Revue de Presse

Article dans le Journal La Montagne du 20/12/2017

Article apéropéen Europe de la Défense - LM 20-12

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Chope du Lembron: festival incontournable des micro-brasseries

Je me suis rendu, le week-end dernier à Saint-Germain-Lembron, à l’occasion de la 2e édition de la Chope du Lembron, festival auvergnat des micro-brasseurs.
Après une première édition réussie,à laquelle j’avais pu participer, ce fut un véritable plaisir de revenir rencontrer et échanger avec les brasseurs locaux qui produisent des bières de qualité et innovantes avec des saveurs sortant des sentiers battus comme la bière Saint Babel avec sa bière avec une saveur de citrouille.
Des brasseurs qui sont avant tout des passionnés et qui en quelques minutes font tomber les différents a priori que certains peuvent avoir sur la bière, habitués à des produits manufacturés des grands groupes souvent avec peu de saveur.
Chope du Lembron 2nde édition

Chope du Lembron 2nde édition – crédits photos AC

Par ailleurs, j’ai pu échanger avec le gagnant du festival des micro brasseurs amateurs de l’année dernière qui était présent pour proposer à la dégustation et à la vente sa cuvée. Ce dernier en tant que vainqueur a eu la chance d’être parrainer et accompagner dans sa création par la brasserie Balm (Cournon).
Un beau samedi après midi à déguster les bières des 14 brasseurs auvergnats qui avaient fait le déplacement et à faire quelques achats pour remplir ma réserves de bières artisanales et locales.

[Parole de militant] Anthony Courtalhac : « La place du PS est toujours existante, il faut juste se remettre au travail »

Interview du 2 novembre 2017 publiée sur le blog La Voix de l’Hexagone.

Propos recueillis par Ella Micheletti.

Militant au PS depuis 2009, Anthony Courtalhac, 27 ans, est membre du Conseil Fédéral du Parti Socialiste du Puy-de-Dôme, suppléant à la Commission Nationale de Contrôle Financier du Parti Socialiste et Président des Jeunes Européens Auvergne. Sans concessions mais avec toujours ses idéaux chevillés au corps, il analyse la situation actuelle de son parti mais aussi celle de La République en Marche et de la France Insoumise. 


Voix de l’Hexagone : L’élection d’Emmanuel Macron a chamboulé le paysage politique français. Dans les deux plus importants partis, chez Les Républicains comme au Parti socialiste, une partie des encartés s’est tournée vers la République en marche tandis que l’autre partie est restée « loyaliste ». Comment avez-vous vécu de l’intérieur cette scission sur le plan des idées et sur le plan pratique ?

Anthony Courtalhac : Il est toujours compliqué de voir nos chemins se séparer avec des camarades voire des amis avec qui on milite depuis de nombreuses années. Après, il faut aussi analyser la vie de notre parti sur une période longue, ce qui permet de voir que, quand tout va bien, il y a du monde mais quand le bateau tangue, ça devient compliqué et certains préfèrent aller voir si l’herbe est plus verte ailleurs. Pour ma part, je suis fidèle à mon parti mais surtout à ce qu’il représente de par son histoire, ses valeurs et ses combats. Et je m’applique une citation de Léon Blum : « Pendant que vous irez courir l’aventure, il faut que quelqu’un reste garder la vieille maison. »

 

VDH : Selon vous, comment s’explique ce partage au sein même du PS ? La partie des encartés qui s’est tournée vers le macronisme l’a-t-elle fait par opportunisme et stratégie politique ou y avait-il déjà, en amont, une vraie scission idéologique (libéralisme économique, fracture sociale ou sociétale) au PS que Macron n’a fait que révéler ?

AC : Il faut rappeler tout d’abord qu’une partie de ceux partis sont arrivés quand le parti était un gage de réussite électorale et ces derniers n’était pas forcément socialistes. Pour d’autres, les erreurs du gouvernement, la non défense du bilan de ce dernier, les interminables guerres internes de personnes, loin des combats politiques d’antan, ont mis à mal leur militantisme, leurs idéaux et leurs motivations au point de quitter le parti.

