Clermont l’européenne a accueilli l’université d’été des Jeunes Européens France

Réflexion participative des JEF

Réflexion participative des JEF lors de l’UEJE 2018

J’ai eu la chance en tant que président des Jeunes Européens Auvergne d’accueillir pour mes deux ans de mandat, l’université d’été des Jeunes Européens France à Clermont-Fd du 13 au 16 septembre derniers.

Plus de cent dix jeunes, venus de toute la France et d’Europe se sont installés à Clermont-Ferrand pour discuter d’Europe durant un weekend.

Ce temps important de l’association a été l’occasion de préparer l’année à venir en termes de réunions statutaires interne (Conseil d’Administration, Assemblée Générale) mais surtout de mener, durant tout le weekend, une réflexion sur la campagne et les actions militantes que l’association portera pour encourager les citoyens à prendre part aux élections européennes qui s’ouvrent.

Ainsi une simulation de parlement européen a été organisée le vendredi matin avec une centaine de lycéens auvergnats (Puy-de-Dôme et Haute-Loire). Cette dernière labellisée consultation citoyenne par le Ministère des Affaires Etrangères leur a permis de réfléchir et échanger sur 5 thématiques :

  • Zéro déchet
  • Gaspillage alimentaire
  • Travailleurs détachés
  • Congés parentaux
  • La lutte contre l’abstention aux élections européennes
Simulation de Parlement Européen UEJE 2018

Simulation de Parlement européen avec une centaine de lycéens lors de l’UEJE 2018 – Crédits photo Lucas.T

Afin de faire découvrir notre territoire, une promenade européenne de la ville eu lieu dans l’après-midi permettant aussi d’appréhender l’aide de l’Europe dans notre quotidien.

L’université d’été fut inaugurée officiellement par une réception en mairie par Monsieur le Maire où il a rappelé son engagement européen. Enfin, le vendredi soir avait lieu à l’Ecole de droit une conférence inaugurale “Elections européennes 2019 : Une occasion unique de changer l’Europe avec des intervenants très différents dans leur domaines de compétences (Christopher Dembik, responsable de la recherche macroéconomique à SaxoBank Monde, Christine Bertrand, doyen de l’Ecole de droit et Jean-Paul Besset, ancien eurodéputé et ancien rédacteur en chef du journal Le Monde) permettant des échanges de grande qualité.

Allocution UEJE 2018

Allocution lors de l’ouverture de l’UEJE 2018 à l’hôtel de ville de Clermont-Fd – crédits photos T.B

De plus, la section locale des Jeunes Européens Auvergne a profité de l’organisation de cet événement national pour proposer en amont  des rencontres qui ont réuni de nombreuses personnes intéressées:

  • lundi 10 septembre un ciné-débat autour de la crise des réfugiés. Avec la projection du film ASTRAL puis des échanges avec Mme MOULIER, Maitre de conférences en droit public, et M. DUBOIS, Maire de Pessat-Villeneuve.
  • mardi 11 septembre un café-débat Europe et Education, en partenariat avec le Centre d’Information Europe Direct Clermont Puy-de-Dôme qui a permis de nombreux échanges avec M. SUQUET, Délégué académique aux relations internationales et européennes, et Mme GUY-QUINT, ancienne députée européenne.
  • Mercredi 12 septembre une dégustation de fromages européens pour voir la diversité des produits existant au-delà des simples produits mondialement connus

Pour conclure, je suis très fier que notre section locale ait pu accueillir cet événement. C’est une formidable reconnaissance pour le travail des bénévoles auvergnats mené depuis deux ans pour relancer la section locale et rendre accessible l’Europe à tous. Enfin, c’est aussi la preuve qu’un travail conséquent a être réalisé pour bénéficier d’un soutien de chaque instant de nombreux partenaires et en particulier les collectivités locales.

