Mon septembre européen

La question européenne est au cœur de mon activité associative du mois de septembre pour moi : université d’été des Jeunes Européens, forum des associations et mon élection à la tête des Jeunes Européens Auvergne.

Université d’été des Jeunes Européens

Le weekend du 10-11 septembre 2016, j’ai eu la chance de participer à l’université d’été des Jeunes Européens qui avait lieu à Angers. Le thème était « le numérique : un enjeu de croissance et de démocratie en Europe ? ». Au-delà d’être un sujet important de nos jours, il était aussi plein de sens étant donné que la ville d’Angers est labellisé FrenchTech pour son excellence en matière d’objets connectés depuis à peine un an. (Clermont-Ferrand vient de l’obtenir pour la thématique du numérique au service des mobilités).

Simulation du Parlement Européen

Simulation du Parlement Européen

Entre les ateliers, la simulation de Parlement Européen, le vote d’un texte sur « l’Europe et le numérique » et une réunion sur le cyber-espionnage, le weekend a été intense coté réflexions.

Enfin, en tant qu’administrateur national des Jeunes Européens, j’ai participé aux différentes réunions statutaires lors desquelles nous avons notamment renouvelé nos instances.

Je tire un bilan très positif de cette université, pour cette deuxième participation après celle de Marseille l’année dernière. Celle-ci a été une véritable source d’informations (sur le numérique et la façon qu’a l’Europe faire face à cet enjeu) tout en pouvant tisser des liens avec de nouveaux camarades et revoir la diaspora auvergnate qui est présente un peu partout dans les sections JE.

Par ailleurs, Hervé MORITZ, la cheville ouvrière du magazine des Jeunes Européens, « Le Taurillon », a fait un bilan de l’année pour le magazine et en particulier sur la réussite qu’a été la récolte de fonds grâce au crowdfunding Ulule qui a permis de lancer les travaux sur la refonte du site. Il a par ailleurs annoncé son départ du poste de rédacteur général du Taurillon.

Enfin, nous avons pu échanger avec les camarades de Rhône-Alpes sur la future Tournée Jeunesse qui aura lieu le 8 et 9 octobre et que nous aurons l’honneur d’accueillir à Clermont-Ferrand, autour des camarades issus de notre nouvelle région.

Président des Jeunes Européens Auvergne

Ce samedi 17 septembre, suite au forum des associations de la ville de Clermont-Ferrand où nous avons rencontré de nombreuses personnes, avait lieu  l’Assemblée Générale des Jeunes Européens Auvergne pour le renouvellement du bureau. A cette occasion, j’ai l’honneur d’avoir été élu Président à un moment charnière pour l’association.

Nouveau bureau des Jeunes Européens Auvergne : Pierre Pointillart (Secrétaire Général), Anthony Courtalhac (Président), Louis Mancheron (VP et ancien Président), Marie Bonhomme (Trésorière)

Nouveau bureau des Jeunes Européens Auvergne : Pierre Pointillart (Secrétaire Général), Anthony Courtalhac (Président), Louis Mancheron (VP et ancien Président), Marie Bonhomme (Trésorière)

En effet, l’association voit, en ce début d’année scolaire, un grand nombre de ses membres partir en Erasmus pour découvrir pendant plusieurs mois, d’autres cultures. Malgré ces absences qui, à n’en pas douter, feront revenir nos camarades avec une envie encore plus importante pour se battre pour l’idéal européen, je vais pouvoir m’appuyer sur une équipe solide.

Le calendrier des Jeunes Européens Auvergne va être intense lors des prochains mois. Nous aurons la chance

  • d’accueillir dès le 8 octobre prochain, la Tournée Jeunesse Auvergne-Rhône-Alpes qui aura pour thème « le Brexit et ses conséquences ».
  • de participer à l’université d’automne du Mouvement Européen et des Jeunes Européens à Strasbourg
  • de jouer un rôle à travers le dispositif « l’Europe à l’école » et lors des présidentielles pour défendre l’Europe, une autre Europe plus démocratique, plus intégrée et plus proche des citoyens qui répondra aux nombreux enjeux qui lui font face.

