Clermont-Ferrand : capitale européenne de la culture en 2028 ?

Premier article écrit dans le webmagazine Le Taurillon.org le 5 octobre 2017 en tant que président des Jeunes Européens Auvergne.

 

Les Jeunes Européens Auvergne ont organisé vendredi 22 septembre un apéropéen sur le thème de la candidature de Clermont-Ferrand pour devenir Capitale européenne de la culture, en 2028. Olivier Bianchi, maire de Clermont-Ferrand et président de Clermont Auvergne Métropole, s’est joint à eux pour échanger sur cette candidature.

Capitale européenne de la culture : un label courtisé

La thématique choisie est d’actualité, car c’est ce week-end qu’aura enfin lieu l’embarquement dans cette candidature, avec le lancement de l’aventure « Effervescences ». Anthony Courtalhac, président des Jeunes Européens Auvergne, a fait un rapide retour sur l’histoire de ce titre, créé en 1985 par Melina Mercouri, alors Ministre de la culture en Grèce, et Jack Lang, lui aussi ministre de la culture, dans le gouvernement français. C’est un titre qui a pour premier objectif de rapprocher les européens, en mettant en avant les richesses et la diversité des cultures du continent. A ce jour, plus de 50 villes ont été « Capitale européenne de la culture », dont seulement quatre villes françaises : Avignon, Paris, Lille et Marseille.

Effervescences, embarquons ensemble dans cette grande aventure !

Lors de sa présentation de la candidature de Clermont-Ferrand, Olivier Bianchi a insisté sur l’importance de la mobilisation de toutes les forces du territoire, faisant ainsi appel aux acteurs culturels, économiques, sociaux ainsi qu’aux citoyens. La culture, Olivier Bianchi s’y connaît, elle est au cœur de son action. En effet, pendant ses treize années en tant qu’adjoint à la culture, il n’a eu de cesse de faire passer un message en particulier : nous sommes tous des fabricants et des consommateurs de la culture, cette culture est diverse et ne correspond pas à la simple culture dite élitiste. Il insiste sur la nécessité de faire sortir la culture et l’art des lieux traditionnels afin de casser les barrières que les catégories populaires pourraient ressentir. C’est pourquoi cette candidature, cette aventure, a été élaborée pour s’étendre sur plusieurs années, afin de fédérer les clermontois, et créer un récit territorial partagé.

Capture

De véritables chances de devenir capitale européenne de la culture ?

Olivier Bianchi a par ailleurs rappelé que Clermont-Ferrand a malgré la concurrence, des chances certaines d’obtenir ce titre lorsque l’on s’attarde sur les critères recherchés par l’Union européenne dans les candidatures :

1) que la candidature s’appuie sur une forte implication citoyenne

2) que la candidature soit un levier culturel pour le territoire. Sur ce point en particulier, Clermont-Ferrand est avantagée, car les autres villes françaises en lice sont déjà très équipées.

Lors de notre apéropéen, la discussion a ensuite glissé sur les bienfaits d’obtenir ce label au-delà de l’aspect culturel. Il a été rappelé que cette candidature apporterait également des bénéfices en termes de renouvellement urbain et de changement de l’image qu’une ville, un territoire peut avoir. Prenons par exemple les villes de Marseille ou de Lille, qui ont bénéficié d’un véritable changement et qui ont accompagné une réelle transformation de leur territoire, grâce au label.

Ce récit verra son commencement demain, vendredi 6 octobre, avec le lancement d’« Effervescences », dont l’objectif est de faire vivre tout le territoire, en favorisant les rencontres et échanges entre les différents acteurs, et en développant la vitalité culturelle et la richesse patrimoniale locales. Espérons aussi que ce large mouvement engagé pour cette candidature permettra de rendre l’Europe moins abstraite et lointaine pour les clermontois-e-s et puydomois-e-s.