Soirée lors de l'UEJE 2018

Photo souvenir lors de la soirée de l’UEJE 2018

 

 

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La parole aux européens du Puy-de-Dôme: Les Jeunes Européens Auvergne

Interview du 17 août 2018 publiée sur le blog du Centre d’Informations Europe Direct Clermont-Fd Puy-de-Dôme

Photo article CIED63

Les JE auvergnats à l’UEJE 2017

Régulièrement, le CIED vous propose d’aller à la rencontre des associations sur le territoire du Puy-de-Dôme afin de découvrir ceux qui font vivre l’Europe. Pour cette première étape, découvrons les Jeunes européens Auvergne, l’un des partenaires du CIED.

Pouvez-vous vous présenter ?

Anthony Courtalhac, 28 ans, président des Jeunes européens Auvergne depuis septembre 2016

 

Que sont les Jeunes européens et quelles sont vos actions ?

Nous sommes une association de jeunes de 16 à 35 ans, lycéens, étudiants ou actifs. Notre association est trans-partisane, c’est-à-dire qu’elle parle politique européenne sans orientation pour un parti en particulier.

Pour cela nous organisons des cafés-débats (Brexit, Erasmus+, Défense, Euroquizz…), des conférences débats, des interventions dans les écoles (labellisée par le Ministère de l’éducation Nationale) et en écrivant dans notre web-magazine participatif Le Taurillon.org

Il s’agit d’une association militante, quel futur souhaite-t-elle pour l’Europe ?

Nous souhaitons une Europe plus démocratique, sociale et écologique.

L’Europe des citoyens doit primer sur l’Europe des États.

 

On valorise souvent l’Union européenne pour son rôle dans la paix durable que nous connaissons mais est-ce là un argument qui touche encore les jeunes aujourd’hui ?

Je ne pense pas et d’ailleurs ce n’est pas le premier argument que l’on utilise. En revanche, même s’ils l’ont quand même en mémoire, leurs interrogations sont plutôt sur une guerre entre travailleurs européens qui ne dit pas son nom. Celle-ci qui voit s’opposer les citoyens européens sur le marché du travail avec le dumping social et fiscal ainsi que la directive des travailleurs détachés est très néfaste pour l’image de l’Europe. Alors que dans d’autres thèmes, elle est capable d’être aux côtés des citoyens (ex: roaming…).

« Bien souvent, ils (les jeunes) se rendent compte qu’en fait ils connaissent bien l’Europe car ils la vivent sans véritablement le savoir. Il suffit parfois simplement de le leur expliquer. »

A travers vos interventions sur le territoire, comment ressentez vous le regard des jeunes sur l’Europe ?

Ils sont intrigués, voir parfois inquiets, par cette Europe qu’ils connaissent peu ou pas. Cela ne les empêchent pas de vouloir la découvrir. Ils ne cherchent pas à être bloqués sur leurs idées préconçues. Bien souvent, ils se rendent compte qu’en fait ils connaissent bien l’Europe car ils la vivent sans véritablement le savoir. Il suffit parfois simplement de le leur expliquer.

Si vous deviez décrire l’Europe en un mot, quel serait-il ?

« Ouverture »

Grâce à elle, nous pouvons voyager sans soucis dans 27 autres pays comme si nous allions en Bretagne. Elle permet aussi de s’ouvrir sur les gens et notamment leur culture et leurs modes de vie. Enfin, cette ouverture a permis de ne plus se faire la guerre depuis plus de 70 ans !

Europe par les Jeunes en lycée

Intervention Europe par les Jeunes en lycée – Crédits A.C

 

Pour avoir des informations sur l’action de l’Europe dans nos vies, plusieurs solutions:

Les centres d’Information constituent le premier lien entre les citoyens et l’Union Européenne. Depuis 2018, ils sont au nombre de 47 en France et on en compte plus de 400 en Europe. Leurs missions principales sont :

  • Information du public
  • Conseils aux porteurs de projets
  • Animation du territoire

103ème commémoration du génocide du peuple arménien

Le 24 avril dernier, j’ai participé, comme chaque année, à la commémoration du génocide du peuple arménien perpétré par la Turquie. Il est pour moi important d’être présent chaque année aux cotés des Arméniens et des Français d’origine arménienne. Le négationnisme turc face à ce génocide est une vraie souffrance pour eux, qui se battent pour qu’enfin il soit reconnu.