Nous vous attendons nombreux pour nous  rejoindre et vous engagez pour l’Europe !

Les Jeunes Européens, c’est quoi ?

Les Jeunes Européens – France rassemblent les jeunes désireux d’agir en faveur de la construction européenne et de mettre en œuvre une Europe fédérale. Leur action est fondée sur le pluralisme politique, la tolérance et l’ouverture.

Notre avenir ne peut se concevoir sans une Europe plus unie, plus démocratique et plus proche des citoyens.

Cette Europe ne peut se faire sans que les jeunes ne fassent entendre leur voix. Nous avons un rôle majeur à jouer dans la construction européenne : identité nationale et appartenance à l’Europe s’enrichissent mutuellement.

Les Jeunes Européens, c’est un lieu :

  • de débat sur l’avenir que notre génération veut donner à l’Europe.
  • d’informations où l’on apprend à mieux connaître notre environnement européen.
  • d’action, pour faire avancer des idées neuves, au-delà des clivages partisans, en militant pour une Europe des citoyens.
Publicités

Mémorial de la Shoah : Ne pas rester passif face à l’horreur!

Crypte et tombeau symbolique des 6 millions de juifs exterminés - Mémorial de la Shoah - Crédits photo A.C

Crypte et tombeau symbolique des 6 millions de juifs exterminés – Mémorial de la Shoah – Crédits photo A.C

Comme annoncé dans mon article sur la journée mondiale de mémoire de l’holocauste et de prévention de crime contre l’Humanité, je me suis rendu dimanche 31 janvier au Mémorial de la Shoah à Paris.

Le Mémorial de la Shoah est ouvert depuis 2005 et est le premier centre européen de recherche et d’histoire de la Shoah. Outre un lieu de recueillement, c’est aussi un espace de rencontre, de connaissance, d’éducation et de transmission que l’on peut résumer à un lieu de mémoire vivant ayant vocation à « demeurer un rempart contre l’oubli pour éduquer contre la haine de l’autre et l’intolérance. »

Cette visite avait un gout très particulier, un an après les premiers attentats à Paris et en particulier celui de l’Hypercasher. Un climat nauséabond où nous vivons depuis un certain temps ne fait que progresser sur le terreau fertile d’intolérance, de racisme et de haine.

En arrivant au mémorial, je suis arrivé sur le « mur des Justes » qui comporte plus de 3.300 noms de héros de tous les jours qui ont portés secours à des juifs pendant la Shoah en France. Cela inspire beaucoup de respect pour ces femmes et ces hommes qui ont mis en péril leur propre vie pour sauver bien souvent de parfaits inconnus.

Parvis avec le cylindre représentant les camps d'exterminations nazis - Mémorial de la Shoah - Crédits photo A.C

Parvis avec le cylindre représentant les camps d’exterminations nazis – Mémorial de la Shoah – Crédits photo A.C

La visite commence sur le parvis du Mémorial avec, en plein milieu, son imposant cylindre symbolisant les cheminées des camps de la mort dont les principaux sont gravés dessus: Auschwitz-Birkenau, Buchenwald, Dachau, Treblinka, Belzec, Sobibor, Chelmno et Majdanek.

Passez le parvis, je longe le « mur des Noms » où sont inscrits les noms des 76.000 juifs déportés de France en essayant de ne pas perdre mon regard dans la lecture de l’ensemble des noms, pour pouvoir visiter les expositions du mémorial.

En entrant dans le bâtiment, en direction du début de la visite par la crypte, une exposition porte sur le génocide des arméniens au début du 20ème siècle. En effet, le Mémorial de la Shoah met aussi en avant d’autres génocides, que ce soit celui des arméniens qui a sûrement inspirer Hitler dans sa réflexion d’extermination ou celui, beaucoup plus récent, des Tutsis au Rwanda.