Les Jeunes Européens Auvergne, acteurs pour la candidature de Clermont-Ferrand ?

Ces nombreux échanges autour de la candidature de notre ville pour devenir la 5ème ville française, Capitale européenne de la culture, témoignent d’un large soutien et des opportunités pour fédérer le territoire, bien au-delà de Clermont-Ferrand et du secteur de la culture. Enfin, il est à noter qu’au nom des adhérents des Jeunes européens Auvergne, j’ai réaffirmé notre soutien à cet ambitieux projet, et notre souhait d’en être acteur car nous sommes persuadés qu’au-delà de réunir les forces vives du territoire, cette candidature permettra également de parler plus facilement d’Europe et de culture.

 

Le lien : https://www.taurillon.org/clermont-ferrand-capitale-europeenne-de-la-culture-en-2028

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COP21 : les jeunes pousses du PS veulent que l’UE décroche un accord contraignant

Tribune du 23 novembre 2015 co-écrite et publiée dans Le Cercle des Echos (espace tribune des Echos) avec plusieurs jeunes responsables du Parti Socialiste et militants associatifs.

La réussite de la conférence sur le Climat passe par l’obtention d’un accord juridiquement contraignant, estime un collectif de jeunes membres du Parti socialiste. Et c’est à l’Europe de militer en ce sens.

L’avenir n’a jamais été autant incertain : crise économique, sociale, humanitaire, politique mais aussi environnementale. Force est de constater que ces dernières années, et encore plus ces derniers mois, la nature a souvent repris ses droits avec différentes catastrophes naturelles.

Ces événements ne sont que les prémices d’un changement climatique qui aura des effets bien plus important et bien plus grave tant d’un point de vue matériel que humain si nous ne prenons pas conscience de nos actes et ne changeons pas nos comportements qu’on soit en Europe, en Asie, en Amérique en Afrique ou ailleurs. Citoyens du monde, nous devons agir maintenant.

La loi de transition énergétique a montré la voie

Face à ces enjeux pendant longtemps, les politiques, les journalistes, mais surtout les citoyens, ont  fermé les yeux en pensant que ce n’était qu’une chimère. Ces dernières semaines la tendance semble s’inverser et nous nous en réjouissons. La France, pays hôte des négociations de la 21e conférence des Nations Unies sur les changements climatiques (COP21) a montré l’exemple il y a peu avec l’adoption de la loi de « transition énergétique pour la croissance verte ».

Logo de la COP 21

Logo de la COP 21

Cette loi montre la voie à suivre pour les négociations de la COP21. En effet, loin des conflits partisans, la Ministre de l’Ecologie, Ségolène Royal, a réussi à appliquer le consensus en trouvant des solutions d’équilibre à chaque étape d’élaboration de cette loi d’avenir.

Les bonnes idées de tout bord allant dans le sens de cette réforme durable ont été respectées, à la fois technique et opérationnelle, et touchant l’ensemble de nos concitoyens sur la base de 5 piliers : rendre les bâtiments et les logements économes en énergie ; donner la priorité aux transports propres ; viser l’objectif « zéro gaspillage » ; faire monter en puissance les énergies renouvelables ; lutter contre la précarité énergétique.

L’UE doit parler d’une seule voix

L’accord de Paris doit envoyer un signal clair et fort aux citoyens du monde entier en étant ambitieux, mais également juridiquement contraignant. Il doit aussi s’appuyer et porter les initiatives innovantes des territoires et d’entreprises mobilisant les nombreux acteurs afin de créer un nouveau modèle énergétique et économique plus vertueux et circulaire.

Pour que cet accord puisse être une réussite, nous pensons que la France ne pourra pas imposer seule des mesures contraignantes . L’Union Européenne (UE) doit parler d’une seule voix et redevenir un leader crédible et cohérent montrant l’exemple.

