Retour sur la conférence avec le Consul Général d’Allemagne

Il y a un mois, j’ai eu la chance, en tant que président des Jeunes Européens Auvergne, de participer à une conférence au lycée Jeanne d’Arc à Clermont-Fd.

Cette conférence, organisée dans le cadre de la semaine franco-allemande, avait pour invité spécial le Consul général d’Allemagne, SE Klaus Ranner.

Il a rappelé que les relations franco-allemandes sont essentielles pour les deux pays et sont un modèle de réconciliation pour de nombreux pays.

Il a aussi partagé son expertise et sa vision de cette période trouble dans laquelle se trouve le continent européen face aux différentes crises : économique, environnementale, sociale et humanitaire.

Lors des différents échanges, il est ressorti que l’euroscepticisme se développe dans l’ensemble de l’Europe alors que, depuis 60ans, la vie quotidienne des européens s’est améliorée grâce à l’UE. Le problème évoqué est le manque de vision politique, d’un vrai projet de vie entre européens, et, bien souvent, dû à un manque de communication autour des actions de l’UE (ex : encore dernièrement la fin du roaming pour la téléphonie, l’indemnisation des retards de trains SNCF…).

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Pour ma part, j’ai profité de ces échanges pour rappeler les activités et combats que nous portons aux Jeunes Européens, avec notamment la campagne pour un véritable service public de l’Information en Europe.

Enfin, on a pu constaté une envie d’Europe mais d’une autre Europe, plus intégrée, plus proche des citoyens, sortant des discours seulement économiques, une Europe forte et sérieuse qui pourra faire face ensemble au Brexit et à l’isolationnisme américain qui va entrainer une situation inédite dans le monde.

Cet échange, tant avec le Consul Général d’Allemagne qu’avec les lycéens et étudiants, a été très prolifique et, d’ailleurs, a permis de tisser des liens avec le Parlement Européen des Jeunes ou avec les étudiants franco-allemands avec qui nous avons organisé avant-hier un euro-quizz pour « mieux connaitre l’Europe des 28 ».

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Mon septembre européen

La question européenne est au cœur de mon activité associative du mois de septembre pour moi : université d’été des Jeunes Européens, forum des associations et mon élection à la tête des Jeunes Européens Auvergne.

Université d’été des Jeunes Européens

Le weekend du 10-11 septembre 2016, j’ai eu la chance de participer à l’université d’été des Jeunes Européens qui avait lieu à Angers. Le thème était « le numérique : un enjeu de croissance et de démocratie en Europe ? ». Au-delà d’être un sujet important de nos jours, il était aussi plein de sens étant donné que la ville d’Angers est labellisé FrenchTech pour son excellence en matière d’objets connectés depuis à peine un an. (Clermont-Ferrand vient de l’obtenir pour la thématique du numérique au service des mobilités).

Simulation du Parlement Européen

Simulation du Parlement Européen

Entre les ateliers, la simulation de Parlement Européen, le vote d’un texte sur « l’Europe et le numérique » et une réunion sur le cyber-espionnage, le weekend a été intense coté réflexions.

Enfin, en tant qu’administrateur national des Jeunes Européens, j’ai participé aux différentes réunions statutaires lors desquelles nous avons notamment renouvelé nos instances.

Je tire un bilan très positif de cette université, pour cette deuxième participation après celle de Marseille l’année dernière. Celle-ci a été une véritable source d’informations (sur le numérique et la façon qu’a l’Europe faire face à cet enjeu) tout en pouvant tisser des liens avec de nouveaux camarades et revoir la diaspora auvergnate qui est présente un peu partout dans les sections JE.

Par ailleurs, Hervé MORITZ, la cheville ouvrière du magazine des Jeunes Européens, « Le Taurillon », a fait un bilan de l’année pour le magazine et en particulier sur la réussite qu’a été la récolte de fonds grâce au crowdfunding Ulule qui a permis de lancer les travaux sur la refonte du site. Il a par ailleurs annoncé son départ du poste de rédacteur général du Taurillon.

Enfin, nous avons pu échanger avec les camarades de Rhône-Alpes sur la future Tournée Jeunesse qui aura lieu le 8 et 9 octobre et que nous aurons l’honneur d’accueillir à Clermont-Ferrand, autour des camarades issus de notre nouvelle région.

Président des Jeunes Européens Auvergne

Ce samedi 17 septembre, suite au forum des associations de la ville de Clermont-Ferrand où nous avons rencontré de nombreuses personnes, avait lieu  l’Assemblée Générale des Jeunes Européens Auvergne pour le renouvellement du bureau. A cette occasion, j’ai l’honneur d’avoir été élu Président à un moment charnière pour l’association.