20180428_132908.jpgCette année, on m’a demandé d’intervenir en tant que Président des Jeunes Européens Auvergne. J’ai donc pu rappeler la position européenne sur ce génocide. Vous trouverez ci dessous le discours que j’ai pu prononcé.

 Mon discours :

C’est toujours un plaisir d’être présent à vos cotés en ce 24 avril 2018, jour de commémoration du début du génocide du peuple arménien. D’autant plus un plaisir quand je vois le chemin parcouru depuis 2011, date à laquelle j’ai commencé à être présent. En effet jusqu’à 2013, le lieu de commémoration était place de Jaude. Depuis 2014, une plaque mémorielle a été installée dans ce square de la place Vignerons où nous nous réunissons dorénavant. Je tiens d’ailleurs à remercier l’association Rencontres et culture arménienne Région Auvergne et ses membres sans qui cela n’aurait pas été possible ainsi que la Ville de Clermont-Fd.

En ce jour, je tiens à exprimer mon empathie et ma solidarité avec le peuple arménien. En tant qu’humanistes et européens, il est de notre devoir de méditer cette terrible leçon de l’histoire, au moment où beaucoup sont tentés de stigmatiser de nouveaux boucs émissaires, les juifs pour certains, les musulmans pour d’autres ou encore les réfugiés comme on a pu le voir le weekend dernier avec l’évènement de l’extrême-droite dans les Alpes.

Ma position n’est pas une position des « pour » face aux « contre », mais une position humaniste, d’un citoyen-monde qui n’accepte pas que le devoir de mémoire et de vérité ne puisse se faire dans ce coin du monde quand il a été possible, relativement rapidement, en Europe (Seconde Guerre Mondiale) ou en Afrique (Rwanda).

Cela permettra, dans ces temps troubles où l’histoire a tendance à se répéter avec sa vague d’intolérance, de rappeler les risques que le monde et l’Europe court par aveuglement.

D’ailleurs, je tiens à rappeler que l’UE a officiellement reconnu le génocide arménien en 1987, mais ce n’est pas le cas de la majorité des Etats membres. Seuls 11 d’entre eux l’ont fait par le biais d’une loi ou d’une résolution du Parlement et le débat se poursuit dans d’autres pays.

Le 15 avril 2015, à quelques jours du centenaire du génocide, malgré les énormes pressions du gouvernement turc, le Parlement européen avait entériné par un vote la date du 24 avril comme date anniversaire et commémorative du génocide des arménien de 1915. Cette résolution avait aussi pour objectif de demander à la Turquie de le reconnaitre rapidement en se saisissant de l’occasion du centenaire du génocide pour aller jusqu’au bout du travail de mémoire.

J’en terminerai par une citation d’un grand homme, européen et pacifiste, Jean Jaurès qui disait que : « l’Humanité ne peut dormir avec, dans sa cave, le cadavre d’un peuple assassiné ».

 

Clermont-Ferrand : capitale européenne de la culture en 2028 ?

Premier article écrit dans le webmagazine Le Taurillon.org le 5 octobre 2017 en tant que président des Jeunes Européens Auvergne.

 

Les Jeunes Européens Auvergne ont organisé vendredi 22 septembre un apéropéen sur le thème de la candidature de Clermont-Ferrand pour devenir Capitale européenne de la culture, en 2028. Olivier Bianchi, maire de Clermont-Ferrand et président de Clermont Auvergne Métropole, s’est joint à eux pour échanger sur cette candidature.

