La Sociale : un documentaire sur la petite histoire de la Sécu

En période électorale, les paroles d’appel au rassemblement des différentes forces de gauche fleurissent alors que les actes allant dans ce sens deviennent rares. Pour ma part ce n’est pas que des paroles et c’est toute l’année. Je me suis rendu jeudi 30 mars à la diffusion du documentaire « La Sociale », organisé par la cellule communiste Clovis Chirin d’Aubière.

Ce documentaire, réalisé par Gilles Perret, raconte l’étonnante histoire de la création de la Sécurité Sociale, de son évolution dans le temps et des perspectives à venir. C’est un récit qui est rarement fait et pourtant cela nous concerne tous ! Le film est très bien fait, il est certes partisan mais instructif.

En une période où certains veulent faire croire qu’il n’y a plus de gauche et de droite, que les valeurs ne sont qu’illusion et que tout combat n’a pas d’issue, ce documentaire fait du bien.

On attribue la création de la sécurité sociale au Général de Gaulle, car chef de l’Etat Français en reconstruction, issu du Conseil National de la Résistance, mais on oublie trop souvent que nous devons la sécurité sociale à des résistants communistes.

« La Sociale » le rappelle en rendant hommage aux héros oubliés de la Sécu, les pionniers de sa création : Ambroise Croizat, ministre communiste et père fondateur de la Sécu mais aussi  Jolfred Fregonara, fondateur de la 1ère caisse de sécurité sociale de Haute-Savoie.

Diffusion « la Sociale » à Aubière – Crédits photos A.C

Ce documentaire nous explique aussi que, depuis 1945 et sa création (en 1946), la Sécu a toujours été attaquée de toutes parts : par la droite, par des chefs d’entreprises souhaitant revenir à des temps pas si lointain où les ouvriers étaient exploités et, par quelques fonds de pension vautours prêts à sauter sur la fin de la Sécu.

Par contre, j’ai trouvé que la période plus actuelle a été très peu traitée – le film est sorti en 2016 -, que ce soit la CSG, les réformes des retraites ou les différentes réformes sous le quinquennat de François Hollande et, notamment celle sur le compte pénibilité tant décrier par les patrons. En effet, le compte pénibilité est une étape importante, certes à compléter, pour la protection des travailleurs, comme il n’y en a eu peu depuis de nombreuses années.

Vous l’aurez compris, je vous conseille vivement de voir ce documentaire et d’échanger dessus par la suite.

La Sociale – vive la Sécu ! de Gilles Perret

 

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60 ans du Traité de Rome réussi à Clermont-Fd

Conférence 60 ans Traité de Rome 3 – Crédits photos T.Blanc

Demain, nous fêterons les 60 ans du Traité de Rome et donc la création de l’Union Européenne.

Dans le Puy-de-Dôme, nous avons pris une semaine d’avance en organisant une conférence exceptionnelle avec Daniel Cohn-Bendit vendredi dernier.

En tant que président des Jeunes Européens Auvergne, c’est un véritable honneur d’avoir reçu une personnalité comme lui pour échanger sur l’Europe et son avenir.

Il a  partagé son expertise et rappeler la grande avancée de cette union : la Paix. Il a rappelé que, maintenant, les problèmes ne sont plus résolus par les armes mais par des discours et des débats, chose importante en cette période trouble dans laquelle se trouve le continent européen face aux différentes crises : économique, environnementale, sociale et humanitaire.

Il a aussi rappelé que les relations franco-allemandes sont essentielles pour l’Europe et que sans une augmentation significative du budget de l’Union Européenne aucune réorientation ne sera véritablement possible. En effet, le budget de l’union est équivalent à 1% du PIB quant celui de l’Etat fédéral américain est équivalent à 27% du PIB.

Conférence 60 ans Traité de Rome 1 – Crédits photos UCA

Lors des différents échanges, il est revenu l’idée que l’Europe devait se réinventer face aux nouveaux défis qui se posent à elle et qui ne sont plus le simple besoin de paix et de reconstruction des pays détruits par la Seconde Guerre Mondiale.

Mais il en est aussi ressorti la mobilisation grandissante de citoyens européens pour défendre leur idée de l’Union Européenne avec les manifestations « pulse of Europe » lancée il y a quelques mois par deux personnes et qui maintenant réunies plus de 30000 personnes chaque semaine en Allemagne.

Conférence 60 ans Traité de Rome 4 – Crédits photos A.C

Dans cette droite ligne, le 12 mars dernier, 150 jeunes se sont réunis à Strasbourg dans le cadre de la Convention Européenne de la Jeunesse, pour adopter une Constitution citoyenne pour une Europe refondée autour d’un véritable projet d’Europe politique et citoyenne.

