Don du sang : un don de soi solidaire

L’année 2018 était une année satisfaisante, l’année 2019, elle, ne commence pas sous les meilleures hospices, raison pour laquelle l’établissement français du sang a tiré la sonnette d’alarme.

En effet, avec les épidémies saisonnières, les réserves de sang ont fondu comme neige au soleil alors que le besoin lui ne fond pas.

Pour rappel, la durée de vie des produits sanguins est courte (7 jours pour les plaquettes, 42 jours pour les globules rouges) ce qui nécessite des dons réguliers.

Ces dernières années, les attentats ont bien souvent été mobilisateurs pour collecter du sang mais au-delà de ces périodes exceptionnelles, il est nécessaire que les français et les françaises se responsabilisent afin d’être réguliers dans leurs dons.

En effet, le besoin de sang ne s’arrête jamais, il faut par conséquent développer une culture du don du sang en France.

Augmenter les réserves en produits sanguins pour subvenir aux besoins des malades est primordial. Pour ma part, ma bonne résolution de 2019 est d’essayer de donner 6 fois mon sang, soit le nombre de don maximum en une année.

Alors maintenant à vous de jouer : « Partagez votre pouvoir, donnez votre sang ! »

Urgence don du sang EFS

Urgence don du sang – crédits EFS

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Contre la mort du sport pour tous !

En entraineur de l'US Val de Couze Chambon

En entraineur de l’US Val de Couze Chambon – Crédits photos Thierry. R

J’ai signé la Pétition « Sport pour tous, tous pour le sport du Conseil National Olympiques et Sportifs Français (CNOSF) », qui s’oppose à une politique menée par le Gouvernement, en matière sportive. Je vous invite à en faire de même et à prendre du temps pour lire l’étude « les effets du mouvement sportif sur la société française et son économie ». Elle estime que le mouvement sportif français pèse 11,69 milliards d’euros, hors valorisation de la ressource humaine bénévole, appréciée dans une fourchette située entre 5 et 10 milliards d’euros.

 

Au-delà de cette signature, je tenais à rappeler certains éléments.

Le Gouvernement a annoncé fortement baisser le budget dédié au sport lors du débat budgétaire (loi de Finances 2019), quelques jours après le congrès du CNOSF qui a réuni 82 fédérations dont 34 olympiques (sur 36) et 65 comités régionaux et départementaux Olympique et Sportif (CROS et CDOS). Cela est tout bonnement inadmissible.

Du « formidable » concernant l’obtention des Jeux olympiques et paralympiques en 2024, nous passons au « désastre ».

Paris 2024 correspond au grand objectif du sport français d’atteindre 80 médailles olympiques. Comment atteindre cet objectif dans 6 ans quand, dans le même temps, il y a une baisse du budget des Sports pour 2018 de 7% et une annonce de baisse de plus de 6% pour 2019 ? Sans parler de la suppression de 1 600 postes d’éducateurs sportifs. C’est tout simplement impossible.

Bénévole associatif et notamment sportif à différents niveau, joueur, entraineur puis responsable depuis très jeune, je sais ce que le milieu sportif peut apporter. J’invite nos responsables politiques à venir y faire plus qu’un tour pour qu’ils se rendent compte de l’investissement de milliers de français pour nos jeunes.

Match de l'ASR Handball 2ème tour de la coupe de France

Match de l’ASRomagnat Handball 2ème tour de la coupe de France – Crédits A.C.

Sans ces milliers de clubs, grands ou petits, nous ne pouvons pas avoir de champions. Faut-il rappeler que tous, avant d’être des professionnels et de grands champions, sont passés par ces petites structures ? Des clubs qui structurent des villages ruraux, des villes et des quartiers populaires en permettant de tisser du lien social. Je tiens à rappeler au Gouvernement que les clubs sportifs amateurs ne sont pas utiles seulement pour faire un coup de communication à l’Elysée. Ils sont utiles pour former, porter, supporter et enfin sortir de nombreux jeunes prodiges comme N’Golo Kanté, qui jusqu’à 20 ans jouait en amateur.

En allant sur le terrain, ils verraient que c’est bien plus que du sport, c’est une école de la vie où l’on nous transmet des valeurs et où l’on forme des citoyens. Je n’arrive pas à comprendre le but de baisser les moyens alors qu’on vient d’obtenir l’organisation des JO.

Le sport est une véritable politique publique très bénéfique pour notre pays. Malheureusement, certains veulent assécher le mouvement sportif, le privatiser, dans ce culte de l’argent, empêchant ainsi que chacun et chacune, d’où qu’il ou elle vienne, ait accès au sport, qu’il soit de loisir ou de haut niveau.