Exposition permanente sur la Shoah - Mémorial de la Shoah - Crédits photo A.C.

Exposition permanente sur la Shoah – Mémorial de la Shoah – Crédits photo A.C.

A mon grand étonnement, de nombreuses personnes étaient présentes pour visiter ce dimanche. Parmi elles, un groupe de jeunes représentant la diversité de notre pays accompagnés d’un de leur professeur, une adolescente avec sa grand-mère qui lui montre ce qu’ont vécu ses parents déportés car juifs mais aussi un couple de jeunes bientôt parents. Nul doute que les évènements terribles que nous avons vécu en 2015 et leurs similitudes avec la Shoah dans les revendications de fous d’exterminer toutes personnes ne pensant pas, ne vivant pas et n’étant pas comme eux est pour beaucoup dans cette mobilisation dominicale.

La crypte où se trouve le tombeau symbolique des six millions de juifs exterminés est très pesante et ne peut laisser personne indifférent. Elle est le début d’une exposition permanente qui fait découvrir et redécouvrir la genèse de la Shoah et son application tant en France qu’en Europe à travers de nombreuses archives, objets et témoignages de survivants. Mais l’exposition met aussi en avant l’attitude des gens face à la persécution et en particulier la Résistance à travers notamment les témoignages de « Justes parmi les nations ».

Robe d'une petite fille de 11 ans déportée à Auschwitz -Birkenau en août 1942 (convoi 25) - Mémorial de la Shoah - Crédits photo A.C

Robe d’une petite fille de 11 ans déportée à Auschwitz -Birkenau en août 1942 (convoi 25) – Mémorial de la Shoah – Crédits photo A.C

La visite se termine sur la Libération et la construction de la mémoire de la Shoah. Cette construction est illustrée par le Mémorial des enfants qui présente 3.000 photographies d’enfants juifs déportés, sorte de dernière claque mise aux visiteurs pour qu’ils se souviennent à jamais de l’horreur de cette période immonde de notre Histoire.

Du parvis au Mur des Noms en passant par le mur des Justes, la crypte et les expositions et en finissant par le Mémorial des enfants, j’ai pu m’imprégner de l’Histoire de cette période sombre mais aussi des histoires de gens normaux qui ont été persécutés pour leurs idées, leurs origines et/ou leur religion.

En sortant du Mémorial de la Shoah, je ne peux m’empêcher de me dire que l’Histoire a vraiment l’air de n’être qu’un éternel recommencement. J’espère quand même, que l’on se réveillera avant que la bête immonde des années sombres de notre pays et de l’Europe ne prenne le pouvoir.

Pour cela, la pédagogie, la sensibilisation et la lutte contre les adversaires de l’Humanité doivent être un combat de tous les jours.

Mémorial des enfants présentant 3000 photos d'enfants juifs déportés - Mémorial de la Shoah - Crédits photos A.C.

Mémorial des enfants présentant 3000 photos d’enfants juifs déportés – Mémorial de la Shoah – Crédits photos A.C.

Trois questions à Joël MALLET, militant associatif et laïque

Lors de mon « trois questions à » de cette nouvelle année, j’ai souhaité vous présenter, Joël MALLET, membre très actif depuis de nombreuses années dans la vie municipale issoirienne. Ce choix d’interview revêt une importance particulière pour moi car en cette période trouble, l’investissement associatif est une des solutions pour recréer un lien entre les gens et un destin commun. Bonne lecture !

Remise de la médaille d'officier dans l'ordre des Palmes Académiques à Joël Mallet par Jean-Paul Bacquet, député - crédits photo La Montagne

Remise de la médaille d’officier dans l’ordre des Palmes Académiques à Joël Mallet par Jean-Paul Bacquet, député – crédits photo La Montagne

  • Joël, depuis plus de 40 ans, tu es investi dans le milieu associatif et en particulier dans l’Amical Laïque d’Issoire, comment t’es venu cet engagement pour défendre les valeurs de laïcité ?

