Bonne et heureuse année 2020, année d’engagement

J’ai souhaité attendre le dernier jour de janvier pour vous souhaitez mes vœux.
Tout d’abord car ce soir est un jour symbolique avec la fin d’une histoire d’amour de près de 50ans qui, dès le début, fût compliquée.

En effet, avant-hier, le Parlement européen a ratifié le traité de retrait du Royaume-Uni de l’Union Européenne à une très large majorité. Cette dernière étape majeure dans la ratification de l’accord survient trois ans et demi après le référendum sur le Brexit.

Cette sortie est avant tout un échec de l’Union Européenne, un signal de plus que les citoyens se détournent du projet européen, qui semble pour eux ne servir qu’à une minorité et non à l’ensemble des citoyens. Cette sortie doit donc entraîner la fin des régimes d’exceptions de l’Europe à la carte (dont a profité largement le Royaume-Uni) et la règle de l’unanimité qui bloque toute évolution. Elle doit entraîner le début d’une réforme de l’Europe, pour être proche des citoyens en étant plus sociale et plus écologique.
Je reformule donc les vœux faits en 2017 pour l’Europe : soyons collectivement et individuellement fiers d’être européens et que nous nous battions pour l’Europe. Cette entité n’est pas parfaite mais est à un tournant où le peuple européen peut s’en emparer et la façonner pour qu’elle soit plus démocratique et au service des citoyens.
En France, je formule le vœux que, face à la forte mobilisation citoyenne, le gouvernement et sa majorité parlementaire arrêtent de vouloir casser notre système social et nos services publics. Force est de constater, qu’au contraire, ils accélèrent avec il y a quelques jours une nouvelle ignominie : le rejet d’une proposition de loi visant à étendre le congé exceptionnel pour décès d’enfants de 5 à 12 jours (fait rare en France : 3000 situations pour 40 millions d’actifs). Un des arguments de LREM correspond à ne pas affaiblir économiquement les entreprises alors que ce texte était porté par la droite – pourtant pro-patronat. Cela ne rassure pas sur le côté progressiste de la majorité présidentielle.
Mon vœu social est donc une année 2020 pleine d’espoir, d’engagements et de mobilisation pour la défense de nos acquis contre ce gouvernement, dans la droite ligne de la mobilisation 2019 et début 2020. En effet, c’est de la mobilisation populaire (soutenue et accompagnée par les partis politiques de gauche) que les combats de nos aïeuls ont été victorieux et nous permettent de profiter encore de congés payés, de la sécurité sociale…
Enfin, en mars, auront lieu les élections municipales. Ce sera donc une année importante pour notre pays et nos territoires dont l’avenir sera entre les mains de chaque électeur et électrice.

Les hommes et femmes politiques et les citoyennes et citoyens devront être à la hauteur de ces échéances car ces élections vont opposer différentes visions de société et de développement de nos territoires.
C’est pourquoi, il est important de faire attention au vote que nous ferons, à un moment où certains soutiens du gouvernement avancent cachés. En effet, comment faire confiance à ces soutiens de la casse de notre modèle social et nos services publics auxquels nous sommes attachés.

Mon vœu électoral en 2020 est donc que chacun réfléchisse bien à son vote les 15 et 22 mars prochains avec en ligne de mire d’élire des personnes pour le progrès social et environnemental, ayant une vraie vision de développement de nos territoires et non pas une vision de déclin pour enrichir un peu plus une infime partie du pays.

Brexit in or out

Brexit – catholicherald

Anthony Courtalhac « L’avenir de l’Europe ne se fera qu’avec les citoyens et pour les citoyens »

Interview du 4 avril 2019 publiée dans le journal Info Magazine Info Mag

ACourtalhac JEA - crédits infomag E.Thérond

L’association veut montrer que la construction européenne ne se limite pas aux seules institutions © E. Thérond.

Il est le président des Jeunes Européens d’Auvergne, une association regroupant des 16 à 35 ans désireux d’informer, de débattre et de faire avancer le projet européen.

Quelles sont les racines de votre engagement sur les questions européennes ?

Mon engament a commencé au sein d’un parti politique [le PS, NDLR], qui avait fondé localement son antenne européenne. Nous organisions chaque année des journées pour parler de l’Europe. Nous le faisions pendant Europavox. C’est à ce moment là que j’ai découvert les Jeunes Européens, qui est une association transpartisane. Nous sommes actuellement une trentaine, essentiellement des étudiants. A cause des études, il y a beaucoup de mouvement. Mais des adhérents sont très actifs !

Quel est le but de l’association ?

L’objectif, c’est vraiment de se battre pour l’Europe, certes, mais surtout pour une meilleure Europe. Nous ne sommes pas le Parlement européen, ni les représentants de la Commission européenne… Nous ne sommes pas eurobéats mais eurocritiques dans le bon sens du terme. Nous voulons la construction européenne. Mais nous voulons qu’elle soit plus démocratique, plus citoyenne, plus écologique et plus sociale.

Quelles sont vos activités ?