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Anthony Courtalhac n’a jamais envisagé de quitter le Parti socialiste. (Crédit photo : Tatiana Blanc)

Enfin, il y a les véritables opportunistes, souvent ex-cadres et apparatchiks du PS, plutôt jeunes, pressés de griller des étapes quitte à promouvoir des idées et propositions de droite qu’ils combattaient encore il y a 5 ans. C’est leur choix et, pour certains ce calcul a été une réussite. Ils sont plutôt efficaces mais prêts à tout dire ou tout faire pour une place loin du nouveau monde annoncé.  Je suis loin de cette façon de faire de la politique qui est encore plus cynique que la vieille politique qu’ils disent combattre.

 

VDH : On attribue plusieurs causes à l’échec de Benoît Hamon, dont un report de voix sur Macron et sur Mélenchon. Quelle est votre opinion sur ce sujet ?

Pour moi il y a plusieurs raisons à l’échec dont le manque de pédagogie pendant 5 ans sur l’action du gouvernement. En effet, en 2012, la situation était catrastophique mais François Hollande n’a pas voulu faire peur aux Français. Il a donc fallu réduire les déficits dans ces conditions ce qui a été fort logiquement incompris. Mais cela n’a pas empêché le gouvernement d’être de gauche à travers de nombreuses mesures, notamment la transition énergétique (COP21), la suppression du bouclier fiscal, le mariage pour tous, le compte pénibilité, la reconnaissance du burn-out, la loi sur L’ESS, 9 000 recrutements dans les forces de sécurités,
60 000 recrutements dans l’enseignement…

L’élection d’Emmanuel Macron a au moins le mérite, avec ses premières décisions, de montrer les nombreuses mesures de gauche prises par le gouvernement pendant 5 ans. En les supprimant avec les félicitations de la droite, cela met malheureusement trop tard en lumière toutes les mesures de gauche : ISF, tiers payant, contrats aidés, compte pénibilité… La critique systématique de l’action gouvernementale, à laquelle il a participé en étant partie prenante de lois importantes, ne l’a pas aidé non plus. Ensuite, la course pour une union de la gauche avec Mélenchon était impossible (à cause de ce dernier) et Benoit Hamon aurait dû rassembler les siens avant. Enfin, des élus et militants PS n’ont pas respecté le choix démocratique de la primaire et, pire, ont fait campagne contre leur parti et son candidat.

« Il y a les véritables opportunistes, souvent ex-cadres et apparatchiks du PS, plutôt jeunes, pressés de griller des étapes quitte à promouvoir des idées et propositions de droite qu’ils combattaient encore il y a 5 ans »

VDH : Bon nombre de journaux se sont concentrés sur le phénomène Macron durant la campagne. Pensez-vous qu’il y a eu une connivence des médias ou, en tout cas, un traitement à géométrie variable, notamment en défaveur de Benoît Hamon ?  

AC : Avant tout, je tiens à rappeler l’importance des journalistes et de leur travail en toute indépendance pour notre pays. C’est pourquoi nous devons nous battre pour garantir cette liberté bien souvent mise à mal dans de nombreux pays mais aussi en France avec le rachat massif par des grands groupes des médias. Concernant la campagne présidentielle, je pense tout de même que le “produit” Macron a été fortement avantagé et mis en avant par les médias sans aller dans le fond de son programme. Il leur a d’ailleurs bien mal rendu dès son élection effective.

 

VDH : Benoît Hamon est sur une ligne très différente de Macron. On l’a notamment vu défiler à la grande manifestation du 23 septembre 2017 lancée par la France Insoumise. Selon vous, a-t-il encore un rôle à jouer personnellement ou le parti doit-il chercher de nouvelles têtes porteuses de valeurs ?

AC : Il a tranché de lui même en quittant le Parti socialiste pensant qu’il n’avait plus aucun rôle à y jouer. Je suis déçu de cette décision car même si je n’étais pas d’accord avec lui sur tout, j’ai fait sa campagne et il a réussi à faire émerger de nouveaux débats et nouvelles idées notamment le revenu universel, la taxe robot… sur lesquels j’espère que nous allons nous pencher plus précisément. Même si je suis déçu qu’il quitte le navire socialiste en pleine tempête, je le remercie pour la sincérité de son engagement et pour son courage de s’être mis en adéquation avec ses volontés dont bon nombre de macronistes ou hamonistes devraient prendre exemple.

 

VDH : Êtes-vous inquiet pour l’avenir financier du PS ?

AC : Pour l’aspect financier en tant que tel non car c’est inhérent aux résultats électoraux. Je suis inquiet sur les conséquences, en particulier l’avenir des salariés du Parti tant au siège que dans les fédérations. Inquiet aussi sur les moyens permettant nos actions militantes futures sur les territoires.