La gauche au Gouvernement a toujours intégré le sport comme une véritable politique publique : De la célèbre taxe dite « Buffet » sur les droits de retransmissions sportives allant aux milieux amateurs, à l’accueil de nombreux évènements sportifs européens et international, la hausse de 20% des crédits pour le développement de la pratique sportive adaptée, la reconnaissance du sport comme un « facteur de prévention santé »  et la lutte contre le dopage.

Face à la montée en puissance de l’obésité, de la sédentarité et de l’individualisme, si la solution qu’apporte le gouvernement est de mettre à mal l’activité sportive et de laisser les gens dans leur canapé, je ne sais pas à quoi va ressembler notre société dans quelques années.

Pour conclure, je citerai un grand sportif Kévin Mayer, récent recordman du monde du décathlon, car je partage totalement ses interrogations : « J’ai peur pour l’avenir du sport français. J’ai toujours eu l’impression qu’on voulait de grands sportifs, mais qu’on ne s’en donnait pas les moyens ».

Match ORCA - Sassenage (stade M.Brun)

Match ORCA – Sassenage (stade M.Brun) – Crédits photos A.C.

 

La planète nous donne la vie. Que lui donnons nous en retour?

Le jour du dépassement, c’était hier, jour où l’humanité a
consommé toutes les ressources que la planète peut produire en une année. Notre empreinte écologique a dépassé la capacité de la Terre.

L’empreinte écologique caractérise la surface de la Terre utilisée par l’Homme pour pêcher, élever, cultiver, déboiser, construire et brûler des énergies fossiles. La biocapacité, quant à elle, représente la surface de la planète nécessaire pour faire face à ces pressions.

Depuis, aujourd’hui, nous vivons donc à crédit et cela pour 5 mois. En 20 ans, nous avons perdu deux mois d’autonomie.

image COP 21 jeunes pousses PSMalheureusement, depuis un an le gouvernement détricote cinq ans de mesures (loi biodiversité, loi transition énergétique, COP21…) pour protéger l’environnement et permettre de passer à une société éco-responsable avec une politique incitative et non punitive qui avait donné des outils aux citoyens pour agir.

Fort heureusement, chacun peut à son niveau agir pour protéger la planète. Ce changement de nos habitudes, en plus de protéger la planète, sont bénéfiques pour notre santé, pour les petits commerces et souvent aussi pour notre porte monnaie.

Contrairement à ce qu’on a voulu nous faire croire le développement durable n’est pas néfaste pour l’économie bien au contraire. S’il est besoin d’un exemple, le pays qui a investi le plus dans la transition écologique est la Chine.

En consommant des produits locaux et de saison, en prenant quand c’est possible les transports en communs au lieu de la voiture, en réduisant nos déchets, en achetant des produits en vrac et surtout en ne jetant pas ses déchets en pleine nature.

C’est donc un tout nouveau mode de réflexion et de fonctionnement qui s’ouvre devant nous, et, peut-être  qu’en agissant, le gouvernement se sentira obligé d’agir aussi.

La ferme Bellonte de St Nectaire

La ferme Bellonte de St Nectaire – crédits photos TBlanc

Jean Moulin, le symbole de la résistance contre l’abomination nazi

Il y a une semaine, une grande femme, accompagnée de son mari, a fait son entrée au Panthéon pour son engagement pour l’IVG mais aussi pour son histoire tragique lors de la seconde guerre mondiale et son combat pour la construction européenne afin que cela ne soit plus possible.

Elle a rejoint une personne indissociable de la seconde guerre mondiale et de la résistance : Jean Moulin.

Jean Moulin

Jean Moulin – 1er président du CNR et symbole de la Résistance

Hier, nous commémorions ce grand résistant mort pour la France et sa République, le 8 juillet 1943.

Dans cette période trouble où notre République est en danger, cela devrait pouvoir inspirer certains.

Cet esprit patriote, loin de celui de l’extrême-droite, il l’a montré en 1940 en voulant quitter son poste de préfet pour monter au front et, par la suite, en rentrant dans la clandestinité, comme tout résistant.

Cette personnalité fondamentalement de gauche, bras droit de De Gaulle sur le territoire français, Premier chef du Conseil National de la Résistance, compagnon de lutte de résistants connus tels que Brossolette ou Aubrac… Il a démontré son amour pour la France lui qui aurait pu, comme nombre de français être passif et, comme certains préfets, en appliquant la politique du gouvernement de Vichy pro-nazi.