Pour cela, les partenaires européens doivent prendre franchement position et prendre des actes forts en termes de développement durable. On ne peut pas se contenter d’annoncer la création d’une Europe de l’Energie; elle doit s’organiser autour de mesures simples, concrètes et financées pouvant être mises rapidement en œuvre par le plus grand nombre d’européens.

En matière de transports, nous devons investir massivement dans le ferroviaire en particulier le ferroutage, afin de réduire le nombre de camions sur les grands axes européens. Le soutien aux transports en communs ne doit pas être oublié mais doit être réfléchi pour s’adapter aux territoires et aux populations.

En matière d’efficacité énergétique, nous souhaitons qu’un plan ambitieux européen d’isolation des logements soit mis en place pour mettre fin aux logements qui sont de véritables passoires thermiques.

L’Europe doit se mobiliser pour la mise en place d’une commission qui veillera à l’application des mesures prises lors de la COP21 et pourra évaluer leurs avancées. Cette évaluation permettra donc d’empêcher que les engagements pris ne soient que peu suivi d’effets et permettra une possible révision de ces derniers.

L’avenir de millions de citoyens suspendu à un accord

Nous, jeunes responsables socialistes, avons le devoir de nous faire les porte-paroles des citoyens, de ceux qui agissent tous les jours pour lutter contre le réchauffement climatique et se sentent souvent abandonnés par les gouvernants face aux multinationales pollueuses.

image COP 21 jeunes pousses PSL’échec n’est pas une éventualité tant l’enjeu est important ! Les attentes et les espérances des citoyens du monde sont grandes et ne peuvent être déçues une nouvelle fois.

Les cartes sont entre les mains des responsables politiques, mais ils devront rendre des comptes aux citoyens sensibilisés qui se mobilisent de plus en plus. En effet, si rien n’est fait, ce sont des territoires entiers avec leurs richesses, leurs diversités, leurs paysages qui disparaîtront.

Ce seront des millions de personnes dont l’avenir sera menacé et qui deviendront à terme des réfugiés climatiques. Ayons le courage et l’audace, femmes et hommes du monde entier, de faire de la protection de notre planète une réalité !

Par Baptiste Ménard, Anthony Courtalhac, Carla Bucero-Lanzi, Mathieu Franco, Tatiana Blanc, Alexandre Demandrille, Slimane Tirera, Thomas Luquet, Valentin Narbonnais et Gauthier Perot, jeunes membres du Parti socialiste.  Robin Alves, responsable associatif en Gironde.

http://www.lesechos.fr/idees-debats/cercle/cercle-144432-un-collectif-de-jeunes-socialistes-veut-que-leurope-saffirme-a-cop21-1177752.php

Le Président a fait de la jeunesse sa priorité, que le PS en fasse autant !

Tribune du 29 mai 2015 co-écrite et publiée dans Le Huffington Post avec plusieurs jeunes responsables du Parti Socialiste, militants et sympathisants socialistes.

La fracture entre jeunesse et politique n’a peut-être jamais été aussi forte. Et ce sont les partis, y compris le nôtre, qui en portent la première responsabilité. Les jeunes ne sont ni idiots, ni égoïstes. Au contraire! Ils ont soif d’engagement: le succès du service civique et le nombre toujours en hausse d’adhérents à des associations en témoignent. La jeunesse s’engage, mais seulement là où elle a l’impression de servir une cause.

Pour cela, il faut avoir le courage de regarder la réalité en face. Notre parti vieillit, et ses méthodes avec lui. Pour lutter contre l’abstention et le sentiment d’abandon d’une part croissante de nos concitoyens, il nous faudra changer. Aujourd’hui réduit à n’être qu’une machine électorale, notre parti doit dès demain s’ouvrir largement et redevenir un lieu de débats et d’échanges, un lieu qui appartienne à tous, sympathisants, citoyens, et non pas à quelques-uns.