« Je m’applique une citation de Léon Blum : ‘Pendant que vous irez courir l’aventure, il faut que quelqu’un reste garder la vieille maison’ »

VDH: De nombreux jeunes semblent s’être pris d’engouement pour la République en Marche. Cette dernière cherche à l’évidence à ringardiser voire vider de leur substance les partis traditionnels. Quels moyens le PS – et en particulier les jeunes socialistes – peuvent-ils mettre activement en œuvre pour contrer cette situation ?

AC : Tout d’abord, je tiens à rappeler qu’il n’y a pas une jeunesse mais des jeunesses et que la majorité des Jeunes n’ont pas voté. Par ailleurs, concernant les jeunes en marche c’est plutôt des jeunes intégrés, sans difficultés, cultivés et urbains. De plus, l’engagement des jeunes n’a pas été en reste concernant les campagnes de Mélenchon et de Hamon. Le PS pour attirer des jeunes doit réinvestir le champ associatif où de nombreux jeunes sont engagés. Il doit aussi remettre à plat une bonne partie de ses réflexions permettant une liberté de propositions à ces jeunes qui feront le monde dans 10-20-30 ans et non plus demander à des élus ou ex-élus de 60-70-80 ans comment doit se faire l’avenir.

 

VDH : Vous-même, vous êtes-vous personnellement posé, à un moment, la question d’un ralliement à LREM ou à la FI ?

AC : Non, à aucun moment et pour plusieurs raisons : par fidélité à mes idées et à mon parti. De plus, je suis contre cette personnification à outrance qui occulte bien souvent les idées. Et j’ai toujours eu une grande méfiance face au discours du « ni droite ni gauche », sûrement en me rappelant d’une citation de François Mitterrand  qui se confirme avec les premiers mois du quinquennat Macron : “Le centre n’est ni de gauche ni de gauche.

 

VDH : Emmanuel Macron doit beaucoup à François Hollande. C’est ce dernier qui l’a fait entrer dans le gouvernement, et qui l’a propulsé politiquement. Pour autant, Emmanuel Macron s’est objectivement montré redoutable quand il a décidé de voler de ses propres ailes. Quelle part de responsabilité porte, d’après vous, François Hollande dans cette montée en puissance et quelle était la part d’inéluctabilité de cette ascension ? L’ancien président a-t-il été dupé ou naïf ?

AC : Hollande a sûrement été naïf de faire confiance à Emmanuel Macron jusqu’au moment où ce dernier l’a trahi en se lançant dans la présidentielle alors que de nombreuses personnes l’avait prévenu. Mais il a aussi été dupé car ce dernier a caché le plus longtemps possible sa volonté présidentielle. Après avoir appris auprès de François Hollande et lui devoir son ascension politique il l’a trahi, une histoire vieille comme le monde dont la plus connue des trahisons est Brutus avec César.  

« Pour LREM, les masques tombent un peu plus chaque jour :  c’est un parti de droite »

VDH : La France Insoumise est souvent mise en avant – par les médias et par le gouvernement même – comme principale force d’opposition. Il faut reconnaître que ses chefs de file sont particulièrement actifs, sur les sujets économiques notamment. En revanche, on entend moins les cadres socialistes. Le PS, même amoindri, aurait-il intérêt à se montrer plus ferme et déterminé dans l’opposition ?

AC : La France Insoumise est l’opposant idéal pour Emmanuel Macron et les médias car ils sont excessifs et adeptes du buzz et de la petite phrase. Mais la première force d’opposition est bien le PS au Parlement. On a pu notamment le voir dernièrement avec la présentation d’un contre-budget à l’Assemblée Nationale montrant le sérieux des élus socialistes et qu’une autre voie était possible loin du budget gouvernemental faisant cadeaux sur cadeaux au plus riches et pressurisant de plus en plus les classes moyennes et les plus pauvres. Il est vrai que c’est moins intéressant que Jean-Luc Mélenchon faisant le spectacle en plein hémicycle avec un paquet de pâtes ou demandant le retrait du drapeau européen dans l’hémicycle après avoir profité pendant de nombreux années de l’Europe avec son indemnité de parlementaire européen.