Nouveau bureau des Jeunes Européens Auvergne : Pierre Pointillart (Secrétaire Général), Anthony Courtalhac (Président), Louis Mancheron (VP et ancien Président), Marie Bonhomme (Trésorière)

Nouveau bureau des Jeunes Européens Auvergne : Pierre Pointillart (Secrétaire Général), Anthony Courtalhac (Président), Louis Mancheron (VP et ancien Président), Marie Bonhomme (Trésorière)

En effet, l’association voit, en ce début d’année scolaire, un grand nombre de ses membres partir en Erasmus pour découvrir pendant plusieurs mois, d’autres cultures. Malgré ces absences qui, à n’en pas douter, feront revenir nos camarades avec une envie encore plus importante pour se battre pour l’idéal européen, je vais pouvoir m’appuyer sur une équipe solide.

Le calendrier des Jeunes Européens Auvergne va être intense lors des prochains mois. Nous aurons la chance

  • d’accueillir dès le 8 octobre prochain, la Tournée Jeunesse Auvergne-Rhône-Alpes qui aura pour thème « le Brexit et ses conséquences ».
  • de participer à l’université d’automne du Mouvement Européen et des Jeunes Européens à Strasbourg
  • de jouer un rôle à travers le dispositif « l’Europe à l’école » et lors des présidentielles pour défendre l’Europe, une autre Europe plus démocratique, plus intégrée et plus proche des citoyens qui répondra aux nombreux enjeux qui lui font face.

Nous vous attendons nombreux pour nous  rejoindre et vous engagez pour l’Europe !

Les Jeunes Européens, c’est quoi ?

Les Jeunes Européens – France rassemblent les jeunes désireux d’agir en faveur de la construction européenne et de mettre en œuvre une Europe fédérale. Leur action est fondée sur le pluralisme politique, la tolérance et l’ouverture.

Notre avenir ne peut se concevoir sans une Europe plus unie, plus démocratique et plus proche des citoyens.

Cette Europe ne peut se faire sans que les jeunes ne fassent entendre leur voix. Nous avons un rôle majeur à jouer dans la construction européenne : identité nationale et appartenance à l’Europe s’enrichissent mutuellement.

Les Jeunes Européens, c’est un lieu :

  • de débat sur l’avenir que notre génération veut donner à l’Europe.
  • d’informations où l’on apprend à mieux connaître notre environnement européen.
  • d’action, pour faire avancer des idées neuves, au-delà des clivages partisans, en militant pour une Europe des citoyens.

Trois questions à Steve Maquaire, bénévole au Secours Populaire

Samedi aura lieu le départ de « La Bicyclette Solidaire », évènement organisé par une équipe de bénévoles du Secours Populaire Français du Puy-de-Dôme – dont un de mes amis fait partie – dans le but de faire partir en vacances 80 enfants. Donner de son temps pour son prochain n’est pas que des paroles en l’air pour lui. C’est pourquoi j’ai souhaité vous présenter, Steve MAQUAIRE, membre très actif du Secours Populaire Français. Bonne lecture !

 

  • Peux-tu nous parler de ton engagement associatif et ce qui t’a motivé à t’engager au Secours Populaire Français ?
Steve Maquaire - Crédits photos L.Piron

Steve Maquaire – Crédits photos L.Piron

Je suis déjà dans le monde associatif depuis tout petit ! Déjà, lorsque j’avais 14 ans, j’ai monté une junior association. Avec des amis, nous avons entièrement rénovés un lavoir. Un formidable terrain de jeu pour nos cabanes, nos évasions dont on avait besoin pendant notre adolescence.

Le Secours Populaire est venu plus tard : je suis étudiant en Economie sociale familiale. Dans le cadre de ma formation, j’ai dû effectuer un stage en première année. Les valeurs et l’ambition vers lesquelles l’association se penche, misant notamment sur la jeunesse, me font vibrer ! Et c’est pour cette raison que je suis resté. On m’a fait confiance et aujourd’hui j’essaie de faire vivre l’association en y apportant mon analyse, mes compétences.

  • Que penses-tu de l’investissement associatif en France ?

Le monde associatif est très complexe. Il se diversifie, il parait même qu’il n’y a jamais eu autant de bénévoles en France qu’aujourd’hui ! Ce que je retiens, c’est que le monde associatif apporte tellement de choses… C’est ce plus qui confère à chaque individu sa singularité. L’association est créatrice, vectrice de lien social.

Dans ces temps compliqués, nous avons tous besoin d’un autre regard sur les autres. C’est une question vitale pour chacun d’entre nous.

Bicyclette Solidaire - Secours Populaire Français 63

Bicyclette Solidaire – Secours Populaire Français 63

Cette année, nous fêtons les 80 ans des congés payés. Autrefois, nos anciens n’avaient pas les moyens d’aller jusqu’à la mer en voiture. Le vélo parut alors comme évident.

Aujourd’hui, 1 enfant sur 3 ne part pas en vacances. Je trouve cela scandaleux ! Mon objectif ? Faire que la génération future vive mieux que la mienne. Du haut de mes 23 piges, je refuse qu’un gamin qui veut voir la mer ne puisse le faire.