Parmi nos activités, il y a des débats ou des interventions dans les écoles. Par exemple, nous avons organisé dernièrement une simulation de Parlement européen avec trente lycéens à Moulins. Nous avons aussi lancé une revue, « Le Taurillon Auvergnat ». Chaque année ou presque, nous organisons également un voyage au sein des institutions européennes afin de faire œuvre de pédagogie auprès des adhérents.

Dans votre histoire personnelle, qu’est-ce qui vous a fait aimer l’Europe ?

Je regardais pas mal Arte. Certes, cette chaîne est une initiative franco-allemande, mais dans une optique européenne. L’engagement politique m’a fait sauter le pas, aborder cette question un peu plus concrètement. J’ai aussi rencontré des personnes qui partaient en Erasmus… Je fais également partie de cette génération qui a pu voir tomber les frontières, par exemple quand on partait en vacances en Espagne. C’est une chance. Je citerais aussi l’euro. Je suis né en 1990. Quand j’étais petit, j’allais acheter en francs ! Pour ma génération, qui n’a jamais connu la guerre, l’Europe de la Paix ne veut pas dire grand-chose. Mais cet idéal est très important en ces périodes troubles où les peuples ont tendance à se recroqueviller sur eux-mêmes.

Le volet économique n’a-t-il pas pris trop le dessus dans la construction européenne ?

Malheureusement, si. Comme disait Jean Monnet, « créateur » de l’Europe, « nous ne coalisons pas des Etats, nous unissons des hommes. » Le manque d’Europe démocratique ou sociale n’aide pas. Profitant d’un dumping social et fiscal entre Etats, des entreprises délocalisent dans d’autres pays de l’Union, si bien que certains peuvent avoir l’impression de se faire « voler » leur emploi. C’est le fameux « plombier polonais. » Or, perdre son emploi à cause d’un autre européen est un problème. Nous sommes censés vivre et nous développer ensemble. L’avenir de l’Europe ne se fera qu’avec les citoyens et pour les citoyens.

Actuellement, vous avez l’impression qu’elle se fait sans les citoyens ?

Globalement, non. Mais elle ne se fait pas uniquement avec eux. Un truc tout bête : il y a quelques mois, des opérateurs téléphoniques ont expliqué à grand renfort de communication que grâce à eux nous n’allions plus payer de frais pour téléphoner en Europe. Le problème, c’est qu’ils n’avaient pas le choix. C’était une directive européenne qui les obligeait à supprimer le roaming. Si l’Europe avait bien communiqué, tout le monde saurait que c’est grâce à elle.

L’Europe communique mal sur ce qu’elle fait ?

Oui.  A un moment donné, elle ne communiquait même pas du tout ! Or, il faut prendre du temps pour expliquer les compétences de l’Union européenne, tout ce qu’elle a apporté, mais aussi pouvoir la critiquer… Par exemple, qui sait que la France est la première bénéficiaire des fonds Erasmus ? Nous militons sur le fait qu’il faut parler d’Europe. En bien ou en mal, peu importe, mais il faut en parler. Nous voulons inciter les citoyens à aller voter. Non pas pour un parti. Mais simplement pour aller voter… Il faut qu’ils prennent conscience que par leur vote ils choisissent dans quel sens l’Europe va aller.

E.Thérond

103ème commémoration du génocide du peuple arménien

Le 24 avril dernier, j’ai participé, comme chaque année, à la commémoration du génocide du peuple arménien perpétré par la Turquie. Il est pour moi important d’être présent chaque année aux cotés des Arméniens et des Français d’origine arménienne. Le négationnisme turc face à ce génocide est une vraie souffrance pour eux, qui se battent pour qu’enfin il soit reconnu.

20180428_132908.jpgCette année, on m’a demandé d’intervenir en tant que Président des Jeunes Européens Auvergne. J’ai donc pu rappeler la position européenne sur ce génocide. Vous trouverez ci dessous le discours que j’ai pu prononcé.

 Mon discours :

C’est toujours un plaisir d’être présent à vos cotés en ce 24 avril 2018, jour de commémoration du début du génocide du peuple arménien. D’autant plus un plaisir quand je vois le chemin parcouru depuis 2011, date à laquelle j’ai commencé à être présent. En effet jusqu’à 2013, le lieu de commémoration était place de Jaude. Depuis 2014, une plaque mémorielle a été installée dans ce square de la place Vignerons où nous nous réunissons dorénavant. Je tiens d’ailleurs à remercier l’association Rencontres et culture arménienne Région Auvergne et ses membres sans qui cela n’aurait pas été possible ainsi que la Ville de Clermont-Fd.

En ce jour, je tiens à exprimer mon empathie et ma solidarité avec le peuple arménien. En tant qu’humanistes et européens, il est de notre devoir de méditer cette terrible leçon de l’histoire, au moment où beaucoup sont tentés de stigmatiser de nouveaux boucs émissaires, les juifs pour certains, les musulmans pour d’autres ou encore les réfugiés comme on a pu le voir le weekend dernier avec l’évènement de l’extrême-droite dans les Alpes.

Ma position n’est pas une position des « pour » face aux « contre », mais une position humaniste, d’un citoyen-monde qui n’accepte pas que le devoir de mémoire et de vérité ne puisse se faire dans ce coin du monde quand il a été possible, relativement rapidement, en Europe (Seconde Guerre Mondiale) ou en Afrique (Rwanda).