Le projet sera fortement défendu par la jeunesse européenne présente demain à Rome lors de la manifestation européenne organisée pour les 60 ans du traité.

Enfin, à l’occasion de la conférence de vendredi, il a été inauguré une exposition de la Commission européenne réalisée avec Cartooning for Peace. Cette exposition, exposée grâce au Jeunes Européens Auvergne pour la 1ère fois en France, revient sur la construction européenne face aux idées de personnalités l’ayant rêvée ainsi que face aux différentes crises auxquelles elle doit faire face.

L’Exposition est visible jusqu’au 12 avril à l’Ecole de droit de Clermont-Ferrand et je vous invite fortement à vous y rendre pour voir les 50 dessins de presse qui est une ode à la diversité et la tolérance, illustrent tant les préoccupations citoyennes que l’avenir de notre continent.

Conférence 60 ans Traité de Rome 2 – Crédits photos A.C

 

Retour sur la conférence avec le Consul Général d’Allemagne

Il y a un mois, j’ai eu la chance, en tant que président des Jeunes Européens Auvergne, de participer à une conférence au lycée Jeanne d’Arc à Clermont-Fd.

Cette conférence, organisée dans le cadre de la semaine franco-allemande, avait pour invité spécial le Consul général d’Allemagne, SE Klaus Ranner.

Il a rappelé que les relations franco-allemandes sont essentielles pour les deux pays et sont un modèle de réconciliation pour de nombreux pays.

Il a aussi partagé son expertise et sa vision de cette période trouble dans laquelle se trouve le continent européen face aux différentes crises : économique, environnementale, sociale et humanitaire.

Lors des différents échanges, il est ressorti que l’euroscepticisme se développe dans l’ensemble de l’Europe alors que, depuis 60ans, la vie quotidienne des européens s’est améliorée grâce à l’UE. Le problème évoqué est le manque de vision politique, d’un vrai projet de vie entre européens, et, bien souvent, dû à un manque de communication autour des actions de l’UE (ex : encore dernièrement la fin du roaming pour la téléphonie, l’indemnisation des retards de trains SNCF…).

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Pour ma part, j’ai profité de ces échanges pour rappeler les activités et combats que nous portons aux Jeunes Européens, avec notamment la campagne pour un véritable service public de l’Information en Europe.

Enfin, on a pu constaté une envie d’Europe mais d’une autre Europe, plus intégrée, plus proche des citoyens, sortant des discours seulement économiques, une Europe forte et sérieuse qui pourra faire face ensemble au Brexit et à l’isolationnisme américain qui va entrainer une situation inédite dans le monde.

Cet échange, tant avec le Consul Général d’Allemagne qu’avec les lycéens et étudiants, a été très prolifique et, d’ailleurs, a permis de tisser des liens avec le Parlement Européen des Jeunes ou avec les étudiants franco-allemands avec qui nous avons organisé avant-hier un euro-quizz pour « mieux connaitre l’Europe des 28 ».

Patrimoine mondial de l’Unesco : La chaîne des Puys doit transformer l’essai

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Après plusieurs semaines d’attente, avait lieu dimanche le traitement de la candidature de la Chaîne des Puys et de la Faille de Limagne au Patrimoine Mondial de l’UNESCO par le 40ème Comité du Patrimoine Mondial. Malgré l’actualité très tendue en Turquie (où avait lieu l’étude des dossiers), le comité a siégé malgré des débats écourtés pour examiner les différentes propositions qui lui ont été soumis.

Le dossier de la Chaine des Puys était mal engagé suite au nouveau rapport de l’Union Internationale pour la Conservation de la Nature (UICN). Celle-ci n’a pas voulu déjuger son premier diagnostic alors même que le Département du Puy-de-Dôme et l’Etat français avaient suivi ses recommandations pour améliorer le dossier. Un fort travail de lobbying de l’Etat français, auprès des différents membres du comité, a permis tout de même de franchir une nouvelle étape avec la reconnaissance du potentiel de valeur universelle du site présenté. Mais de la même manière que la « candidature Le Corbusier » (inscrite dimanche au bout du 3ème essai), la Chaîne des Puys doit encore améliorer son dossier avec un dernier travail additionnel concernant la gestion du site. Par ailleurs, les carrières actives, qui étaient inclues dans le site, ont fortement agité les débats des membres du comité et devront par conséquent être exclus du site de la Chaine des Puys et de la Faille de Limagne.

Pour la petite histoire, les auvergnats n’iront pas en vacances en Finlande au vu de la forte opposition de sa représentante au comité au dossier de la Chaine des Puys.

Cette décision de renvoi, prise dans la douleur et sûrement prise grâce à une diplomatie française très active, acte que le site de la Chaîne des Puys et de la Faille de Limagne pourra, si toutes les recommandations sont respectées, se voir inscrire au patrimoine mondial de l’UNESCO.