Capitale européenne de la culture : un label courtisé

La thématique choisie est d’actualité, car c’est ce week-end qu’aura enfin lieu l’embarquement dans cette candidature, avec le lancement de l’aventure « Effervescences ». Anthony Courtalhac, président des Jeunes Européens Auvergne, a fait un rapide retour sur l’histoire de ce titre, créé en 1985 par Melina Mercouri, alors Ministre de la culture en Grèce, et Jack Lang, lui aussi ministre de la culture, dans le gouvernement français. C’est un titre qui a pour premier objectif de rapprocher les européens, en mettant en avant les richesses et la diversité des cultures du continent. A ce jour, plus de 50 villes ont été « Capitale européenne de la culture », dont seulement quatre villes françaises : Avignon, Paris, Lille et Marseille.

Effervescences, embarquons ensemble dans cette grande aventure !

Lors de sa présentation de la candidature de Clermont-Ferrand, Olivier Bianchi a insisté sur l’importance de la mobilisation de toutes les forces du territoire, faisant ainsi appel aux acteurs culturels, économiques, sociaux ainsi qu’aux citoyens. La culture, Olivier Bianchi s’y connaît, elle est au cœur de son action. En effet, pendant ses treize années en tant qu’adjoint à la culture, il n’a eu de cesse de faire passer un message en particulier : nous sommes tous des fabricants et des consommateurs de la culture, cette culture est diverse et ne correspond pas à la simple culture dite élitiste. Il insiste sur la nécessité de faire sortir la culture et l’art des lieux traditionnels afin de casser les barrières que les catégories populaires pourraient ressentir. C’est pourquoi cette candidature, cette aventure, a été élaborée pour s’étendre sur plusieurs années, afin de fédérer les clermontois, et créer un récit territorial partagé.

Capture

De véritables chances de devenir capitale européenne de la culture ?

Olivier Bianchi a par ailleurs rappelé que Clermont-Ferrand a malgré la concurrence, des chances certaines d’obtenir ce titre lorsque l’on s’attarde sur les critères recherchés par l’Union européenne dans les candidatures :

1) que la candidature s’appuie sur une forte implication citoyenne

2) que la candidature soit un levier culturel pour le territoire. Sur ce point en particulier, Clermont-Ferrand est avantagée, car les autres villes françaises en lice sont déjà très équipées.

Lors de notre apéropéen, la discussion a ensuite glissé sur les bienfaits d’obtenir ce label au-delà de l’aspect culturel. Il a été rappelé que cette candidature apporterait également des bénéfices en termes de renouvellement urbain et de changement de l’image qu’une ville, un territoire peut avoir. Prenons par exemple les villes de Marseille ou de Lille, qui ont bénéficié d’un véritable changement et qui ont accompagné une réelle transformation de leur territoire, grâce au label.

Ce récit verra son commencement demain, vendredi 6 octobre, avec le lancement d’« Effervescences », dont l’objectif est de faire vivre tout le territoire, en favorisant les rencontres et échanges entre les différents acteurs, et en développant la vitalité culturelle et la richesse patrimoniale locales. Espérons aussi que ce large mouvement engagé pour cette candidature permettra de rendre l’Europe moins abstraite et lointaine pour les clermontois-e-s et puydomois-e-s.

Les Jeunes Européens Auvergne, acteurs pour la candidature de Clermont-Ferrand ?

Ces nombreux échanges autour de la candidature de notre ville pour devenir la 5ème ville française, Capitale européenne de la culture, témoignent d’un large soutien et des opportunités pour fédérer le territoire, bien au-delà de Clermont-Ferrand et du secteur de la culture. Enfin, il est à noter qu’au nom des adhérents des Jeunes européens Auvergne, j’ai réaffirmé notre soutien à cet ambitieux projet, et notre souhait d’en être acteur car nous sommes persuadés qu’au-delà de réunir les forces vives du territoire, cette candidature permettra également de parler plus facilement d’Europe et de culture.

 

Le lien : https://www.taurillon.org/clermont-ferrand-capitale-europeenne-de-la-culture-en-2028