Nous n’oublions pas les luttes menées par ceux qui nous précédent: les militants qui ont des années d’expérience derrière eux sont une richesse inestimable. Les combats qu’ils ont menés, souvent avec succès, doivent être poursuivis. Mais avec un chômage de masse, les échecs électoraux qui se suivent et se ressemblent, avec la montée du Front National, qui demain reprendra le flambeau?

Ce parti, quelles que soient les orientations issues du congrès, est notre Maison Commune. Malgré ses défauts, nous y restons profondément attachés. Cet héritage que l’on nous lègue, c’est de notre responsabilité de l’entretenir de le rajeunir et de le redynamiser afin qu’il ne s’effondre pas sous le poids des années.

Crédit Elsa P. - Parti Socialiste

Crédit Elsa P. – Parti Socialiste

Nous devons, nous membres du PS, nous sympathisants, regarder la réalité en face: se couper de cette jeunesse, c’est se couper de l’avenir. Nous sommes condamnés à nous renouveler ou mourir. Le gouvernement et François Hollande agissent, mais c’est aujourd’hui à nous (jeunes) militants de prendre notre part pour aller de l’avant!

Organisons des rencontres citoyennes dans des cafés, ouverts à tous, sans distinctions. Allons chercher la jeunesse là où elle est, à la sortie des centres de formation professionnels, des entreprises, des universités et des terrains de sports. Écoutons-la, dans toute sa diversité, dans nos territoires ruraux, dans les banlieues et dans les villes. Donnons-lui les moyens d’agir, accordons lui une place.

Nous ne supportons plus que la jeunesse n’ait, sur les plateaux de télévision, sur les ondes des radios nationales, comme unique porte-parole, Marion-Maréchal Le Pen, députée du Front national. L’image de l’engagement des jeunes dans le débat politique ne doit pas se résumer à l’extrême-droite. Le FN mise sur la jeunesse. L’erreur des autres partis est de ne pas réagir.

La jeunesse doit devenir une priorité pour les socialistes, et ce quelle que soit la majorité issue du congrès! C’est une question de survie, autant pour notre parti que pour nos idées.

Ayons le courage d’abandonner un mode de fonctionnent dépassé qui nous tue chaque jour davantage.

Faisons le pari du renouvellement dans les idées et dans les pratiques!

Et ce ne sera possible qu’avec la jeunesse dans sa diversité, avec sa fougue, son énergie, ses qualités et ses défauts.

« On ne subit pas l’avenir, on le fait » disait Georges Bernanos. Alors faisons-le, ensemble!

Signataires:

Baptiste Ménard , secrétaire de la section PS de Templeuve

Anthony Courtalhac, secrétaire de section PS Romagnat

Louise Billard , Secrétaire Générale du MJS deux Sevres

Robin Gastaldi , Militant socialiste à Paris

Carla Bucero Lanzi , Animatrice Fédérale du MJS deux Sevres

Edwin Robert , militant socialiste à Paris

Tatiana Blanc, militante socialiste à Clermont Ferrand

Thomas Jacquelin , secrétaire de section de Ussel

Liés Messatfa , militant socialiste à Levallois Perret

Grégoire Potton, militant socialiste du Puy en Velay

Benjamin Santucci , militant socialiste à Paris

Benjamin Igranaissi , coordinateur du MJS 13eme arrondissement de Paris

Abir Adam , militant socialiste à Paris

Clément Laforge , conseiller municipal de Guichainville

Etienne Bard , militant socialiste à Paris

Xavier Labadens , militant socialiste à Paris

http://www.huffingtonpost.fr/baptiste-menard/francois-hollande-jeunesse_b_7460008.html

Sport, éducation, laïcité: les clés du bien vivre-ensemble

Tribune du 6 février 2015 co-écrite et publiée dans Le Huffington Post avec plusieurs jeunes responsables fédéraux du Parti Socialiste, militants et sympathisants socialistes.

La France du vivre ensemble a subi une véritable attaque, le 7 janvier. Attaque contre ses valeurs, attaque contre ses idéaux.