 

VDH : Bernard Cazeneuve – qui jouit d’une belle côte de popularité – a très récemment appelé à l’émergence d’une « génération nouvelle ». Sur le plan programmatique, quelle place peut détenir aujourd’hui le PS entre la FI qui « le prend sur sa gauche » et LREM qui « le prend sur sa droite » ? Pour vous, quelles valeurs et idées doit-il réaffirmer d’urgence ?

AC : Bernard Cazeneuve a été la révélation du quinquennat, un véritable homme d’État s’adaptant aux situations les plus délicates. Ce type de personnalité est rare c’est pourquoi certains le sollicitent pour reconstruire le parti. Toutefois, il n’est pas un homme de parti, il n’a pas le goût des conflits politiques et de la polémique.

De plus, il a souhaité s’investir autrement pour la France en passant la main à une nouvelle génération à Cherbourg tant pour la mairie que pour la députation dans le pur respect de sa parole donnée. Il souhaite d’ailleurs qu’il en soit de même pour la reconstruction du parti, que ça soit la nouvelle génération qui passe aux actes et c’est tout à son honneur. Par contre, je pense et j’espère qu’il va continuer à jouer un rôle important dans notre parti, pour la gauche et pour la France. En effet, il est encore jeune (54 ans) et a un sens inouï de l’intérêt de l’État et de l’union de la gauche ce qui fait de lui une espèce politique précieuse dans une période où seul l’intérêt personnel et l’image médiatique comptent.

Quant à la place du PS, elle est toujours existante. Il faut juste se remettre au travail, tant localement que nationalement avec notamment des partenaires de gauche car la France Insoumise, c’est l’extrême gauche. Pour LREM, les masques tombent un peu plus chaque jour :  c’est un parti de droite ; il suffit d’analyser le budget 2018, un budget injuste matraquant les moins aisés, véritable indicateur d’une politique. Pour moi, le PS doit se reconstruire sur plusieurs piliers : la justice sociale, l’Europe, la social-écologie et l’union de la gauche.

Demain l’usine: un combat engagé sur l’humain et sur le goût

Dans le cadre du festival « Traces de vies« , je me suis rendue vendredi soir à la médiathèque d’Aubière à la projection-débat du film « Demain l’usine » sur la lutte des Fralib (ex-Unilever) et leur reprise de l’usine en SCOP.

Demain l'Usine - SCOP Ti

Pour avoir participé à leur combat à travers le financement participatif qu’ils avaient mis en place, cela fait du bien de voir que les salariés peuvent se prendre en mains, ne pas dépendre de gros actionnaires véreux ne pensant qu’à faire fructifier leur argent.

En plus, il faut noter que cette reprise permet d’avoir un produit de qualité avec des arômes naturels et donc sans les produits chimiques habituels.

Au-delà de la réussite de reprise, il ne faut pas oublier les salariés broyés, les familles sacrifiées et les territoires en friche.

Enfin, si la bataille de la reprise est gagnée, le combat de la structuration est loin d’être fini et c’est pourquoi, il est nécessaire de les soutenir en achetant leurs produits de qualité.

Et franchement, quoi de mieux que de boire un thé Scop ti, made in France, de qualité ?

Qu’est-ce qu’une Scop ?

C’est une Société coopérative et participative qui est soumise à l’impératif de profitabilité comme toute entreprise, mais elle bénéficie d’une gouvernance démocratique et d’une répartition des résultats prioritairement affectée à la pérennité des emplois et du projet d’entreprise. Elle possède, un dirigeant comme dans n’importe quelle entreprise. Mais celui-ci est élu par les salariés associés.

 Elle peut prendre deux statuts différents :

  • statut Scop (Société coopérative de production) le partage du profit est équitable :

– une part pour tous les salariés, sous forme de participation et d’intéressement ;

– une part pour les salariés associés sous forme de dividendes ;

– une part pour les réserves de l’entreprise.

  • statut Scic (Société coopérative d’intérêt collectif). les mécanismes coopératifs et participatifs sont identiques à ceux du statut Scop. Toutefois, les      membres associés au capital sont par définition de toutes natures : salariés mais aussi celles et ceux qui souhaitent s’impliquer dans le projet : clients, bénévoles, collectivités territoriales, partenaires privés, etc.

Clermont-Ferrand : capitale européenne de la culture en 2028 ?

Premier article écrit dans le webmagazine Le Taurillon.org le 5 octobre 2017 en tant que président des Jeunes Européens Auvergne.

