J-1 pour s’inscrire sur les listes électorales et décider de votre avenir !

 

Il ne vous reste plus que 24 heures pour vous inscrire sur les listes électorales dans votre commune ou sur internet et ainsi pouvoir voter aux élections municipales des 15 et 22 mars prochains !

Alors, pourquoi s’inscrire avant le 7 février 2020?

Les élections municipales offrent aux citoyens l’occasion de désigner, au suffrage universel direct, leurs représentants qui agiront en leur nom pendant 6 ans, au conseil municipal et conseil communautaire.
Même si voter n’est pas obligatoire, c’est un devoir civique individuel et collectif. A une période où la jeunesse se mobilise dans la rue pour son avenir, il est nécessaire que cette mobilisation se transforme dans les urnes.

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Pourquoi voter en 2020 ?

Selon les personnes qui seront élues, les actions de votre commune seront réorientées et auront donc un impact sur votre vie quotidienne.

Voter pour les élections municipales, c’est voter pour une collectivité qui vous accompagne tout au long de votre vie. Elle bénéficie de la clause de compétence générale lui permettant de gérer toutes les affaires d’intérêt communal relevant de leur niveau mais elle a des compétences plus spécifiques comme:

– état civil (naissance, mariage, divorce, décès).
– ordre public local (police municipale…)
– urbanisme et maîtrise des sols (plan local d’urbanisme – délivrance des permis de construire) ;
– logement
– aide sociale avec notamment les centres communaux d’action sociale (CCAS)
– gestion des écoles élémentaires et maternelles ;
– culture et patrimoine
– tourisme et sport (campings, équipements sportifs…)
A noter, que la loi du 7 août 2015 portant Nouvelle Organisation Territoriale de la République (NOTRe) a renforcé les compétences optionnelles et obligatoires transférées de la commune à l’intercommunalité.
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Bonne et heureuse année 2020, année d’engagement

J’ai souhaité attendre le dernier jour de janvier pour vous souhaitez mes vœux.
Tout d’abord car ce soir est un jour symbolique avec la fin d’une histoire d’amour de près de 50ans qui, dès le début, fût compliquée.

En effet, avant-hier, le Parlement européen a ratifié le traité de retrait du Royaume-Uni de l’Union Européenne à une très large majorité. Cette dernière étape majeure dans la ratification de l’accord survient trois ans et demi après le référendum sur le Brexit.

Cette sortie est avant tout un échec de l’Union Européenne, un signal de plus que les citoyens se détournent du projet européen, qui semble pour eux ne servir qu’à une minorité et non à l’ensemble des citoyens. Cette sortie doit donc entraîner la fin des régimes d’exceptions de l’Europe à la carte (dont a profité largement le Royaume-Uni) et la règle de l’unanimité qui bloque toute évolution. Elle doit entraîner le début d’une réforme de l’Europe, pour être proche des citoyens en étant plus sociale et plus écologique.
Je reformule donc les vœux faits en 2017 pour l’Europe : soyons collectivement et individuellement fiers d’être européens et que nous nous battions pour l’Europe. Cette entité n’est pas parfaite mais est à un tournant où le peuple européen peut s’en emparer et la façonner pour qu’elle soit plus démocratique et au service des citoyens.
En France, je formule le vœux que, face à la forte mobilisation citoyenne, le gouvernement et sa majorité parlementaire arrêtent de vouloir casser notre système social et nos services publics. Force est de constater, qu’au contraire, ils accélèrent avec il y a quelques jours une nouvelle ignominie : le rejet d’une proposition de loi visant à étendre le congé exceptionnel pour décès d’enfants de 5 à 12 jours (fait rare en France : 3000 situations pour 40 millions d’actifs). Un des arguments de LREM correspond à ne pas affaiblir économiquement les entreprises alors que ce texte était porté par la droite – pourtant pro-patronat. Cela ne rassure pas sur le côté progressiste de la majorité présidentielle.
Mon vœu social est donc une année 2020 pleine d’espoir, d’engagements et de mobilisation pour la défense de nos acquis contre ce gouvernement, dans la droite ligne de la mobilisation 2019 et début 2020. En effet, c’est de la mobilisation populaire (soutenue et accompagnée par les partis politiques de gauche) que les combats de nos aïeuls ont été victorieux et nous permettent de profiter encore de congés payés, de la sécurité sociale…
Enfin, en mars, auront lieu les élections municipales. Ce sera donc une année importante pour notre pays et nos territoires dont l’avenir sera entre les mains de chaque électeur et électrice.