Malheureusement le 7 juillet 1943,  après des semaines de torture infligée par la Gestapo de Klaus Barbie, il décédera de ses blessures dans un train le déportant en Allemagne.

Crypte du déporté inconnu

Crypte du déporté inconnu – Mémorial des martyrs de la Déportation – Crédits A.C

Étant sur Paris samedi pour une réunion, j’ai souhaité faire un détour par le Mémorial des martyrs de la Déportation sur l’Île de la Cité. Cela faisait depuis 2016 que je n’y étais pas allé et je tiens à remercier le Président Hollande, du travail fait pour développer ce lieu de mémoire et sensibiliser le plus grand nombre. En effet, au-delà du monument où un déporté inconnu est inhumé il y a une exposition qui explique le parcours indéfinissable de la déportation, de la survie dans les camps de concentration, les camps de travail et  les camps d’extermination.

Il est important de se rappeler cela car l’extrême-droite, qui progresse en Europe d’élection en élection, commence à voir certains responsables politiques de droite courir après son idéologie.

Cette commémoration de Jean Moulin, figure la plus célèbre de la Résistance, mort pour la France, ne peut qu’être mise en perspective avec les évènements proches et nous montre que la seule issue possible est toujours la défense de la République et de ses valeurs.

Enfin, au-delà de Jean Moulin qui en fut l’incarnation tant par son nom que par une photo devenue célèbre de lui, je revendique que nous devons tout faire pour ne pas oublier ces héros de l’ombre, ses résistants connus ou inconnus qui ont permis par leur sang d’avoir la liberté de la France et de l’Europe.

Ce devoir de mémoire passe par différentes actions : être présents aux commémorations, inciter au passage de témoins des quelques résistants et déportés encore en vie et surtout à une nécessaire documentation sur les exactions commises lors de la Seconde guerre mondiale. En ce sens, je vous invite à voir plus particulièrement « Frania, mémoire vivante des camps » documentaire de France 2 diffusé lors de la panthéonisation de S.Veil. Il sensibilisera n’importe qui aux abominations que l’Homme peut commettre. Pour ma part, malgré toutes mes connaissances sur ce thème de la 2nde Guerre mondiale j’ai pris une grande claque émotionnelle face à ce témoignage.

Citation Sartre sur la déportation

Citation de J-P Sartre – Mémorial des martyrs de la Déportation – Crédits A.C

Demain l’usine: un combat engagé sur l’humain et sur le goût

Dans le cadre du festival « Traces de vies« , je me suis rendue vendredi soir à la médiathèque d’Aubière à la projection-débat du film « Demain l’usine » sur la lutte des Fralib (ex-Unilever) et leur reprise de l’usine en SCOP.

Demain l'Usine - SCOP Ti

Pour avoir participé à leur combat à travers le financement participatif qu’ils avaient mis en place, cela fait du bien de voir que les salariés peuvent se prendre en mains, ne pas dépendre de gros actionnaires véreux ne pensant qu’à faire fructifier leur argent.

En plus, il faut noter que cette reprise permet d’avoir un produit de qualité avec des arômes naturels et donc sans les produits chimiques habituels.

Au-delà de la réussite de reprise, il ne faut pas oublier les salariés broyés, les familles sacrifiées et les territoires en friche.

Enfin, si la bataille de la reprise est gagnée, le combat de la structuration est loin d’être fini et c’est pourquoi, il est nécessaire de les soutenir en achetant leurs produits de qualité.

Et franchement, quoi de mieux que de boire un thé Scop ti, made in France, de qualité ?

Qu’est-ce qu’une Scop ?

C’est une Société coopérative et participative qui est soumise à l’impératif de profitabilité comme toute entreprise, mais elle bénéficie d’une gouvernance démocratique et d’une répartition des résultats prioritairement affectée à la pérennité des emplois et du projet d’entreprise. Elle possède, un dirigeant comme dans n’importe quelle entreprise. Mais celui-ci est élu par les salariés associés.

 Elle peut prendre deux statuts différents :

  • statut Scop (Société coopérative de production) le partage du profit est équitable :

– une part pour tous les salariés, sous forme de participation et d’intéressement ;

– une part pour les salariés associés sous forme de dividendes ;

– une part pour les réserves de l’entreprise.

  • statut Scic (Société coopérative d’intérêt collectif). les mécanismes coopératifs et participatifs sont identiques à ceux du statut Scop. Toutefois, les      membres associés au capital sont par définition de toutes natures : salariés mais aussi celles et ceux qui souhaitent s’impliquer dans le projet : clients, bénévoles, collectivités territoriales, partenaires privés, etc.