La réponse à ces événements tragiques ne s’est pas fait attendre et les rassemblements citoyens et spontanés se sont multipliés dans toutes les villes et villages de France. Les images du 11 janvier resteront pour longtemps dans les mémoires.

Mais ces événements ont été l’occasion de reprendre conscience que le vivre ensemble n’est plus acquis, qu’il est fragile, qu’il ne repose pas que sur la religion ou les choix politiques.

Nous nous devons de tout faire pour recréer un idéal commun qui rassemble les Français au-delà des clivages politiques pour construire ensemble un avenir commun.

Face aux Français et aux Françaises, nous devons faire preuve d’écoute, d’empathie et surtout garder l’esprit ouvert et ne pas fuir nos responsabilités. Il y a des colères saines, il faut juste savoir les entendre et surtout les écouter.

Cela passe par plusieurs éléments : le respect du principe de la laïcité, la priorité à l’éducation, recréer du vivre ensemble notamment à travers le sport et repenser notre citoyenneté.

Notre devise républicaine « Liberté, Egalité, fraternité » est souvent mise à mal, Notre modèle de société ne produit plus d’équité, il reproduit des inégalités : la France est aujourd’hui parmi les pays européens où l’injustice se fait le plus sentir dès la naissance et ne s’atténue pas lors de l’entrée à l’école.

Nous devons accompagner les citoyens dans un parcours éducatif, professionnel avec les choix, les complexités, les possibilités de chacun.

L’école est un formidable outil : servons nous-en ! L’Éducation Nationale est un relais évident dans l’apprentissage et la défense des valeurs qui rendent possible le vivre ensemble.

Le droit à l’éducation, libre, gratuite, universelle et laïque est un des piliers fondateurs de notre République. Cette idée que tous les enfants, sans distinction nationalité, de couleur, ou de niveau de revenus de leur famille ont le droit à la même éducation, et qu’a travers elle, ils puissent s’émanciper. Trouver leur voie.

Mais aujourd’hui nous avons encore malgré les réformes fortes entreprises ses trois dernières années, un système à deux vitesses.

Ce n’est pas notre vision d’une éducation qui se doit d’être universelle.

C’est pourquoi, pour lutter contre l’échec scolaire et permettre à tous de concrétiser la promesse d’Égalité inscrite sur les frontons des bâtiments de la République, nous proposons de permettre aux enfants qui en ont le plus besoin de prendre des cours de soutien scolaire à l’école pour lutter contre le développement d’une inégalité due aux cours particuliers privés réservés aux familles les plus aisées.

Nous ne devons pas oublier les difficultés là où elles sont les plus visibles, dans les salles de classes. Parce que nos professeurs ne peuvent pas être partout, il nous faut plus d’auxiliaires d’éducation dans les classes. Pour les élèves en difficulté, mais aussi pour ceux dont le handicap nécessite une prise en charge car il est inacceptable que nous laissions sur le bord du chemin une grande partie de ces élèves.

L’École de la République n’est pas, n’a jamais été qu’un simple lieu de transmission de connaissances, c’est aussi le lieu de l’apprentissage de la citoyenneté et du vivre ensemble.

Nos écoles doivent donc garantir aux enfants leur sécurité. Il est inacceptable que la parole raciste, homophobe, antisémite voir pro-djihadiste puisse se développer sans être sanctionnée.

Il faut être ferme et ne tolérer aucune libéralisation de la parole haineuse, xénophobe, discriminante au sein des établissements scolaires.

Il est donc nécessaire que, dès le primaire, les instituteurs expliquent aux enfants ce qu’est la morale républicaine, expliquer les valeurs fondamentales de notre République qui sont la tolérance, la liberté d’expression, la laïcité, la fraternité et l’égalité entre les sexes et les individus.