Les hommes et femmes politiques et les citoyennes et citoyens devront être à la hauteur de ces échéances car ces élections vont opposer différentes visions de société et de développement de nos territoires.
C’est pourquoi, il est important de faire attention au vote que nous ferons, à un moment où certains soutiens du gouvernement avancent cachés. En effet, comment faire confiance à ces soutiens de la casse de notre modèle social et nos services publics auxquels nous sommes attachés.

Mon vœu électoral en 2020 est donc que chacun réfléchisse bien à son vote les 15 et 22 mars prochains avec en ligne de mire d’élire des personnes pour le progrès social et environnemental, ayant une vraie vision de développement de nos territoires et non pas une vision de déclin pour enrichir un peu plus une infime partie du pays.

Brexit in or out

Brexit – catholicherald

8 mai : Commémoration de la paix en Europe depuis 74 ans

J’ai participé, comme chaque année, à la commémoration de l’armistice de la Seconde Guerre Mondiale. Tant à Romagnat qu’à Aubière, et malgré une météo capricieuse, la mobilisation citoyenne était au rendez-vous.

Il est pour moi important d’être présent chaque année pour honorer la mémoire des nombreux français, européens et citoyens du monde qui sont tombés lors de la guerre la plus mortelle du 20ème siècle. Militaires et civils ont payé chèrement cette guerre, c’est pourquoi il est important de se rappeler collectivement ce qui a entrainé ces nombreux morts et blessés il y a plus de 70 ans.

Cette journée est la fête de la paix, de la victoire, de la liberté sur la dictature, celle de la tolérance sur le racisme et l’antisémitisme.

Cérémonie du 8 mai à Aubière

Cérémonie du 8 mai à Aubière – Crédits A.C

Le 8 mai doit rappeler à tous que si nous ne faisons pas attention, l’histoire pourrait se rappeler à nos mauvais souvenirs car si nous n’agissons pas elle n’est qu’un éternel recommencement. A nous de rendre dignement, au-delà de simple mots, hommage à ces hommes et femmes morts pour la France, morts pour une Europe de la paix et un monde où l’on peut vivre tous ensemble.

À la veille de la fête de l’Europe et à quelques jours des élections européennes, il nous faut réagir face à des politiciens qui cherchent à instrumentaliser l’Europe dans un simple combat national et opposant les forces du bien aux forces du mal. Cette Europe qui a permis plus de 70 ans de paix sur son continent mais aussi de nombreuses avancées pour les peuples qui la composent.

Enfin, je me réjouis d’avoir vu tant à Romagnat qu’à Aubière de nombreux jeunes des écoles à ces commémorations. C’est un signe du très bon travail de sensibilisation des enseignants qui est plus que nécessaire en ces temps troubles des « fakes news », des montées des populismes et de certains qui instrumentalisent à des fins politiciennes le populisme et l’élection européenne.

Cérémonie du 8 mai à Romagnat

Cérémonie du 8 mai à Romagnat – Crédits A.C

Don du sang : un don de soi solidaire

L’année 2018 était une année satisfaisante, l’année 2019, elle, ne commence pas sous les meilleures hospices, raison pour laquelle l’établissement français du sang a tiré la sonnette d’alarme.

En effet, avec les épidémies saisonnières, les réserves de sang ont fondu comme neige au soleil alors que le besoin lui ne fond pas.

Pour rappel, la durée de vie des produits sanguins est courte (7 jours pour les plaquettes, 42 jours pour les globules rouges) ce qui nécessite des dons réguliers.

Ces dernières années, les attentats ont bien souvent été mobilisateurs pour collecter du sang mais au-delà de ces périodes exceptionnelles, il est nécessaire que les français et les françaises se responsabilisent afin d’être réguliers dans leurs dons.

En effet, le besoin de sang ne s’arrête jamais, il faut par conséquent développer une culture du don du sang en France.

Augmenter les réserves en produits sanguins pour subvenir aux besoins des malades est primordial. Pour ma part, ma bonne résolution de 2019 est d’essayer de donner 6 fois mon sang, soit le nombre de don maximum en une année.

Alors maintenant à vous de jouer : « Partagez votre pouvoir, donnez votre sang ! »

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Urgence don du sang – crédits EFS

Anthony Courtalhac « L’avenir de l’Europe ne se fera qu’avec les citoyens et pour les citoyens »

Interview du 4 avril 2019 publiée dans le journal Info Magazine Info Mag

ACourtalhac JEA - crédits infomag E.Thérond

L’association veut montrer que la construction européenne ne se limite pas aux seules institutions © E. Thérond.

