renforçant son indépendance énergétique, en baissant ses émissions de gaz à effets de serre et de donner à tous les français les outils pour accélérer la croissance verte. Mais, elle a aussi pour ambition de ne plus opposer l’écologie et l’économie et de mettre fin à l’idée simpliste de l’écologie ne peut être que punitive.

C’est donc un tout nouveau mode de réflexion et de fonctionnement qui s’ouvre devant nous, une révision totale des schémas économiques, mais aussi sociaux et démocratiques.

Petit rappel des grandes lignes de cette loi :

  • Rendre les bâtiments et les logements économes en énergie ;
  • Donner la priorité aux transports propres ;
  • Viser l’objectif « zéro gaspillage » ;
  • Faire monter en puissance les énergies renouvelables ;
  • Lutter contre la précarité énergétique.

Loin des conflits partisans, la Ministre de l’Écologie, du Développement durable et de l’Énergie, Ségolène Royal, a cherché à chaque moment le consensus en trouvant des solutions d’équilibre permettant de respecter les bonnes idées de tout bord allant dans le sens de cette réforme.

Vue sur Romagnat et ses vignes - crédits A.C.

Vue sur Romagnat et ses vignes – crédits A.C.

Cette adoption est donc l’aboutissement de plus d’un an de travail des équipes du ministère de l’Écologie mais aussi des parlementaires pour aboutir à une loi qui soit à la fois technique et opérationnel touchant l’ensemble de nos concitoyens.

Concrètement, cette loi a été anticipée notamment par l’appel à projet « Territoires à énergie positive  » qui a été un énorme succès. En effet, plus de 500 collectivités locales ont candidaté entraînant la signature de 209 conventions signées (150 territoires et 16 millions d’habitants concernés).

La transition écologique touche donc la vie quotidienne de chacun que ce soit avec les véhicules électriques, la fin des sacs plastiques non réutilisable dès 2016, la rénovation thermique des logements, etc.

J’espère que l’adoption de cette loi verra sur le terrain un volontarisme et une co-construction accrus, des collectivités et de la population, pour inventer l’avenir vert de notre pays. Nous pourrions faire de la France le moteur de l’Europe environnementale et un exemple pour la COP 21 en décembre prochain.