La laïcité, au même titre que l’égalité et la liberté, est un pilier du bien-vivre ensemble et doit donc à ce titre être défendu.

Le devoir de la France c’est aussi de permettre à tous les citoyens d’exercer leur foi dans des lieux de cultes spécifiques et respectueux de leurs croyances.

Par ailleurs, nous proposons qu’un enseignement laïc du fait religieux s’effectue à l’école, de même que nous défendons l’idée de la création d’une journée nationale de la Laïcité…

Le sport fait partie intégrante de notre vie et est un des vecteurs indispensables pour le vivre-ensemble. En effet, il véhicule des valeurs allant du dépassement de soi à l’esprit d’équipe, en passant par l’entre-aide, et le respect.

Ainsi, quoi de plus fédérateur que le sport pour unifier nos forces, nos différences qui les années passées ont apportées tant de joies et d’espoir à nos concitoyens. La génération dorée en football « black, blanc, beur », vainqueur de la coupe du monde en 1998, et du championnat d’Europe en 2000. Que dire de cette équipe de handball, qui, depuis plus de 20 ans trust tous les podiums, avec son formidable patchwork culturel.

Nous devons donc développer au maximum les sports mixtes et ce dès le plus jeune âge. Cela, permettra aux jeunes d’appréhender le travail en équipe, la solidarité homme-femme, le vivre ensemble.

Ainsi, nous proposons, pour les sportifs qui au-dessus d’un certain salaire (plus d’un million d’euros par exemple), de payer un impôt supplémentaire à leur fédération. Pour les salaires plus modestes, les athlètes à la retraite auront un devoir de transmission du « savoir-faire » en aidant leur fédération en participant aux développement des jeunes pousses, dans le travail mental, et apporter leur expérience du terrain, cela pourrait également se traduire dans les écoles grâce à la réforme des rythmes scolaires. Le but final est créer une cohésion entre les générations, pour la transmission de l’histoire de leur sport, des valeurs véhiculer du maillot français, afin de former des athlètes alertes des enjeux internationaux, et fiers de porter les couleurs bleu-blanc-rouge.

Le bien vivre-ensemble passe aussi par la mise en place d’un réel parcours citoyen basé sur le service civique et la création d’un statut de pré-majeur.

Sur le Service civique, nous nous félicitons de la déclaration du Président de la République, lors de sa conférence de presse du 5 février 2015 et souhaitons que le service civique devienne universel avec une revalorisation de l’indemnité versée aux jeunes.

Par ailleurs, nous militons pour la création d’un statut du pré-majeur qui permettrait un passage plus progressif vers l’âge adulte avec le droit de vote à 16ans pour les élections locales mais aussi la possibilité de faciliter la création d’associations.

Nous jeunes socialistes pensons que le vivre ensemble n’est pas insurmontable. Il sera possible qu’avec la priorité donnée à l’éducation à travers nos écoles, et en se servant du sport et des associations comme facilitateur, comme lieu de rencontres et de brassage des classes sociales permettant de rassembler les citoyens et de faire de leurs multiples différences une richesse, une force.

Non le vivre ensemble n’est pas une vieille lune mais c’est une nécessité pour l’avenir de notre société. Respectons l’autre, respectons nos différences.

Ayons le courage et l’audace et de la volonté politique, nous femmes et hommes de gauche, de faire du bien vivre ensemble une réalité !

 

SIGNATAIRES:

Anthony COURTALHAC, secrétaire de la section PS de Romagnat (Puy-de-Dôme)

Baptiste MENARD, secrétaire de la section PS de Templeuve (Nord)

Carla BUCERO LANZI, animatrice Fédérale du MJS Deux Sèvres

Nicolas SANSSOUCI, militant PS (Meurthe-et-Moselle)

Clément LAFORGE, conseiller Municipal de Guichainville (Eure)

Thomas LUQUET, militant PS (Paris)

Mathieu FRANCO, militant PS (Paris)

http://www.huffingtonpost.fr/baptiste-menard/vivre-ensemble-education-laicite-sport_b_6630326.html

La ruralité : territoires d’avenir

Tribune du 20 novembre 2014 co-écrite et publiée dans Le Huffington Post avec plusieurs jeunes responsables fédéraux du Parti Socialiste, militants et sympathisants socialistes.