Cela permettra, dans ces temps troubles où l’histoire a tendance à se répéter avec sa vague d’intolérance, de rappeler les risques que le monde et l’Europe court par aveuglement.

D’ailleurs, je tiens à rappeler que l’UE a officiellement reconnu le génocide arménien en 1987, mais ce n’est pas le cas de la majorité des Etats membres. Seuls 11 d’entre eux l’ont fait par le biais d’une loi ou d’une résolution du Parlement et le débat se poursuit dans d’autres pays.

Le 15 avril 2015, à quelques jours du centenaire du génocide, malgré les énormes pressions du gouvernement turc, le Parlement européen avait entériné par un vote la date du 24 avril comme date anniversaire et commémorative du génocide des arménien de 1915. Cette résolution avait aussi pour objectif de demander à la Turquie de le reconnaitre rapidement en se saisissant de l’occasion du centenaire du génocide pour aller jusqu’au bout du travail de mémoire.

J’en terminerai par une citation d’un grand homme, européen et pacifiste, Jean Jaurès qui disait que : « l’Humanité ne peut dormir avec, dans sa cave, le cadavre d’un peuple assassiné ».

 

Bonne année 2018 !

Je vous souhaite une très bonne année 2018, pleine de bonheur, de santé et de réussite personnelle et collective !

Les vœux pour la nouvelle année sont un moment où l’on croit en l’avenir et où l’on veut partager du temps avec des personnes qui nous sont chers mais qu’on ne voit pas assez souvent dans l’année.

J’espère que 2018 verra une mobilisation citoyenne pour une Europe plus démocratique, écologique et sociale. En tant que président des Jeunes Européens Auvergne, je ne peux que vous inciter à vous engager et participer aux apéro-débats, conférences que notre association organise pour échanger sur des sujets européens très divers (Défense, culture, santé, agriculture…)

En cette année pré-électorale (2019, les députés européens sont renouvelés!), nous devrons être mobilisés plus que jamais pour défendre l’idéal européen, tout en étant critique envers l’Europe actuelle, qui est loin des aspirations des pères fondateurs mais aussi des souhaits des citoyens européens !

Nous ne coalisons pas des États, nous unissons des hommes. » Jean Monnet, Père fondateur de la Communauté européenne

Cette Europe est confrontée à la montée des populismes et va voir son paysage changer avec la finalisation du processus du Brexit (prise d’effet juste avant les élections européennes de 2019).

Je formule donc le même voeu que l’année dernière pour l’Europe : soyons, collectivement et individuellement, fiers d’être européens et que nous nous battions pour l’Europe. Cette entité qui n’est pas parfaite mais qui est à un tournant où le peuple européen peut s’en emparer et la façonner pour qu’elle soit plus démocratique et au service des citoyens. Il ne faut pas oublier les nombreuses avancées et protections dont elle est à l’origine : Erasmus + (dont nous avons fêté les 30 ans), la libre-circulation dans les pays membres qui facilite tant nos déplacements, l’indemnisation par la SNCF en cas de retards importants, des aides européennes pour développer nos territoires en particulier ruraux, etc.

Pour conclure, je terminerai par une citation (de quel discours ?) de Simone Veil (première présidente du Parlement européen), fervente militante européenne, qui nous a quitté en 2017. Je souhaite qu’elle inspire nos responsables politiques : « Se fixant de grandes ambitions, l’Europe pourra faire entendre sa voix et défendre des valeurs fortes : la paix, la défense des Droits de l’Homme, davantage de solidarité entre les riches et les pauvres. L’Europe, c’est le grand dessein du XXIème siècle. ».

Bonne année à tous et toutes !

 

Chope du Lembron: festival incontournable des micro-brasseries

Je me suis rendu, le week-end dernier à Saint-Germain-Lembron, à l’occasion de la 2e édition de la Chope du Lembron, festival auvergnat des micro-brasseurs.
Après une première édition réussie,à laquelle j’avais pu participer, ce fut un véritable plaisir de revenir rencontrer et échanger avec les brasseurs locaux qui produisent des bières de qualité et innovantes avec des saveurs sortant des sentiers battus comme la bière Saint Babel avec sa bière avec une saveur de citrouille.
Des brasseurs qui sont avant tout des passionnés et qui en quelques minutes font tomber les différents a priori que certains peuvent avoir sur la bière, habitués à des produits manufacturés des grands groupes souvent avec peu de saveur.
Chope du Lembron 2nde édition

Chope du Lembron 2nde édition – crédits photos AC

Par ailleurs, j’ai pu échanger avec le gagnant du festival des micro brasseurs amateurs de l’année dernière qui était présent pour proposer à la dégustation et à la vente sa cuvée. Ce dernier en tant que vainqueur a eu la chance d’être parrainer et accompagner dans sa création par la brasserie Balm (Cournon).
Un beau samedi après midi à déguster les bières des 14 brasseurs auvergnats qui avaient fait le déplacement et à faire quelques achats pour remplir ma réserves de bières artisanales et locales.