Issu d’un milieu modeste – une mère à la maison et un père syndicaliste et investi dans les œuvres sociales de son entreprise -, j’ai souvent vu mon père se battre pour ceux qui en avaient le plus besoin, pour que les conditions de travail ou les salaires s’améliorent. Je l’ai vu aussi se battre pour les familles : accès aux centres de vacances, aux cadeaux de Noël pour tous, aux aides diverses… Son expérience, son vécu, les récits qu’il a pu m’en faire au fil des années, ont fait que je suis devenu naturellement syndicaliste et que je m’investisse dans le milieu associatif pour que les enfants qui venaient à l’Amicale Laïque, de tous horizons, de toutes couches sociales, puissent profiter des mêmes activités.

Je crois que, sans le savoir, je défendais les valeurs de la laïcité à l’époque. Aujourd’hui, j’en suis sûr.

  • Peux-tu nous donner ta vision sur l’évolution de l’engagement associatif et laïque ?

Les besoins de la société ne sont plus les mêmes aujourd’hui, les mentalités non plus. En arrivant à l’Amicale Laïque d’Issoire en 1967, les gens se parlaient, échangeaient, communiquaient.

Aujourd’hui, nous sommes dans une société de consommation qui va trop vite… Les gens ne comptent plus pour faire les fins de mois ; avec la carte bancaire, ils achètent à crédit pour être comme les autres et ne savent même plus si leurs moyens le leur permettent. On se cache si on ne mange pas mais on part en vacances quand même.
Alors pourquoi s’investir, les anciens sont encore là mais puisqu’il n’y a plus les échanges sur les difficultés journalières… Il n’y a plus de motivations pour rechercher des solutions collectives ou simplement le temps où on peut être consommateur.

Et puis, le milieu associatif est devenu tellement difficile, matériellement, financièrement, légalement, juridiquement, qu’il fait peur. On tape sur les bénévoles du monde associatif comme sur les maitres d’école.

  • Penses-tu que les français s’investissent assez dans le milieu associatif ? Si non, que pourrais-tu leur dire pour qu’ils sautent le pas ?

Les jeunes générations ne viennent plus ou peu dans le milieu associatif par peur, manque d’envie, manque d’infos, etc.

Je crois également qu’il manque l’existence dans notre société « un statut du bénévole ». Je crois qu’il y a plus de monde dans le monde politique que dans le monde associatif parce que les avantages ne sont pas de la même hauteur…

Sport, éducation, laïcité: les clés du bien vivre-ensemble

Tribune du 6 février 2015 co-écrite et publiée dans Le Huffington Post avec plusieurs jeunes responsables fédéraux du Parti Socialiste, militants et sympathisants socialistes.

La France du vivre ensemble a subi une véritable attaque, le 7 janvier. Attaque contre ses valeurs, attaque contre ses idéaux.

La réponse à ces événements tragiques ne s’est pas fait attendre et les rassemblements citoyens et spontanés se sont multipliés dans toutes les villes et villages de France. Les images du 11 janvier resteront pour longtemps dans les mémoires.

Mais ces événements ont été l’occasion de reprendre conscience que le vivre ensemble n’est plus acquis, qu’il est fragile, qu’il ne repose pas que sur la religion ou les choix politiques.

Nous nous devons de tout faire pour recréer un idéal commun qui rassemble les Français au-delà des clivages politiques pour construire ensemble un avenir commun.

Face aux Français et aux Françaises, nous devons faire preuve d’écoute, d’empathie et surtout garder l’esprit ouvert et ne pas fuir nos responsabilités. Il y a des colères saines, il faut juste savoir les entendre et surtout les écouter.