Le Secours Populaire, de par ces « villages copains du monde », fait partir en vacances des centaines de gamins de toutes cultures, de toutes religions. Cet été, des enfants de Madagascar rencontreront des petits auvergnats à La Bourboule.

Vous vous rendez-compte de ce qu’on fait naître dans chaque enfant ? L’esprit de la solidarité internationale, une ouverture sur le monde. Ils auront des copains partout dans le monde… Et c’est beau !

Pour la petite histoire, au lendemain de la guerre, le Secours Populaire a organisé pour les enfants meurtris par la guerre, un séjour vacances. Alors que la France était à genoux, l’association a organisé une colonie à La Bourboule… oui, en Auvergne une fois de plus !

C’est pour toutes ces raisons que nous voulions marquer le coup et faire ce trajet. Aller jusqu’à la mer et récolter un maximum d’argent pour faire partir les enfants en vacances. Chaque seconde, nous penserons à ces centaines de sourires que nous réaliserons.

L'équipe de la Bicyclette Solidaire - Crédits photos SPF 63

L’équipe de la Bicyclette Solidaire – Crédits photos SPF 63

La Bicyclette Solidaire en quelques mots:
450 km, 8 étapes, 10 jeunes
Départ festif des cyclistes samedi 18 juin de la place de la Victoire à Clermont-Fd afin de récolter des fonds pour faire partir 80 enfants en vacances !

27 mai : N’oublions pas les résistants et déportés de la 2nde Guerre Mondiale!

Que ce soient dans les médias ou pour les politiques, la Journée nationale de la Résistance et de la Déportation qui avait lieu le 27 mai est passée inaperçue.

Logo antifasciste Trois Flèches de la SFIO - crédits OURS

Logo antifasciste Trois Flèches de la SFIO – crédits OURS

Pour en entendre un peu parler, il a fallu que Laurent Wauquiez, président de la Région Auvergne-Rhône-Alpes s’attaque lâchement, quelques jours avant cette journée à un haut lieu de mémoire régional. En effet, sans la mobilisation citoyenne, la subvention de la Maison d’Izieu, mémorial des enfants juifs exterminés aurait été fortement amputée, mettant à mal sa mission d’information sur les crimes contre l’Humanité.

Difficile dans ces conditions d’intéresser et sensibiliser la population à l’horreur de 39-45 qu’a conduit le développement de l’intolérance, du racisme et de l’obscurantisme dans toute l’Europe.

Toutes parallèles avec la période actuelle où la montée des extrémismes et de la division de la patrie et du vivre ensemble européen par des nationalismes, vautour de la République est fortuite.

Ces hommes et ces femmes, ouvriers et paysans qui se sont battus, chacun à leur manière, contre le nazisme et la collaboration méritent tout notre respect et par conséquent notre mobilisation pour honorer leurs mémoires et leurs sacrifices, que ces derniers n’aient pas été faits en vain.

Certes, certains chanceux, dont j’ai fait partie, ont pu être sensibilisés à la seconde guerre mondiale, ainsi qu’à la résistance et à la déportation qui en ont découlés en participant comme lycéen au Concours national de la Résistance et de la Déportation. Cette expérience privilégiée m’a permis de parfaire ma connaissance de cette Histoire, notre Histoire.

Cette date du 27 mai est symbolique car elle correspond à la première réunion du Conseil national de la Résistance (CNR) qui s’est déroulée le 27 mai 1943. Ce conseil, à l’initiative de Jean Moulin, avait pour but d’unifier les divers mouvements de Résistance, souvent désorganisés et cloisonnés, et de coordonner l’action de la Résistance pour libérer la France et les pays européens du fléau nazi. Le but de cette journée est de rendre hommage à ceux qui ont résisté à l’oppression mais c’est aussi l’occasion d’une réflexion sur les valeurs de la Résistance et celles portées par le programme du Conseil national de la Résistance tel que : le courage, la défense de la République, la solidarité, la tolérance et le respect d’autrui.

Enfin, dans cet objectif de mémoire et de transfert aux générations futures de cette période, une collecte de témoignages et de documents concernant les Justes du Puy-de-Dôme est menée par Les Archives Départementales, le Rectorat de Clermont, l’Université Clermont-Auvergne et le Centre culturel Jules Isaac. L’objectif est de relayer ces témoignages et de faire sortir de l’anonymat de nombreux français qui ont été acteurs du sauvetage d’un ou plusieurs juifs.

Cette collecte s’avère urgente au vu de la disparition des personnes pouvant témoigner ou transmettre le témoignage d’un de leur aïeul. Elle est d’autant plus essentielle pour améliorer la connaissance des spécificités locales de résistances et de sauvetage des personnes opprimées durant la Seconde Guerre Mondiale pour entretenir cette vigilance à la non reproduction de cette période noire.

Entrée du Camp d'extermination d'Auschwit