Demain l’usine: un combat engagé sur l’humain et sur le goût

Dans le cadre du festival « Traces de vies« , je me suis rendue vendredi soir à la médiathèque d’Aubière à la projection-débat du film « Demain l’usine » sur la lutte des Fralib (ex-Unilever) et leur reprise de l’usine en SCOP.

Demain l'Usine - SCOP Ti

Pour avoir participé à leur combat à travers le financement participatif qu’ils avaient mis en place, cela fait du bien de voir que les salariés peuvent se prendre en mains, ne pas dépendre de gros actionnaires véreux ne pensant qu’à faire fructifier leur argent.

En plus, il faut noter que cette reprise permet d’avoir un produit de qualité avec des arômes naturels et donc sans les produits chimiques habituels.

Au-delà de la réussite de reprise, il ne faut pas oublier les salariés broyés, les familles sacrifiées et les territoires en friche.

Enfin, si la bataille de la reprise est gagnée, le combat de la structuration est loin d’être fini et c’est pourquoi, il est nécessaire de les soutenir en achetant leurs produits de qualité.

Et franchement, quoi de mieux que de boire un thé Scop ti, made in France, de qualité ?

Qu’est-ce qu’une Scop ?

C’est une Société coopérative et participative qui est soumise à l’impératif de profitabilité comme toute entreprise, mais elle bénéficie d’une gouvernance démocratique et d’une répartition des résultats prioritairement affectée à la pérennité des emplois et du projet d’entreprise. Elle possède, un dirigeant comme dans n’importe quelle entreprise. Mais celui-ci est élu par les salariés associés.

 Elle peut prendre deux statuts différents :

  • statut Scop (Société coopérative de production) le partage du profit est équitable :

– une part pour tous les salariés, sous forme de participation et d’intéressement ;

– une part pour les salariés associés sous forme de dividendes ;

– une part pour les réserves de l’entreprise.

  • statut Scic (Société coopérative d’intérêt collectif). les mécanismes coopératifs et participatifs sont identiques à ceux du statut Scop. Toutefois, les      membres associés au capital sont par définition de toutes natures : salariés mais aussi celles et ceux qui souhaitent s’impliquer dans le projet : clients, bénévoles, collectivités territoriales, partenaires privés, etc.
Publicités

Clermont-Ferrand : capitale européenne de la culture en 2028 ?

Premier article écrit dans le webmagazine Le Taurillon.org le 5 octobre 2017 en tant que président des Jeunes Européens Auvergne.

 

Les Jeunes Européens Auvergne ont organisé vendredi 22 septembre un apéropéen sur le thème de la candidature de Clermont-Ferrand pour devenir Capitale européenne de la culture, en 2028. Olivier Bianchi, maire de Clermont-Ferrand et président de Clermont Auvergne Métropole, s’est joint à eux pour échanger sur cette candidature.

Capitale européenne de la culture : un label courtisé

La thématique choisie est d’actualité, car c’est ce week-end qu’aura enfin lieu l’embarquement dans cette candidature, avec le lancement de l’aventure « Effervescences ». Anthony Courtalhac, président des Jeunes Européens Auvergne, a fait un rapide retour sur l’histoire de ce titre, créé en 1985 par Melina Mercouri, alors Ministre de la culture en Grèce, et Jack Lang, lui aussi ministre de la culture, dans le gouvernement français. C’est un titre qui a pour premier objectif de rapprocher les européens, en mettant en avant les richesses et la diversité des cultures du continent. A ce jour, plus de 50 villes ont été « Capitale européenne de la culture », dont seulement quatre villes françaises : Avignon, Paris, Lille et Marseille.

Effervescences, embarquons ensemble dans cette grande aventure !