Cela passe par plusieurs éléments : le respect du principe de la laïcité, la priorité à l’éducation, recréer du vivre ensemble notamment à travers le sport et repenser notre citoyenneté.

Notre devise républicaine « Liberté, Egalité, fraternité » est souvent mise à mal, Notre modèle de société ne produit plus d’équité, il reproduit des inégalités : la France est aujourd’hui parmi les pays européens où l’injustice se fait le plus sentir dès la naissance et ne s’atténue pas lors de l’entrée à l’école.

Nous devons accompagner les citoyens dans un parcours éducatif, professionnel avec les choix, les complexités, les possibilités de chacun.

L’école est un formidable outil : servons nous-en ! L’Éducation Nationale est un relais évident dans l’apprentissage et la défense des valeurs qui rendent possible le vivre ensemble.

Le droit à l’éducation, libre, gratuite, universelle et laïque est un des piliers fondateurs de notre République. Cette idée que tous les enfants, sans distinction nationalité, de couleur, ou de niveau de revenus de leur famille ont le droit à la même éducation, et qu’a travers elle, ils puissent s’émanciper. Trouver leur voie.

Mais aujourd’hui nous avons encore malgré les réformes fortes entreprises ses trois dernières années, un système à deux vitesses.

Ce n’est pas notre vision d’une éducation qui se doit d’être universelle.

C’est pourquoi, pour lutter contre l’échec scolaire et permettre à tous de concrétiser la promesse d’Égalité inscrite sur les frontons des bâtiments de la République, nous proposons de permettre aux enfants qui en ont le plus besoin de prendre des cours de soutien scolaire à l’école pour lutter contre le développement d’une inégalité due aux cours particuliers privés réservés aux familles les plus aisées.

Nous ne devons pas oublier les difficultés là où elles sont les plus visibles, dans les salles de classes. Parce que nos professeurs ne peuvent pas être partout, il nous faut plus d’auxiliaires d’éducation dans les classes. Pour les élèves en difficulté, mais aussi pour ceux dont le handicap nécessite une prise en charge car il est inacceptable que nous laissions sur le bord du chemin une grande partie de ces élèves.

L’École de la République n’est pas, n’a jamais été qu’un simple lieu de transmission de connaissances, c’est aussi le lieu de l’apprentissage de la citoyenneté et du vivre ensemble.

Nos écoles doivent donc garantir aux enfants leur sécurité. Il est inacceptable que la parole raciste, homophobe, antisémite voir pro-djihadiste puisse se développer sans être sanctionnée.

Il faut être ferme et ne tolérer aucune libéralisation de la parole haineuse, xénophobe, discriminante au sein des établissements scolaires.

Il est donc nécessaire que, dès le primaire, les instituteurs expliquent aux enfants ce qu’est la morale républicaine, expliquer les valeurs fondamentales de notre République qui sont la tolérance, la liberté d’expression, la laïcité, la fraternité et l’égalité entre les sexes et les individus.

La laïcité, au même titre que l’égalité et la liberté, est un pilier du bien-vivre ensemble et doit donc à ce titre être défendu.

Le devoir de la France c’est aussi de permettre à tous les citoyens d’exercer leur foi dans des lieux de cultes spécifiques et respectueux de leurs croyances.

Par ailleurs, nous proposons qu’un enseignement laïc du fait religieux s’effectue à l’école, de même que nous défendons l’idée de la création d’une journée nationale de la Laïcité…

Le sport fait partie intégrante de notre vie et est un des vecteurs indispensables pour le vivre-ensemble. En effet, il véhicule des valeurs allant du dépassement de soi à l’esprit d’équipe, en passant par l’entre-aide, et le respect.