La réorganisation territoriale de la République est au cœur de l’actualité politique. Les différents projets portés par le Gouvernement témoignent de cette ambition d’adapter nos territoires aux nouveaux défis propres au XXIe siècle.

La tenue des Assises de la Ruralité cet automne, laisse augurer que tout est réuni pour mener une vraie politique en faveur de la ruralité.

Si nous pouvons parler de la ruralité, avec simplicité et aisance, c’est parce que nous en sommes issus. Nous connaissons ses atouts. Nous regrettons ses faiblesses et souhaitons y apporter des remèdes.
Cette ruralité, trop souvent appréhendée (à tort) comme un frein à toutes réformes dans notre pays, doit être placée sur le devant de la scène avec cette nouvelle réorganisation territoriale. Ce sont bien les territoires ruraux qui sont au cœur de la montée en puissance des structures intercommunales. Ces dernières sont une source d’énergie essentielle pour bon nombre de communes françaises.

L’intercommunalité doit permettre une synergie entre des communes urbaines, semi-urbaines et des communes rurales. Nous l’observons au quotidien dans nos départements. Aujourd’hui, quelle est la marge de manœuvre d’un maire d’une commune de moins de 1000 habitants, dans la mise en place d’une politique publique efficace ? Très faible. Aussi, nous sommes pleinement conscients qu’une harmonisation intercommunale est primordiale afin que nos territoires ruraux continuent à se développer
L’enjeu majeur, à l’heure actuelle, est de lutter contre le sentiment d’abandon de certains citoyens vivant dans les zones rurales ou périurbaines. Le meilleur outil de lutte passe par une remise à plat de nos politiques publiques.

En effet, les territoires ruraux ont des difficultés similaires à celles rencontrées dans les banlieues urbaines par exemple, mais sans toutefois revêtir les mêmes spécificités. Nous devons donc « réfléchir global et agir local ».

Nous sommes profondément attachés à l’esprit et aux valeurs républicaines du Service Public. Nous ne voulons pas connaître un Service Public à deux vitesses : un Service Public de performance dans les zones urbaines et un Service Public minimum dans les territoires ruraux.

Nous érigeons en principe l’égalité d’accès au Service Public de la République. Cette belle idée est la condition sine qua none à toute survie du monde rural. Bien souvent, une école qui ferme, c’est un village qui meurt !

Nous devons aussi observer et nous inspirer de l’ensemble des initiatives locales mises en place par les acteurs des territoires que nous oublions souvent. Grâces à ces actions, certains territoires sont devenus des pôles d’excellence, des laboratoires d’idées pour les citoyens de demain, et deviennent de plus en plus attractifs comme cela peut être le cas avec l’Auvergne présentée comme la nouvelle « Silicon Valley ».

En effet, toutes les campagnes françaises ne peuvent être reconverties dans le tourisme, il faut revitaliser ces lieux, faire confiance, donner les moyens aux citoyens ruraux d’agir pour le redressement du pays.