Lors de sa présentation de la candidature de Clermont-Ferrand, Olivier Bianchi a insisté sur l’importance de la mobilisation de toutes les forces du territoire, faisant ainsi appel aux acteurs culturels, économiques, sociaux ainsi qu’aux citoyens. La culture, Olivier Bianchi s’y connaît, elle est au cœur de son action. En effet, pendant ses treize années en tant qu’adjoint à la culture, il n’a eu de cesse de faire passer un message en particulier : nous sommes tous des fabricants et des consommateurs de la culture, cette culture est diverse et ne correspond pas à la simple culture dite élitiste. Il insiste sur la nécessité de faire sortir la culture et l’art des lieux traditionnels afin de casser les barrières que les catégories populaires pourraient ressentir. C’est pourquoi cette candidature, cette aventure, a été élaborée pour s’étendre sur plusieurs années, afin de fédérer les clermontois, et créer un récit territorial partagé.

Capture

De véritables chances de devenir capitale européenne de la culture ?

Olivier Bianchi a par ailleurs rappelé que Clermont-Ferrand a malgré la concurrence, des chances certaines d’obtenir ce titre lorsque l’on s’attarde sur les critères recherchés par l’Union européenne dans les candidatures :

1) que la candidature s’appuie sur une forte implication citoyenne

2) que la candidature soit un levier culturel pour le territoire. Sur ce point en particulier, Clermont-Ferrand est avantagée, car les autres villes françaises en lice sont déjà très équipées.

Lors de notre apéropéen, la discussion a ensuite glissé sur les bienfaits d’obtenir ce label au-delà de l’aspect culturel. Il a été rappelé que cette candidature apporterait également des bénéfices en termes de renouvellement urbain et de changement de l’image qu’une ville, un territoire peut avoir. Prenons par exemple les villes de Marseille ou de Lille, qui ont bénéficié d’un véritable changement et qui ont accompagné une réelle transformation de leur territoire, grâce au label.

Ce récit verra son commencement demain, vendredi 6 octobre, avec le lancement d’« Effervescences », dont l’objectif est de faire vivre tout le territoire, en favorisant les rencontres et échanges entre les différents acteurs, et en développant la vitalité culturelle et la richesse patrimoniale locales. Espérons aussi que ce large mouvement engagé pour cette candidature permettra de rendre l’Europe moins abstraite et lointaine pour les clermontois-e-s et puydomois-e-s.

Les Jeunes Européens Auvergne, acteurs pour la candidature de Clermont-Ferrand ?

Ces nombreux échanges autour de la candidature de notre ville pour devenir la 5ème ville française, Capitale européenne de la culture, témoignent d’un large soutien et des opportunités pour fédérer le territoire, bien au-delà de Clermont-Ferrand et du secteur de la culture. Enfin, il est à noter qu’au nom des adhérents des Jeunes européens Auvergne, j’ai réaffirmé notre soutien à cet ambitieux projet, et notre souhait d’en être acteur car nous sommes persuadés qu’au-delà de réunir les forces vives du territoire, cette candidature permettra également de parler plus facilement d’Europe et de culture.

 

Le lien : https://www.taurillon.org/clermont-ferrand-capitale-europeenne-de-la-culture-en-2028

Effervescences: un lancement parfait de la candidature clermontoise

Un week-end d’Effervescences de toute beauté qui se termine.

Ce lancement de la candidature de Clermont-Fd pour être capitale européenne de la culture 2028 est une véritable réussite permettant de découvrir des endroits et des artistes super et improbables.

Sans parler des moments partagés avec des amis mais surtout des milliers de personnes venus des quatre coins du département voir même de plus loin que notre grande région.

Capture

Espérons que ce large mouvement engagé pour cette candidature avec Effervescences permettra de rendre la culture et l’Europe moins abstraite et lointaine pour nos concitoyens.

Merci à Olivier Bianchi pour cette longue aventure proposée aux clermontois, puydomois et auvergnats.

Merci aussi et surtout aux différents artistes, bénévoles et aux organisateurs de cet évènement qui a permis de fédérer bien au-delà des simples forces vive de notre territoire.

Rendez-vous l’année prochaine pour autant de bonheur collectif et de partage qui nous permettra je l’espère à être en 2028, la 5ème ville française à devenir capitale européenne de la culture.