Ainsi, quoi de plus fédérateur que le sport pour unifier nos forces, nos différences qui les années passées ont apportées tant de joies et d’espoir à nos concitoyens. La génération dorée en football « black, blanc, beur », vainqueur de la coupe du monde en 1998, et du championnat d’Europe en 2000. Que dire de cette équipe de handball, qui, depuis plus de 20 ans trust tous les podiums, avec son formidable patchwork culturel.

Nous devons donc développer au maximum les sports mixtes et ce dès le plus jeune âge. Cela, permettra aux jeunes d’appréhender le travail en équipe, la solidarité homme-femme, le vivre ensemble.

Ainsi, nous proposons, pour les sportifs qui au-dessus d’un certain salaire (plus d’un million d’euros par exemple), de payer un impôt supplémentaire à leur fédération. Pour les salaires plus modestes, les athlètes à la retraite auront un devoir de transmission du « savoir-faire » en aidant leur fédération en participant aux développement des jeunes pousses, dans le travail mental, et apporter leur expérience du terrain, cela pourrait également se traduire dans les écoles grâce à la réforme des rythmes scolaires. Le but final est créer une cohésion entre les générations, pour la transmission de l’histoire de leur sport, des valeurs véhiculer du maillot français, afin de former des athlètes alertes des enjeux internationaux, et fiers de porter les couleurs bleu-blanc-rouge.

Le bien vivre-ensemble passe aussi par la mise en place d’un réel parcours citoyen basé sur le service civique et la création d’un statut de pré-majeur.

Sur le Service civique, nous nous félicitons de la déclaration du Président de la République, lors de sa conférence de presse du 5 février 2015 et souhaitons que le service civique devienne universel avec une revalorisation de l’indemnité versée aux jeunes.

Par ailleurs, nous militons pour la création d’un statut du pré-majeur qui permettrait un passage plus progressif vers l’âge adulte avec le droit de vote à 16ans pour les élections locales mais aussi la possibilité de faciliter la création d’associations.

Nous jeunes socialistes pensons que le vivre ensemble n’est pas insurmontable. Il sera possible qu’avec la priorité donnée à l’éducation à travers nos écoles, et en se servant du sport et des associations comme facilitateur, comme lieu de rencontres et de brassage des classes sociales permettant de rassembler les citoyens et de faire de leurs multiples différences une richesse, une force.

Non le vivre ensemble n’est pas une vieille lune mais c’est une nécessité pour l’avenir de notre société. Respectons l’autre, respectons nos différences.

Ayons le courage et l’audace et de la volonté politique, nous femmes et hommes de gauche, de faire du bien vivre ensemble une réalité !

 

SIGNATAIRES:

Anthony COURTALHAC, secrétaire de la section PS de Romagnat (Puy-de-Dôme)

Baptiste MENARD, secrétaire de la section PS de Templeuve (Nord)

Carla BUCERO LANZI, animatrice Fédérale du MJS Deux Sèvres

Nicolas SANSSOUCI, militant PS (Meurthe-et-Moselle)

Clément LAFORGE, conseiller Municipal de Guichainville (Eure)

Thomas LUQUET, militant PS (Paris)

Mathieu FRANCO, militant PS (Paris)

http://www.huffingtonpost.fr/baptiste-menard/vivre-ensemble-education-laicite-sport_b_6630326.html

Rentrée 2014 : L’éducation des jeunes une priorité toujours aussi forte

Article publié sur facebook le 4 septembre 2014

Comme à chaque rentrée scolaire nous avons le droit à une liste de mauvaises nouvelles mais nous n’avons jamais les bonnes nouvelles, et pourtant, depuis deux ans, elles sont nombreuses.

Parc de Romagnat – crédit A.C.

Loin du coup médiatique de certains préférant être des oiseaux de mauvais augures pour briller quelques minutes dans les médias, loin de la polémique qu’essayent de créer la droite dure sur notre nouvelle Ministre de l’Éducation, reposons certaines réalités.