 

Les Jeunes Européens Auvergne ont organisé vendredi 22 septembre un apéropéen sur le thème de la candidature de Clermont-Ferrand pour devenir Capitale européenne de la culture, en 2028. Olivier Bianchi, maire de Clermont-Ferrand et président de Clermont Auvergne Métropole, s’est joint à eux pour échanger sur cette candidature.

Capitale européenne de la culture : un label courtisé

La thématique choisie est d’actualité, car c’est ce week-end qu’aura enfin lieu l’embarquement dans cette candidature, avec le lancement de l’aventure « Effervescences ». Anthony Courtalhac, président des Jeunes Européens Auvergne, a fait un rapide retour sur l’histoire de ce titre, créé en 1985 par Melina Mercouri, alors Ministre de la culture en Grèce, et Jack Lang, lui aussi ministre de la culture, dans le gouvernement français. C’est un titre qui a pour premier objectif de rapprocher les européens, en mettant en avant les richesses et la diversité des cultures du continent. A ce jour, plus de 50 villes ont été « Capitale européenne de la culture », dont seulement quatre villes françaises : Avignon, Paris, Lille et Marseille.

Effervescences, embarquons ensemble dans cette grande aventure !

Lors de sa présentation de la candidature de Clermont-Ferrand, Olivier Bianchi a insisté sur l’importance de la mobilisation de toutes les forces du territoire, faisant ainsi appel aux acteurs culturels, économiques, sociaux ainsi qu’aux citoyens. La culture, Olivier Bianchi s’y connaît, elle est au cœur de son action. En effet, pendant ses treize années en tant qu’adjoint à la culture, il n’a eu de cesse de faire passer un message en particulier : nous sommes tous des fabricants et des consommateurs de la culture, cette culture est diverse et ne correspond pas à la simple culture dite élitiste. Il insiste sur la nécessité de faire sortir la culture et l’art des lieux traditionnels afin de casser les barrières que les catégories populaires pourraient ressentir. C’est pourquoi cette candidature, cette aventure, a été élaborée pour s’étendre sur plusieurs années, afin de fédérer les clermontois, et créer un récit territorial partagé.

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De véritables chances de devenir capitale européenne de la culture ?

Olivier Bianchi a par ailleurs rappelé que Clermont-Ferrand a malgré la concurrence, des chances certaines d’obtenir ce titre lorsque l’on s’attarde sur les critères recherchés par l’Union européenne dans les candidatures :

1) que la candidature s’appuie sur une forte implication citoyenne

2) que la candidature soit un levier culturel pour le territoire. Sur ce point en particulier, Clermont-Ferrand est avantagée, car les autres villes françaises en lice sont déjà très équipées.

Lors de notre apéropéen, la discussion a ensuite glissé sur les bienfaits d’obtenir ce label au-delà de l’aspect culturel. Il a été rappelé que cette candidature apporterait également des bénéfices en termes de renouvellement urbain et de changement de l’image qu’une ville, un territoire peut avoir. Prenons par exemple les villes de Marseille ou de Lille, qui ont bénéficié d’un véritable changement et qui ont accompagné une réelle transformation de leur territoire, grâce au label.

Ce récit verra son commencement demain, vendredi 6 octobre, avec le lancement d’« Effervescences », dont l’objectif est de faire vivre tout le territoire, en favorisant les rencontres et échanges entre les différents acteurs, et en développant la vitalité culturelle et la richesse patrimoniale locales. Espérons aussi que ce large mouvement engagé pour cette candidature permettra de rendre l’Europe moins abstraite et lointaine pour les clermontois-e-s et puydomois-e-s.

Les Jeunes Européens Auvergne, acteurs pour la candidature de Clermont-Ferrand ?

Ces nombreux échanges autour de la candidature de notre ville pour devenir la 5ème ville française, Capitale européenne de la culture, témoignent d’un large soutien et des opportunités pour fédérer le territoire, bien au-delà de Clermont-Ferrand et du secteur de la culture. Enfin, il est à noter qu’au nom des adhérents des Jeunes européens Auvergne, j’ai réaffirmé notre soutien à cet ambitieux projet, et notre souhait d’en être acteur car nous sommes persuadés qu’au-delà de réunir les forces vives du territoire, cette candidature permettra également de parler plus facilement d’Europe et de culture.

 

Le lien : https://www.taurillon.org/clermont-ferrand-capitale-europeenne-de-la-culture-en-2028