Simone Veil : disparition d’une voix démocrate, féministe et européenne

Ce soir, une pensée pour Simone Veil, une grande femme qui n’était pas de mon bord politique mais dont la noblesse politique et la droiture morale devraient inspirer certain-e-s politiques actuel-le-s.

Elle était connue pour son passé tragique de rescapée d’Auschwitz et de la barbarie nazie qui a emporté un bonne partie de sa famille. Mais aussi pour son combat pour les droits des femmes et en particulier la loi sur l’IVG qu’elle a portée contre le conservatisme de son époque et qui malheureusement parfois revient d’actualité.
Mais elle est moins connue pour un autre combat de sa vie, la défense du projet européen, sachant mieux que personne l’intérêt de ce projet pour empêcher que l’Histoire tragique récente se reproduise. Elle deviendra d’ailleurs la première Présidente du Parlement Européen, après les élections européennes au suffrage direct en 1979.

Simone Veil était la preuve qu’il était possible d’aboutir à un consensus sur des combats bien précis, au-delà des clivages politiques gauche droite, dont elle était parti prenante.
Merci à cette grande démocrate, défenseuse des valeurs républicaines de l’Etat de droit et européenne convaincue.

Voter c’est décider pour votre avenir !

Il ne vous reste plus que quelques jours pour vous décider à aller voter et pour qui à l’élection présidentielle.

Ce vote vous offre le choix de désigner, au suffrage universel direct, le Président de la République, qui  agira en notre nom pendant 5 ans à la tête de notre pays, la France.
Même si voter n’est pas obligatoire, c’est un devoir civique individuel et collectif.
En effet, de nombreux français sont morts pour pouvoir voter : en 1789 pour les hommes et seulement depuis soixante-dix ans pour les femmes. N’oublions pas qu’il y a encore certains pays où la population n’a pas ce droit et se bat pour l’obtenir.

Pour les chanceux qui sont en vacances, pour les fans de l’ASM qui seront à Lyon pour la demi-finale de coupe d’Europe ou enfin tout simplement ceux qui ne pourront pas participer au vote dimanche,  il ne vous reste plus que quelques jours pour faire une procuration.

Pour cela, rien de plus simple :

–          Choisir une personne qui vote dans votre commune (mais pas forcément dans le même bureau) ;

–          Télécharger et remplir le document Cerfa pour les procurations (accessible aussi en mairie, gendarmerie, commissariat, ou Tribunal d’instance)

–          Se munir de sa carte d’identité

–          Déposer votre procuration à la gendarmerie (ou commissariat) la plus proche ou au tribunal d’instance le plus vite possible

–          Prévenir la personne à qui vous avez donné procuration en lui indiquant votre bureau de vote

Grâce à ce geste, qui est très rapide, votre voix sera entendue.

Quant au vote, c’est votre choix mais je vous incite à lire les projets et à prendre du recul pour savoir qui protègera notre démocratie, nos emplois, nos services publics et notre environnement.

Affiche officielle de Benoit Hamon pour l’élection présidentielle de 2017 #Hamon2017

Pour ma part, je voterai pour Benoit Hamon pour plusieurs raisons :

Il se met dans la droite ligne des 5 ans du quinquennat, en matière de lutte pour plus de transparence politique, pour la transition écologique et pour plus d’Europe.

Il a une vision d’avenir en voulant doubler la part de l’Economie sociale et Solidaire, faire évoluer l’agriculture vers un retour à la source du produire sainement, de qualité et en circuit-court.

Il a aussi une vision d’avenir concernant la robotisation de notre société et de nos moyens de production, la reconnaissance de l’épuisement professionnel, la dangerosité des perturbateurs endocriniens et pesticides pour notre santé.

Je pourrais faire une liste plus exhaustive mais je vous invite plutôt à lire ses propositions et vous faire une idée par vous-même.

Votez et ne vous faites pas voler votre vote par les sondages. Votre voix comptera peut-être plus que jamais dans cette élection où certains sondages à l’appui cherche à convaincre les électeurs que l’élection est déjà jouée.

Bureau de vote  – Crédits photo A.C.