Le candidat François Hollande n’avait pas fait l’impasse dans ses 60 propositions sur les difficultés des jeunes et des parents fassent aux coûts des études : propositions n°36 à 40. Deux ans après, où en sommes-nous ?

 Concernant les étudiants, la lutte contre la précarité est effective avec :

  • La revalorisation de l’ensemble des bourses chaque année depuis 2012 ;
  • La création d’un nouvel échelon de bourse (0bis) qui permet à 132 500 étudiants issus de la classe moyenne de bénéficier d’une bourse de 1 000 euros ;
  • La création d’un nouvel « échelon 7 » permettant la revalorisation de 15 % (soit + 800 euros par an) des bourses des 30 000 étudiants issus de familles aux revenus les plus faibles ;
  • La création de 2 000 allocations d’autonomie comprises entre 4 000€ et 5 500 euros pour des jeunes en situation d’autonomie avérée ;
  • La revalorisation des stages qui devient obligatoire à partir de deux mois et qui est revalorisée de plus de 20% ;
  • l’accès facilité aux aides au logement pour la rentrée 2014, sans oublier le plafonnement des frais d’agences.

Concernant les écoliers, collégiens et lycéens, cette année voit encore une revalorisation de l’allocation de rentrée scolaire permettant aux parents de subvenir aux dépenses d’équipements de leurs enfants. Mais à cela, s’ajoute la mise en place de liste de fourniture scolaire responsable. Cette liste doit être élaborée en concertation entre les équipes pédagogiques et les parents. Elle a comme double objectif de préserver le pouvoir d’achat et de réduire le poids des cartables.

 Mais je pourrais aussi vous parler :

  • de la création de 60 000 postes à l’Education Nationale, initiée dès 2012,
  • du grand plan pour le numérique à l’Ecole,
  • de la réforme des rythmes scolaires,
  • ou de la scolarisation des enfants de moins de 3 ans qui ont souvent fait l’actualité.

 

Toutes ces actions n’ayant pour but que d’améliorer la réussite scolaire de tous et l’ouverture sur le monde de nos futurs citoyens.

Toutes ces mesures ont un coût élevé pour notre pays mais c’est un investissement sur notre jeunesse afin d’améliorer leurs conditions d’études. Il est bon de noter par ailleurs qu’aucun autre poste du budget de l’État n’a bénéficié d’une telle augmentation de ses crédits au cours de ces trois dernières années. Cela montre que la Jeunesse est bien la priorité du Gouvernement et cela même dans une période difficile où l’on réduit les dépenses.

 De plus, les collectivités de gauche agissent réellement en faveur des jeunes. Par exemple, le Conseil général du Puy-de-Dôme mets en place cette année une aide pour que la cantine des collégiens coûte moins cher.

Le Conseil régional d’Auvergne n’est pas en reste avec la mise à disposition de manuels scolaires pour les 50 000 lycéens et apprentis auvergnats (coût : 330 000 euros), comme le Conseil général a pu le faire il y a plusieurs années dans les collèges. Ces différentes mesures ont pour but de rendre l’éducation accessible au plus grand nombre malgré la crise qui touche de très nombreuses familles.

 Mais nous devons aller plus loin en mettant en place un service civique obligatoire qui permettra à chaque jeune d’agir pour son pays, d’apprendre la coopération/solidarité et la vie en communauté en s’appuyant sur les différences.

De plus, il serait de bon ton de remettre en place des cours d’éducation civique à l’école primaire, dès le plus jeune âge, afin d’expliquer les droits et devoirs du citoyens franco-européen ainsi que le fonctionnement des différentes instances politiques afin d’avoir de futurs citoyens éclairés. Les jeunes sont très demandeurs de connaissances mais aussi de reconnaissance. Cela passera par leur sensibilisation et leur intégration au fonctionnement de notre République.

La Gauche investit sur la jeunesse,  lui fait confiance et mets en place différents dispositifs permettant une équité face à l’enseignement entre les différentes catégories de jeunes.