Enfin, je souhaite féliciter l’ensemble des élus, agents du Département, citoyens, chercheurs et entreprises puydomoises qui se sont mobilisés pour permettre à cette candidature d’être renvoyée et non pas rejetée comme le souhaitait l’UICN.

Il est plus que jamais important de maintenir et accentuer le soutien de toute la population à cette candidature portée par le Département du Puy-de-Dôme depuis presque dix ans et qui a maintenant de forte chance d’aboutir pour partager notre patrimoine avec le monde entier et non plus le garder secrètement rien que pour nous.

Trois questions à Steve Maquaire, bénévole au Secours Populaire

Samedi aura lieu le départ de « La Bicyclette Solidaire », évènement organisé par une équipe de bénévoles du Secours Populaire Français du Puy-de-Dôme – dont un de mes amis fait partie – dans le but de faire partir en vacances 80 enfants. Donner de son temps pour son prochain n’est pas que des paroles en l’air pour lui. C’est pourquoi j’ai souhaité vous présenter, Steve MAQUAIRE, membre très actif du Secours Populaire Français. Bonne lecture !

 

  • Peux-tu nous parler de ton engagement associatif et ce qui t’a motivé à t’engager au Secours Populaire Français ?
Steve Maquaire - Crédits photos L.Piron

Steve Maquaire – Crédits photos L.Piron

Je suis déjà dans le monde associatif depuis tout petit ! Déjà, lorsque j’avais 14 ans, j’ai monté une junior association. Avec des amis, nous avons entièrement rénovés un lavoir. Un formidable terrain de jeu pour nos cabanes, nos évasions dont on avait besoin pendant notre adolescence.

Le Secours Populaire est venu plus tard : je suis étudiant en Economie sociale familiale. Dans le cadre de ma formation, j’ai dû effectuer un stage en première année. Les valeurs et l’ambition vers lesquelles l’association se penche, misant notamment sur la jeunesse, me font vibrer ! Et c’est pour cette raison que je suis resté. On m’a fait confiance et aujourd’hui j’essaie de faire vivre l’association en y apportant mon analyse, mes compétences.

  • Que penses-tu de l’investissement associatif en France ?

Le monde associatif est très complexe. Il se diversifie, il parait même qu’il n’y a jamais eu autant de bénévoles en France qu’aujourd’hui ! Ce que je retiens, c’est que le monde associatif apporte tellement de choses… C’est ce plus qui confère à chaque individu sa singularité. L’association est créatrice, vectrice de lien social.

Dans ces temps compliqués, nous avons tous besoin d’un autre regard sur les autres. C’est une question vitale pour chacun d’entre nous.

Bicyclette Solidaire - Secours Populaire Français 63

Bicyclette Solidaire – Secours Populaire Français 63

Cette année, nous fêtons les 80 ans des congés payés. Autrefois, nos anciens n’avaient pas les moyens d’aller jusqu’à la mer en voiture. Le vélo parut alors comme évident.

Aujourd’hui, 1 enfant sur 3 ne part pas en vacances. Je trouve cela scandaleux ! Mon objectif ? Faire que la génération future vive mieux que la mienne. Du haut de mes 23 piges, je refuse qu’un gamin qui veut voir la mer ne puisse le faire.

Le Secours Populaire, de par ces « villages copains du monde », fait partir en vacances des centaines de gamins de toutes cultures, de toutes religions. Cet été, des enfants de Madagascar rencontreront des petits auvergnats à La Bourboule.

Vous vous rendez-compte de ce qu’on fait naître dans chaque enfant ? L’esprit de la solidarité internationale, une ouverture sur le monde. Ils auront des copains partout dans le monde… Et c’est beau !

Pour la petite histoire, au lendemain de la guerre, le Secours Populaire a organisé pour les enfants meurtris par la guerre, un séjour vacances. Alors que la France était à genoux, l’association a organisé une colonie à La Bourboule… oui, en Auvergne une fois de plus !

C’est pour toutes ces raisons que nous voulions marquer le coup et faire ce trajet. Aller jusqu’à la mer et récolter un maximum d’argent pour faire partir les enfants en vacances. Chaque seconde, nous penserons à ces centaines de sourires que nous réaliserons.

L'équipe de la Bicyclette Solidaire - Crédits photos SPF 63

L’équipe de la Bicyclette Solidaire – Crédits photos SPF 63

La Bicyclette Solidaire en quelques mots:
450 km, 8 étapes, 10 jeunes
Départ festif des cyclistes samedi 18 juin de la place de la Victoire à Clermont-Fd afin de récolter des fonds pour faire partir 80 enfants en vacances !