8 mai : Commémoration de la paix en Europe depuis 74 ans

J’ai participé, comme chaque année, à la commémoration de l’armistice de la Seconde Guerre Mondiale. Tant à Romagnat qu’à Aubière, et malgré une météo capricieuse, la mobilisation citoyenne était au rendez-vous.

Il est pour moi important d’être présent chaque année pour honorer la mémoire des nombreux français, européens et citoyens du monde qui sont tombés lors de la guerre la plus mortelle du 20ème siècle. Militaires et civils ont payé chèrement cette guerre, c’est pourquoi il est important de se rappeler collectivement ce qui a entrainé ces nombreux morts et blessés il y a plus de 70 ans.

Cette journée est la fête de la paix, de la victoire, de la liberté sur la dictature, celle de la tolérance sur le racisme et l’antisémitisme.

Cérémonie du 8 mai à Aubière

Cérémonie du 8 mai à Aubière – Crédits A.C

Le 8 mai doit rappeler à tous que si nous ne faisons pas attention, l’histoire pourrait se rappeler à nos mauvais souvenirs car si nous n’agissons pas elle n’est qu’un éternel recommencement. A nous de rendre dignement, au-delà de simple mots, hommage à ces hommes et femmes morts pour la France, morts pour une Europe de la paix et un monde où l’on peut vivre tous ensemble.

À la veille de la fête de l’Europe et à quelques jours des élections européennes, il nous faut réagir face à des politiciens qui cherchent à instrumentaliser l’Europe dans un simple combat national et opposant les forces du bien aux forces du mal. Cette Europe qui a permis plus de 70 ans de paix sur son continent mais aussi de nombreuses avancées pour les peuples qui la composent.

Enfin, je me réjouis d’avoir vu tant à Romagnat qu’à Aubière de nombreux jeunes des écoles à ces commémorations. C’est un signe du très bon travail de sensibilisation des enseignants qui est plus que nécessaire en ces temps troubles des « fakes news », des montées des populismes et de certains qui instrumentalisent à des fins politiciennes le populisme et l’élection européenne.

Cérémonie du 8 mai à Romagnat

Cérémonie du 8 mai à Romagnat – Crédits A.C

La Sociale : un documentaire sur la petite histoire de la Sécu

En période électorale, les paroles d’appel au rassemblement des différentes forces de gauche fleurissent alors que les actes allant dans ce sens deviennent rares. Pour ma part ce n’est pas que des paroles et c’est toute l’année. Je me suis rendu jeudi 30 mars à la diffusion du documentaire « La Sociale », organisé par la cellule communiste Clovis Chirin d’Aubière.

Ce documentaire, réalisé par Gilles Perret, raconte l’étonnante histoire de la création de la Sécurité Sociale, de son évolution dans le temps et des perspectives à venir. C’est un récit qui est rarement fait et pourtant cela nous concerne tous ! Le film est très bien fait, il est certes partisan mais instructif.

En une période où certains veulent faire croire qu’il n’y a plus de gauche et de droite, que les valeurs ne sont qu’illusion et que tout combat n’a pas d’issue, ce documentaire fait du bien.

On attribue la création de la sécurité sociale au Général de Gaulle, car chef de l’Etat Français en reconstruction, issu du Conseil National de la Résistance, mais on oublie trop souvent que nous devons la sécurité sociale à des résistants communistes.

« La Sociale » le rappelle en rendant hommage aux héros oubliés de la Sécu, les pionniers de sa création : Ambroise Croizat, ministre communiste et père fondateur de la Sécu mais aussi  Jolfred Fregonara, fondateur de la 1ère caisse de sécurité sociale de Haute-Savoie.

Diffusion « la Sociale » à Aubière – Crédits photos A.C

Ce documentaire nous explique aussi que, depuis 1945 et sa création (en 1946), la Sécu a toujours été attaquée de toutes parts : par la droite, par des chefs d’entreprises souhaitant revenir à des temps pas si lointain où les ouvriers étaient exploités et, par quelques fonds de pension vautours prêts à sauter sur la fin de la Sécu.

Par contre, j’ai trouvé que la période plus actuelle a été très peu traitée – le film est sorti en 2016 -, que ce soit la CSG, les réformes des retraites ou les différentes réformes sous le quinquennat de François Hollande et, notamment celle sur le compte pénibilité tant décrier par les patrons. En effet, le compte pénibilité est une étape importante, certes à compléter, pour la protection des travailleurs, comme il n’y en a eu peu depuis de nombreuses années.

Vous l’aurez compris, je vous conseille vivement de voir ce documentaire et d’échanger dessus par la suite.

La Sociale – vive la Sécu ! de Gilles Perret