Demain l’usine: un combat engagé sur l’humain et sur le goût

Dans le cadre du festival « Traces de vies« , je me suis rendue vendredi soir à la médiathèque d’Aubière à la projection-débat du film « Demain l’usine » sur la lutte des Fralib (ex-Unilever) et leur reprise de l’usine en SCOP.

Demain l'Usine - SCOP Ti

Pour avoir participé à leur combat à travers le financement participatif qu’ils avaient mis en place, cela fait du bien de voir que les salariés peuvent se prendre en mains, ne pas dépendre de gros actionnaires véreux ne pensant qu’à faire fructifier leur argent.

En plus, il faut noter que cette reprise permet d’avoir un produit de qualité avec des arômes naturels et donc sans les produits chimiques habituels.

Au-delà de la réussite de reprise, il ne faut pas oublier les salariés broyés, les familles sacrifiées et les territoires en friche.

Enfin, si la bataille de la reprise est gagnée, le combat de la structuration est loin d’être fini et c’est pourquoi, il est nécessaire de les soutenir en achetant leurs produits de qualité.

Et franchement, quoi de mieux que de boire un thé Scop ti, made in France, de qualité ?

Qu’est-ce qu’une Scop ?

C’est une Société coopérative et participative qui est soumise à l’impératif de profitabilité comme toute entreprise, mais elle bénéficie d’une gouvernance démocratique et d’une répartition des résultats prioritairement affectée à la pérennité des emplois et du projet d’entreprise. Elle possède, un dirigeant comme dans n’importe quelle entreprise. Mais celui-ci est élu par les salariés associés.

 Elle peut prendre deux statuts différents :

  • statut Scop (Société coopérative de production) le partage du profit est équitable :

– une part pour tous les salariés, sous forme de participation et d’intéressement ;

– une part pour les salariés associés sous forme de dividendes ;

– une part pour les réserves de l’entreprise.

  • statut Scic (Société coopérative d’intérêt collectif). les mécanismes coopératifs et participatifs sont identiques à ceux du statut Scop. Toutefois, les      membres associés au capital sont par définition de toutes natures : salariés mais aussi celles et ceux qui souhaitent s’impliquer dans le projet : clients, bénévoles, collectivités territoriales, partenaires privés, etc.

Bonne année 2015 !

L’exercice des vœux est quelque chose de périlleux car on énonce des espérances, on évoque le monde tel qu’on aimerait.

Les vœux sont aussi un moment où on croit en l’avenir et où on veut partager du temps avec des personnes qui nous sont chers et qu’on ne voit malheureusement pas assez souvent dans l’année.

L’année 2014 a été difficile, compliquée pour beaucoup entre le chômage et l’exclusion, et plus généralement de défiance envers le système français (le fameux French Bashing). Mais cela a quand même été une année pleine d’espérance montrant que la France a un avenir. Pour cela, il faut se réinventer totalement dans un monde qui change tout les jours. En effet, la France, ce pays de 65 millions d’habitants, est un ensemble de forces vives qui ne demandent qu’à s’exprimer et faire rayonner la France dans le monde entier. Je pense par exemple aux deux Prix Nobel obtenus par des français cette année, mais aussi à des entreprises françaises comme celles de la French Tech.

Et c’est là le paradoxe : au moment où la France brillait au niveau international, grâce à nos forces vives, nous, Français, nous dénigrions. Et pourtant, au même moment, de nombreux français faisaient le choix de prendre leur destin en main en entreprenant. Je pense, par exemple, au niveau local, aux salariés des Volcans à Clermont-Ferrand qui ont repris leur entreprise en SCOP. Mais je pense aussi à mes amis Nicolas Ayrald et Yannick Jouve qui avait un projet fou : créer une entreprise d’importation d’huile d’olive portugaise bio pour contribuer au changement entrepris par les Français – manger plus sainement avec des produits de qualité. Ces deux exemples – parmi tant d’autres – ont été possible grâce au soutien de certains acteurs locaux mais surtout grâce aux pouvoirs publics que ce soit l’Etat, avec notamment la French Tech et bien d’autres dispositifs, mais aussi les collectivités territoriales, et notamment le Conseil Général et Conseil Régional d’Auvergne (par exemple Auvergne Nouveau Monde).

Mon souhait pour l’année 2015 ? Que nous arrêtions d’être défaitistes, et que nous tentions par tous les moyens à réaliser nos rêves, malgré les obstacles. Le Gouvernement réforme le pays qui est depuis trop longtemps tétaniser à tout changement. Le changement dans le monde est en marche, il nous faut donc être à l’initiative.

Et nous le serons cette année autour de la plus grande problématique du siècle : le changement climatique. En effet, en décembre 2015, la conférence mondiale sur le Climat aura lieu à Paris. Elle sera décisive pour lutter contre le réchauffement planétaire. Lors de ses voeux hier soir, François Hollande a d’ailleurs rappelé la nécessité d’être très attentifs et de ne pas louper le coche, salutaire pour notre Planète.

Si nous relevons la tête, nous verrons que la France a toujours vécu et vit encore de ses diversités. C’est sa force et non pas le repli sur soi comme beaucoup peuvent le penser, ni le racisme prôné par l’extrême droite, cette extrême droite qui ne parie que sur le désespoir des français quitte à travestir la réalité.

Enfin, concernant les politiques, je souhaite qu’en 2015, l’innovation démocratique – que je prône depuis plusieurs mois – puisse prendre tout son sens : le renouvellement, le non cumul, la politique des valeurs et des idées (demandé en 2014 par les français), à l’inverse de la « peoplisation » des hommes et femmes politiques.

Sur ces quelques mots d’espérance, je vous souhaite à tous et toutes une bonne année 2015, pleine de réussite et de santé. Je formule ici un seul vœu : que nous soyons collectivement et individuellement fiers d’être français, européens et citoyens du monde !

FEU SAINT CLOUD 2013 - escalepade - CC BY-NC-SA 2.0

FEU SAINT CLOUD 2013 – escalepade – CC BY-NC-SA 2.0