C’est pourquoi, jeunes responsables socialistes, nous formulons des propositions qui pourraient contribuer à une ruralité du 21ème siècle, fer de lance de la France d’avenir grâce à des territoires forts:

  • Soutenir la création des maisons de Service Public. Elles ont le double avantage, d’une part, de faciliter l’accès aux Services Publics au plus près des citoyens français, et d’autre part, de proposer une forme de « guichet unique », tant plébiscité par nos concitoyens.
  • Assurer un vrai Service Public de transports en investissant d’avantage dans les liaisons régulières (TER ou bus) mais aussi en soutenant le covoiturage par la création d’aires dédiées ;
  • Mettre en place un véritable maillage territorial en maison de santé, lieu rassemblant différents corps de métiers médicaux (médecins, kinés, infirmiers, pharmaciens…). Ceux-ci sont plébiscité tant par le corps médical que par les citoyens !
  • Obliger les nouveaux médecins à effectuer leur début de carrière dans une zone marquée par la désertification médicale.
  • Développer les centres de télétravail dans les zones rurales permettant aux artisans et professions libérales de pouvoir rester ou de s’implanter dans nos territoires. Cela passe aussi par la mise en place de formateurs dans ces centres.
  • Inciter à faire du vieillissement des zones rurales un atout économique et créateur d’emplois : la « Silver Economy » est, pour nous, l’avenir de ces territoires. Il s’agit d’encourager les innovations qui feront reculer la perte d’autonomie. Amplifier l’accès au Très Haut Débit (THD) partout sur les territoires en incitant les intercommunalités à axer leurs politiques publiques sur un soutien aux nouvelles technologies et à l’économie numérique. La ruralité peut être aussi 2.0.
  • Inciter les communes à mettre en place un commerce municipal au cas où l’initiative privée ferait défaut.
  • Lancer une politique rurale forte en termes d’isolation thermique des bâtiments, à l’échelle nationale. En effet les premières victimes de la précarité énergétique sont les habitants des zones rurales.
  • Inciter et aider les agriculteurs à installer sur leurs exploitations des énergies renouvelables (ex : panneaux photovoltaïques sur les toits de leurs fermes, méthanisation des vaches…).
  • Inciter au rassemblement des agriculteurs en coopératives que ce soit en termes d’installation et de matériels agricoles mais aussi en termes de vente de leurs produits permettant une mutualisation des moyens.
  • Valoriser et développer les circuits-courts à travers les collectivités territoriales. Elles devront aider entre-autres au développement des Associations pour le Maintien d’une Agriculture Paysanne (AMAP). Les collectivités territoriales et l’Etat devront le plus possible se fournir en circuits-courts pour les restaurations qu’elles gèrent.

Nous jeunes responsables socialistes, avons le devoir de se faire les porte-paroles des habitants, des citoyens qui se sentent abandonnés par nos gouvernants, par notre République, et qui, parfois, expriment leur désarroi par un vote en faveur des partis extrêmes pour faire entendre leurs inquiétudes, leurs colères, quand ils ne s’abstiennent pas.

Nous avons ici formulé quelques propositions et nous espérons que le Gouvernement profitera des Assises de la Ruralité qui se tiennent actuellement pour amplifier le « pacte pour la Ruralité » du Gouvernement Ayrault et faire des annonces fortes à destination de ces populations et de ces territoires.
Les territoires ruraux contribuent à la richesse de notre pays, ils sont plus que jamais une chance et une force pour l’avenir!

Cette tribune est signée de plusieurs jeunes responsables du Parti Socialiste:
Anthony COURTALHAC, Secrétaire de la section PS de Romagnat (Puy-de-Dôme)
Thomas JACQUELIN, Secrétaire de la section PS de Ussel (Corrèze)
Anthony LEROY, Secrétaire de la section PS de Pontgibaud (Puy-de-Dôme)
Baptiste MENARD, Secrétaire de la section PS de Templeuve (Nord)
Carla BUCERO LANZI, Animatrice Fédérale du MJS Deux Sèvres
Clément LAFORGE, Conseiller Municipal de Guichainville (Eure)
Thomas LUQUET, Militant PS de Paris
Grégoire POTTON, Militant PS du Puy-en-Velay (Haute-Loire)
Tatiana BLANC, Militante PS d’Orléans (Loiret)
http://www.huffingtonpost.fr/baptiste-menard/la-ruralite–territoires-d-avenir_b_6190958.html?utm_hp_ref=tw