Il est le président des Jeunes Européens d’Auvergne, une association regroupant des 16 à 35 ans désireux d’informer, de débattre et de faire avancer le projet européen.

Quelles sont les racines de votre engagement sur les questions européennes ?

Mon engament a commencé au sein d’un parti politique [le PS, NDLR], qui avait fondé localement son antenne européenne. Nous organisions chaque année des journées pour parler de l’Europe. Nous le faisions pendant Europavox. C’est à ce moment là que j’ai découvert les Jeunes Européens, qui est une association transpartisane. Nous sommes actuellement une trentaine, essentiellement des étudiants. A cause des études, il y a beaucoup de mouvement. Mais des adhérents sont très actifs !

Quel est le but de l’association ?

L’objectif, c’est vraiment de se battre pour l’Europe, certes, mais surtout pour une meilleure Europe. Nous ne sommes pas le Parlement européen, ni les représentants de la Commission européenne… Nous ne sommes pas eurobéats mais eurocritiques dans le bon sens du terme. Nous voulons la construction européenne. Mais nous voulons qu’elle soit plus démocratique, plus citoyenne, plus écologique et plus sociale.

Quelles sont vos activités ?

Parmi nos activités, il y a des débats ou des interventions dans les écoles. Par exemple, nous avons organisé dernièrement une simulation de Parlement européen avec trente lycéens à Moulins. Nous avons aussi lancé une revue, « Le Taurillon Auvergnat ». Chaque année ou presque, nous organisons également un voyage au sein des institutions européennes afin de faire œuvre de pédagogie auprès des adhérents.

Dans votre histoire personnelle, qu’est-ce qui vous a fait aimer l’Europe ?

Je regardais pas mal Arte. Certes, cette chaîne est une initiative franco-allemande, mais dans une optique européenne. L’engagement politique m’a fait sauter le pas, aborder cette question un peu plus concrètement. J’ai aussi rencontré des personnes qui partaient en Erasmus… Je fais également partie de cette génération qui a pu voir tomber les frontières, par exemple quand on partait en vacances en Espagne. C’est une chance. Je citerais aussi l’euro. Je suis né en 1990. Quand j’étais petit, j’allais acheter en francs ! Pour ma génération, qui n’a jamais connu la guerre, l’Europe de la Paix ne veut pas dire grand-chose. Mais cet idéal est très important en ces périodes troubles où les peuples ont tendance à se recroqueviller sur eux-mêmes.

Le volet économique n’a-t-il pas pris trop le dessus dans la construction européenne ?

Malheureusement, si. Comme disait Jean Monnet, « créateur » de l’Europe, « nous ne coalisons pas des Etats, nous unissons des hommes. » Le manque d’Europe démocratique ou sociale n’aide pas. Profitant d’un dumping social et fiscal entre Etats, des entreprises délocalisent dans d’autres pays de l’Union, si bien que certains peuvent avoir l’impression de se faire « voler » leur emploi. C’est le fameux « plombier polonais. » Or, perdre son emploi à cause d’un autre européen est un problème. Nous sommes censés vivre et nous développer ensemble. L’avenir de l’Europe ne se fera qu’avec les citoyens et pour les citoyens.

Actuellement, vous avez l’impression qu’elle se fait sans les citoyens ?

Globalement, non. Mais elle ne se fait pas uniquement avec eux. Un truc tout bête : il y a quelques mois, des opérateurs téléphoniques ont expliqué à grand renfort de communication que grâce à eux nous n’allions plus payer de frais pour téléphoner en Europe. Le problème, c’est qu’ils n’avaient pas le choix. C’était une directive européenne qui les obligeait à supprimer le roaming. Si l’Europe avait bien communiqué, tout le monde saurait que c’est grâce à elle.

L’Europe communique mal sur ce qu’elle fait ?

Oui.  A un moment donné, elle ne communiquait même pas du tout ! Or, il faut prendre du temps pour expliquer les compétences de l’Union européenne, tout ce qu’elle a apporté, mais aussi pouvoir la critiquer… Par exemple, qui sait que la France est la première bénéficiaire des fonds Erasmus ? Nous militons sur le fait qu’il faut parler d’Europe. En bien ou en mal, peu importe, mais il faut en parler. Nous voulons inciter les citoyens à aller voter. Non pas pour un parti. Mais simplement pour aller voter… Il faut qu’ils prennent conscience que par leur vote ils choisissent dans quel sens l’Europe va aller.

E.Thérond